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action communautaire québécoise à l’ère du numérique (L’)
Serge Proulx, Stéphane Couture, Julien Rueff, Collaborateurs Numérique Presses Université du Québec
Les transformations économiques et culturelles liées à la diffusion des technologies de l’information et de la communication (TIC) font apparaître un nouveau type de militance au sein du mouvement communautaire québécois. Ces nouveaux militants s’adonnent à des pratiques informatiques comme la programmation de logiciels libres ou la conception de dispositifs techniques – par exemple, l’accès à Internet haut débit libre et gratuit dans des cafés de Montréal – afin de favoriser une appropriation démocratique des technologies. Nous les appelons les militants du code. Ce livre s’intéresse aux idées et pratiques nouvelles suggérées par ces activistes de la technique. Il interroge le renouvellement possible des formes de l’action communautaire québécoise à l’ère du numérique.

En situant les activités communautaires dans le contexte d’émergence des médias numériques, les auteurs proposent quatre analyses de collectifs communautaires concernés par ces transformations et examinent la possibilité d’un renouvellement des activités communautaires à l’aune du numérique. Ils cherchent à comprendre en quoi l’émergence de ces militants du code pourrait entraîner pour l’ensemble du mouvement communautaire un possible repositionnement politique et une redéfinition de ses actions dans la collectivité québécoise.

Brain and Culture: Neurobiology, Ideology, and Social Change
Bruce E. Wexler Medicine The MIT Press
How we learn as children is a determing factor, if not THE main determining factor with regards to how we think as adults.

As we learn our brains adapt to this new learning, but as we formulate our world views, our brain patterns interpret the world in terms of these established patterns.
Wexler shows how childhood learning affects brain development, arguing that it is not individual brain functions but systems that are developed in the brain which reflect our learning and our development.

But once in place, it is more difficult to change brain patterns. Thus what is familar is better, and we tend to fear the unknown because it is not part of how our brains interpret the world.

Wexler shows how these patterns affect everything from cultural wars to fears of immigrants to how we tend to prefer the familiar in everyday life.

On the other dise of the coin he shows how parents can be affected by the learning of their children.

Brain patterns are fixed, but not in stone, and can be adapted.

Indirectly, Wexler's book is baiout the old nature/nurture issue. As a philosopher who has studied this issue in great detail I came to the conclusion that we will never be able to completely know what is nature and what is nurture. Wexler's book supports my conclusion in that he shows how nurture can affect nature---how we learn and we deal with our environments---affect our nature.

This book has real implications for political philosophy since it demonstrates that foreign intervention, no matter how well intentioned, will be rejected, especially if the views presented are significantly different from existing ones.

In short, a very interesting work

Décider avec les parties prenantes
Maria Bonnafous-Boucher, Yvon Pesqueux Sociologie DECOUVERTE -LA
Approches d'une nouvelle théorie de la société civile
La théorie des parties prenantes est essentielle pour tous ceux que concernent les transformations du capitalisme et du libéralisme. Méconnue, cette théorie conçue dès les années 1960 par E. R. Freeman est pourtant loin d’être marginale : elle décrit en effet les emboîtements possibles entre sphère publique et sphère privée ; elle déconstruit la dualité entre monde économique et des entreprises et monde politique et du bien public ; elle prend en compte tous ceux (individus ou groupes) qui ne sont pas des actionnaires et qui pourtant subissent ou influencent l’activité des organisations. De ce fait, on a pu considérer la théorie des parties prenantes comme une nouvelle théorie de la société civile – une théorie « faible », ainsi que l’expliquent ici Maria Bonnafous-Boucher et Yvon Pesqueux.

Les auteurs de cet ouvrage présentent les différentes approches d’une théorie qui a progressivement élargi ses champs d’application. Son utilité est incontestable, car elle révèle les choix explicites et implicites des agents économiques et des individus, notamment quand ils recherchent des indicateurs pertinents (et pas seulement performants) pour les guider. Cette mise en perspective explore également des domaines plus larges, des plus techniques au plus prospectifs : gestion stratégique, droit du travail et des sociétés, sciences politiques, philosophie politique et morale. Ainsi les auteurs mettent-ils en discussion l’importance et les incidences de la théorie des parties prenantes en matière de gouvernance d’entreprise, de gouvernance nationale et territoriale, et de gouvernance européenne.

La neuroéconomie
Sacha Gironde Neuro Plon
Vous devez prendre une décision, votre coeur bat, vous hésitez, devez-vous vous laisser guider par cet état émotionnel ? La neurobiologie a récemment mis en évidence les régions du cerveau affectées aux émotions dans la prise d'une décision. Plus généralement un courant de recherches porte aujourd'hui sur le fonctionnement du cerveau lors d'activités économiques courantes : décider, négocier, acheter et vendre, consommer, se comparer aux autres, entrer en compétition, etc. Faut-il, par exemple, prendre à la lettre le fait que nous nous disions "dégoûtés" lorsque nous nous estimons victimes d'une injustice pécuniaire ? Oui, car c'est la même zone du cerveau qui s'active lorsque nous avons des nausées.

Ces observations neurobiologiques appliquées à l'économie, ont permis de redéfinir en partie les critères de rationalité liés au comportement des individus dans l'intérêt du bien commun. C'est ce que nous appelons la neuroéconomie. A la croisée des neurosciences et de l'économie expérimentale, ces recherches ont été facilitées par le développement récent des techniques d'imagerie cérébrale.

Dans cet ouvrage nous mettons en lumière de façon simple et ludique, ces applications possibles dans des domaines aussi variés que l'assurance, la fiscalité, la pharmacologie ou les idéologies politiques.

Miroirs et tiroirs de l'âme
Rémy Lestienne Neuro CNRS
Qu’est-ce que la joie, cette émotion qui nous submerge quand apparaît l’être aimé ? Et l’amour romantique, caractérisé par l’extase, les pensées obsessionnelles, la fixation de l’attention ? Par quel mystère la peur, la tristesse, la sympathie agissent-elles sur nos capacités de mémorisation ?

Le cerveau entretient, à chaque seconde qui passe, un subtil dosage entre le connu et le nouveau, conditionnant ainsi nos émotions. Une jungle neuronale qui implique des cascades de réseaux, et de subtils mécanismes régulateurs.

En s’appuyant sur les dernières découvertes des neurosciences, Rémy Lestienne signe un passionnant voyage au coeur du cerveau affectif. Il démontre que l’homme, pour se développer pleinement, doit baigner dans un environnement riche en relations avec l’objet privilégié entre tous : le visage humain. Ou comment progressivement, se construit en l’Homme, l’animal éminemment social que nous connaissons.

Rémy Lestienne, directeur de recherche honoraire au CNRS, a successivement consacré ses recherches à la physique, puis aux neurosciences. De 1998 à 2004, il a présidé l’International Society for the Study of Time. Il est notamment l’auteur des Fils du Temps (CNRS Éditions, 3e éd., 2007) et de Cerveau, Information, Connaissance (avec P. Buser, de l’Institut, CNRS Éditions, 2001).

Musicophilia: Tales of Music and the Brain
Oliver Sacks Neuro Vintage Canada
Musicophilia made me realize how others perceive music. It was a shock. I assumed that everyone experienced music the same way. Wrong!

Do you ever ask anyone what happens when they hear music? I didn't before I read this book. Now I plan to ask everyone.

Dr. Sacks has the kind of fine writing style and awareness of music that makes his tales seem as appealing as the cases that Dr. Sigmund Freud wrote about. As Dr. Sacks pointed out, Dr. Freud didn't care for music so that gentleman failed to investigate and report on many of the phenomena in this book.

We don't exactly know why the mind and body interact with music in the ways that they do. Part is undoubtedly heredity. Part is undoubtedly due to exposure to musical influences. Some may relate to the language spoken in the home. Difficulties with seeing may also be an influence. Injuries to the body and brain can play a large role. Dr. Sacks does a masterly job of using case after case to explore one aspect or another of these dimensions so that a complex picture emerges that's even more remarkable than the brain processes involved in reading.

One of the biggest surprises in the book is that musical talent seems to be inhibited by some parts of the brain. In similar way, music can also inhibit some other brain functions that we would like to get rid of.

I had always wondered about those with perfect pitch, and the book explores that. There are also wonderful sections on other seemingly inherited musical abilities.

Dr. Sacks adds a lot of perspective to the history of music by making observations about various composers and the way that their compositions reflect certain musical abilities than others while explaining how the mental processes are different. Today, we can map the brain's activation in order to get clues about why certain behaviors are possible. That final perspective adds a lot to the case histories.

If you are like me, you'll find some of the cases to be heart-wrenching. I was comforted a bit to realize that music made those sad lives better so there's reason to rejoice in that sense.

So what was my big personal discovery? When I listen to classical music of any kind, I can choreograph a ballet along with costumes, sets, and props to go along with the music that I see in color when I close my eyes . . . even if the music has never been used for ballet. I didn't realize that others usually don't do that. What a wonder!

Northern Spirits
Robert C. Sibley Philosophie McGill-Queen's University Press
Canadians have devoted considerable thought to Hegel - a proposition born out by the work of John Watson, George Grant, and Charles Taylor, three major Canadian political philosophers of the last century. In Northern Spirits, Robert Sibley examines how Watson, Grant, and Taylor found in Hegel the theoretical tools needed to respond to Canada's uncertain existence.

The recovery of Watson's thought is particularly valuable. Sibley shows that Watson, an internationally respected philosopher in the early twentieth century, discussed idealism and support for imperialism in ways that are particularly relevant in our new age of empire. A consideration of Grant's relationship to Hegel illuminates what led Grant to declare that Canada was "impossible" in the age of technology. Sibley's comparison of Grant and Trudeau is both unexpected and intriguing. So, too, is his analysis of the "illiberal strands" in Taylor's "politics of recognition."

Ending with a surprising reprise of these three Hegelians, Sibley concludes that, as Canada confronts globalization, continentalism, and terrorism in the twenty-first century, Hegel still has much to say to Canadians.

The Overflowing Brain: Information Overload and the Limits of Working Memory
Torkel Klingberg Neuro Oxford University Press
As the pace of technological change accelerates, we are increasingly experiencing a state of information overload. Statistics show that we are interrupted every three minutes during the course of the work day. Multitasking between email, cell-phone, text messages, and four or five websites while listening to an iPod forces the brain to process more and more informaton at greater and greater speeds. And yet the human brain has hardly changed in the last 40,000 years.

Are all these high-tech advances overtaxing our Stone Age brains or is the constant flood of information good for us, giving our brains the daily exercise they seem to crave? In The Overflowing Brain , cognitive scientist Torkel Klingberg takes us on a journey into the limits and possibilities of the brain. He suggests that we should acknowledge and embrace our desire for information and mental challenges, but try to find a balance between demand and capacity. Klingberg explores the cognitive demands, or "complexity," of everyday life and how the brain tries to meet them. He identifies different types of attention, such as stimulus-driven and controlled attention, but focuses chiefly on "working memory," our capacity to keep information in mind for short periods of time. Dr Klingberg asserts that working memory capacity, long thought to be static and hardwired in the brain, can be improved by training, and that the increasing demands on working memory may actually have a constructive effect: as demands on the human brain increase, so does its capacity.

The book ends with a discussion of the future of brain development and how we can best handle information overload in our everyday lives. Klingberg suggests how we might find a balance between demand and capacity and move from feeling overwhelmed to deeply engaged.

Sociologie de l'expérience
François Dubet Sociologie Seuil

Un chasseur de lions
Olivier Rolin Littérature Seuil
Il y a vingt-cinq ans, dans un livre acheté en Patagonie, je découvrais l’existence d’un pittoresque aventurier français de la fin du XIXe siècle. Trafiquant d’armes, magnétiseur, chercheur de trésors, explorateur, hâbleur, il avait mené en Terre de Feu une expédition qualifiée de « funambulesque ». Bien des années plus tard, j’apprenais qu’il était aussi un ami de Manet, et que le peintre d’ Olympia avait fait de lui un curieux portrait en chasseur de lions.

Voici, romanesque et romancée, leur histoire croisée. On y passe des Grands Boulevards aux rives du détroit de Magellan, on y traverse des révolutions au Pérou, la Commune de Paris et la Semaine sanglante, on y croise Mallarmé, Berthe Morisot, une comtesse pétroleuse, un mutin sanguinaire, une femme sauvage, de supposés cannibales… Au fond du paysage, il y a aussi l’auteur, à la recherche du temps qui a passé : seule chasse où l’on est assuré d’être, au bout, tué par le fauve, seule exploration qui finit toujours sous la dent des anthropophages.



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