Gilles en vrac...
  Mercredi le 31 juillet, 2002
Quelques jours encore...

Et tout ce travail à finir... Tiens, c'est le temps d'utiliser le format OPML...

Pour les listes de travaux, j'ai quasiment l'impression que la moitié du travail est fait !

Enfin, ça marche pas toujours... pour les travaux ménagers même les listes les plus détaillées ne remplacent pas le coup de balais !



  Mardi le 30 juillet, 2002
Un commentaire en anglais...

My short visit to New Orleans was at the same time delightfull (the Olivier  House) and deceptive.

Quelques notes rédigées dans le chaud de l'action...



  Vendredi le 26 juillet, 2002
Fructueuse rencontre du board de l'IACD: quatre ou cinq projets
 
Pour une rencontre où j'allais de reculons  j'en ressort enthousiaste! Et c'est pas à cause des 24 heures passées à la Nouvelle-Orléans ! >>>>> détails
 



  Jeudi le 25 juillet, 2002
Durable et humain

Le fameux rapport mondial sur le développement humain vient de sortir... Le Canada y est encore en position enviable. À resituer dans le contexte du développement durable et de la conférence de Johannesburg, dix ans après celle de Rio.



Quatre jours aux USA

De retour d'un petit voyage aux "States"... deux jours de réunion à la Delta State University de Cleveland, Mississippi et une escapade d'une journée à la Nouvelle-Orléans.

Découverte en passant de Memphis... mais je ne suis pas allé à Graceland ! Shame on me !!

Je donnerai d'ici peu sur le volet personnel de ce carnet quelques impression de voyage.



  Mercredi le 17 juillet, 2002
Un portail pour l'Est

Une initiative de l'Avenue, centre internet communautaire : Arrondissement.com un portail qui fera des liens entre acteurs et ressources locales
dans l'arrondissement Mercier / Hochelaga-Maisonneuve.

 

 



  Mardi le 16 juillet, 2002
la recherche du sens critique - I

C'est en cherchant autour du terme critique, esprit critique, que je suis tombé sur la revue Esprit critique qui m'amena à l'Agora sociologique. J'en ai perdu le fil, juste le temps de voir ce que je trouverais d'intéressant à partir de ces relevés... j'y reviendrai sans doute pour me payer une vraie revue des revues sociologiques en ligne.

Mais en revenant à la critique, en fait, c'est la théorie critique, celle de Francfort que je cherchais... Ce qui était un grand détour pour réfléchir un petit bout de réalité :  pourquoi les "critiques" sont-ils si souvent dogmatiques ? C'est un peu ce que j'abordais il y a peu en parlant du "confort paranoïaque".

« ... la politique n'est pas une affaire de spécialiste. Il n'y a pas de science de la politique. Il y a une opinion, la doxa (1) des Grecs, il n'y a pas d'épistémè (2) ». C'est tiré d'une entrevue, lumineuse, de Cornélius Castoriadis réalisée en 1996 par David Mermet : La montée de l'insignifiance.

Je vous fais remarquer d'ailleurs que l'idée qu'il n'y a pas de spécialiste de la politique et que les opinions se valent c'est la seule justification raisonnable du principe majoritaire. Donc chez les Grecs le peuple décide et les magistrats sont tirés au sort ou désignés par rotation. Il y a des activités spécialisées parce que les athéniens n'étaient pas fous, ils ont quand même fait des choses assez considérables, ils ont fait le Parthénon, etc... Pour ces activités spécialisées, la construction des chantiers navals, la construction des temples, la conduite de la guerre, il faut des spécialistes. Donc, ceux-là, on les élit. C'est ça, l'élection. Parce que l'élection, ça veut dire l'élection des meilleurs. Et sur quoi on se base pour élire les meilleurs ? Eh bien là, intervient l'éducation du peuple car il est amené à choisir. On fait une première élection, on se trompe, on constate que par exemple Périclès est un déplorable stratège, eh bien on ne le réélit pas, ou même on le révoque. Mais cette doxa, cette opinion dont on peut postuler qu'elle est également partagée, c'est bien sûr un postulat tout à fait théorique. Pour qu'il ait un peu de chair il faut que cette doxa soit cultivée. Et comment peut être cultivée une doxa concernant le gouvernement ? Eh bien en gouvernant. Donc la démocratie -c'est ça l'important- est une affaire éducationnelle des citoyens, ce qui n'existe pas du tout aujourd'hui. (idem)

Cette "doxa" qui, d'après Loïc Wacquant, serait dissoute par la pensée critique ! Ouf !!

J'y reviendrai...

____________________________

(1) Ensemble des opinions reçues sans discussion comme une évidence naturelle dans une civilisation donnée.

(2) Ensemble des connaissance réglées (conception du monde, sciences et philosophie) propres à un groupe social et à une époque.



Des revues universitaires peu accessibles

Je cherchais quelques revues sociologiques en ligne. J'ai été content de trouver ce relevé sur Agora sociologique : plusieurs titres semblent disponibles... (Un autre relevé de titres disponibles en ligne : http://www.sociology.org/electronicjournals.html) Certaines revues sont disponibles in extenso, et pour cela, bravo à Sociologie et Sociétés, Sociological Research Online, Canadian Journal of Sociology. D'autres titres sont disponibles exclusivement en ligne... tel Hermes, dont je parlais il y a peu ou encore Esprit critique. Ces dernières revues en ligne ont cependant une notoriété limitée : c'est le cercle vicieux du petit lectorat qui attire peu de contributeurs (ou vice versa),

La plupart des "grandes revues", malheureusement, se limitent à publier la table des matières, ou encore des résumés (abstracts). Pourtant, ne sont-ce pas là des ouvrages largement subventionnés ? Où est donc le rôle de l'Université comme forum d'idées ? Certaines revues ne sont disponibles que sur abonnement électronique (ou encore si vous êtes vous même étudiant). D'autres donnent accès à UN article pour 15$ (ou 21$ US pour la revue Acta Sociologica, disponible sur le service Catchword !)

On le savait, Stanford ou Oxford ne sont pas en affaire pour l'amour de la science ! Mais l'UQAM, non ?

Heureusement, il y a encore la New Left Review... et Le monde diplomatique qui donnent accès à tous leurs articles (avec un mois de retard dans ce dernier cas).

 



  Samedi le 13 juillet, 2002
Design, poiesis et flashs... encore

(ce qu'on ne ferait pas pour éviter les accents dans les titres !)

Une autre, plusieurs autres sources de poésie, design, espaces de création débridée dans le genre "Journal infime" commenté hier :

Ça me donne le goût de ressortir ma caméra... d'emprunter celle digitale du bureau, la cinécam digitale de Jean-François et de me remettre à Livemotion...



Ciel clair in London...

Panic gripped the streets of London this morning when patches of sky took on
an unusual blue colour and a ball of fire appeared above the city.

The phenomenon, known as the 'Sun' and commonly found in Mediterranean
countries, unleashed a terrifying heat and brightness upon the capital,
causing many pedestrians to take off their hats and scarves and put their
umbrellas down, while motorists were able to turn both their headlights AND
wipers off.

Tony Blair urged people to be calm and return to work as normal stating:
"We've seen this sort of thing before", he said, "but it never lasts."

 Tiré de [blogmeblogmoi]



Cohen, Putnam...

Tiens, par ailleurs le 3e lien de cette page Google (societecivile.org) contient une section 'théories de la société civile' avec comme premier document de référence un texte que j'ai déposé, il y a quelques années, en préparation d'un colloque tenu en juin 2000 sur cette question. Un texte de Jean Cohen. Malheureusement le lien n'est plus bon... le site du colloque ayant été fermé. Mais le texte est toujours en ligne sur le site du RQIIAC. Il faudrait que j'en informe les responsable de ce site.

Ce texte de Cohen et Arato effectivement une bonne introduction à la question de la société civile, plus intéressante à mon avis que le très populaire texte de Robert Putnam (Bowling Alone). Voir aussi, de ce dernier auteur, le texte de 1993 (The prosperous community, Social Capital and Public Life) qui résumait son étude menée sur une période de 20 ans en Italie. Putnam est sans doute celui qui a le plus contribué à la popularité du concept de capital social depuis dix ans. Voir aussi cette initiative et des outils visant à mesurer (Better Together) et promouvoir le développement du capital social dans les communautés locales.

Mais pour en revenir à la société civile... je trouve malheureux que le discours y référant se pose un peu trop souvent comme anti-étatiste... quand  ce n'est pas, comme le texte d'introduction de ce SCAM... en tapant sur la gauche.

CIVICUS, est probablement l'organisation de promotion de la société civile au niveau international la plus intéressante... enfin ça dépend de ce qu'on cherche !

C'est surprenant comment une telle organisation ayant un site et des documents élaborés, ne ressort pas facilement lors de recherches avec Google !



Tiens, drôle atterrissage pour une question sur la société civile : le SCAM. "L’audimat, ce thermomètre fatal à la diversité..."

Mais pourquoi donc s'appeler 'société civile'? Pour se distinguer sans doute des monopoles d'État européens...



  Jeudi le 11 juillet, 2002
Ah, ces accentuations dans les titres...

Ça fait sauter les rendus XML des pages... et rendent tout à fait inopérantes les abonnements (newsfeed) ! J'ai déjà fait la remarque aux gens de Radio, mais faut croire que ces petits désagréments sont encore trop limités... pour les parlants anglais. Faudra bien que je leur redise. (c'est fait)

C'est ce qui m'a longtemps empêché d'utiliser les titres. Je m'y suis résolu après que Marc Barrot m'ait convaincu d'utiliser son module activerenderer. Que je trouve intéressant mais pas pour toutes les pages. Seules mes 'plans et archives' utilisent pour le moment cette fonctionnalité de télescopage.



Luc Ferry, ministre de la jeunesse

...et de l'éducation...

M'excuserez, mais j'avais pas vu passer ! Faut croire qu'au moment où le nouveau gouvernement français était formé j'accompagnais une quinzaine de bordelais en visite dans la région... J'ai beaucoup apprécié ce pourfendeur de dogmatismes et philosophe au langage clair... depuis La Pensée 68 jusqu'à l'Homme-Dieu, en passant par l'Homo aestheticus et Le nouvel ordre écologique...

  • La Pensée 68. Essai sur l'anti-humanisme contemporain (Gallimard, 1985), ouvrage par lequel Ferry et Renaut commençaient leur "déconstruction de la déconstruction", est demeuré un jalon important de l'histoire des idées en France.
  • Dans L'Homme-Dieu ou le sens de la vie (Grasset), il plaide ainsi pour une sagesse laïque. Ce modéré pourfend sans répit les symptômes de radicalisme intellectuel. Ainsi, au début des années 1990, s'attaque-t-il à la deep ecology américaine qui prétend privilégier les droits de la biosphère sur les droits de l'homme (Le Nouvel Ordre écologique. L'arbre, l'animal et l'homme, Grasset, 1992, ouvrage pour lequel il obtient le prix Médicis essai).
  • En 1996, dans L'Homme-Dieu, celui dont le patronyme évoque une incertaine parenté avec Jules Ferry, le fondateur de l'école républicaine, se demandait à propos de la politique en général : "Retrouver du sens : la formule résonnera peut-être comme un slogan dangereux ou vide. Combien de fois n'avons-nous pas entendu nos politiques et, avec eux, quelques intellectuels, évoquer la nécessité, que dis-je, l'urgence, de retrouver un grand projet, réinventer la politique. (...) Et combien de fois avons-nous eu l'envie de rétorquer, tout simplement : faites donc, ne vous gênez pas ! Suivaient alors de sempiternelles et creuses incantations à édifier une société-plus-solidaire-plus-juste-et-plus-humaine qui luttera contre l'exclusion. (...)" "Soyons sincères, écrivait-il encore, il n'est plus un homme politique, plus un intellectuel qui puisse tenir aujourd'hui semblable discours sans favoriser puissamment la tendance naturelle de nos concitoyens au zapping... Les mots, si nobles soient-ils, se sont usés." A la tête de son ministère, Luc Ferry le philosophe saura-t-il en trouver d'autres pour que la question du sens revienne "réenchanter" la politique ? 

C'est un peu comme si on avait nommé Fernand Dumont ministre de l'éducation... Intéressant !



  Mercredi le 10 juillet, 2002
e-medias et e-publications

Hermes: une revue (électronique) critique, dont déjà huit numéros sont parus... On retrouve aussi sur le site de Hermes, un intéressant essai historique in extenso de Dorval Brunelle: Les trois colombes

Éphémérides : bulletin (électronique) d'information pour bibliothécaires, documentalistes... 

De plus, le site d'une 'conférence virtuelle' (text-e) où l'on retrouve une quinzaine de conférences complètes, en différents formats électroniques, dont une de Umberto Eco... 

Mais comment donc suis-je arrivé là ?? Me souviens plus !

Et puis y'a quelques revues dites d'action sociales récemment découvertes :

  • Tout juste lancée par Dunod, le newsletter, comme disent les français, Action sociale
  • et quelque chose de plus vieux, mais semble-t-il assez dynamique (au niveau du travail social à tout le moins) : l'Actualité sociale hebdomadaire



  Mardi le 9 juillet, 2002
Juste avant les vacances...

Tel est le titre de la première page du Journal de Montréal, commentant la hausse importante du prix de l'essence. En effet il y a de quoi se sentir encore une fois baisé par le système...

N'est-ce pas un peu ce même sentiment qui fait que, peu à peu, les simples citoyens se perçoivent impuissants, abusés, tant par les grandes compagnies (qui orchestrent en cette veille du départ en vacance de la majorité des Québécois une hausse de plus de 10% du prix de l'essence) que par les politiciens. Faut dire que de tels agissements sont bien timides, comparés aux immenses complots des Enron et Worldcom...

Peut-on se surprendre alors que ce sentiment se traduise, quand le vase finit par déborder, par des comportements politiques irrationnels: le changement pour le changement, sans se demander vraiment où ça mènera... même si ça mène chez l'diable !

A défaut d'avoir un minimum de contrôle sur la situation, un minimum de respect pour les institutions supposées contrôler la situation... on finit par vouloir brasser la cage, au risque de briser quelques carreaux.

Les extrêmes se nourrissent de la mollesse du centre politique... et de la bêtise des appareils bureaucratiques.



  Lundi le 8 juillet, 2002
Developpement durable...

Tel est le thème du prochain colloque du réseau des Villes et villages en santé du Québec. Parlant de développement durable, le Global Reporting Initiative propose un guide permettant de produire des Rapports de développement durable sur une entreprise... un milieu (?). Un autre nom pour l'Audit social et éthique ? Voir le site d'Utopies.

(scusez pour le 'developpement' dans le titre... mais Radio ne prend pas encore les accents dans les titres de 'blogs')



  Samedi le 6 juillet, 2002
Rage de lecture...

J'en suis à mon... cinquième, sixième roman en moins de deux semaines. Dennis Lehane, un auteur que je découvrais avec Mystic River. Un thriller bien tourné qui met en scène trois jeunes garçons dont deux venant du bas de la côte (the flats) et l'autre d'en haut (the point)... Paul Auster, que je découvrais aussi avec Le livre des illusions : une histoire faite d'histoires imbriquées mais d'écriture coulante, limpide. Bien aimé.

Puis Henning Mankell, dont j'avais déjà lu  La cinquième femme et Muraille invisible, que je retrouvais, mais avec une certaine impression de déjà vu, avec Les morts de la Saint-Jean : meurtres en série, meurtrier psychopathe... Reste que cet inspecteur Wallander, vivant à Ystad en Suède, me donne quasiment le goût d'aller faire un tour là-bas !

Et puis, deux vieux romans (années 70) de Lawrence Block (faut voir l'intro de ce site) avec Au coeur de la mort et Les péchés des pères. Ces deux courtes histoires du privé Matthew Scudder ont quelque chose de rétro... années 50.

Autrement dit, j'ai pas fait grand chose d'autre de cette semaine de vacances ! Ça change les idées !



  Vendredi le 5 juillet, 2002

Une liste des blogs en français... frblogs: la page de <a href="http://connecticut.multimania.com/">matthieu</a> recensant les blogs francophones en plus de celle des blogs montréalais

Bonnes promenades !



Le confort paranoiaque

Dans un monde divisé en deux parties irréconciliables, vision simpliste de la dialectique opposant (mais reliant) les forces de la société, il y a certainement un confort intellectuel à caricaturer les bons et les méchants comme totalement bons... et méchants.

Ce qui fait que les bons se drapent hors d'atteinte de toute critique, puisque celle-ci vient nécessairement de l'ennemi et que si celui-ci nous frappe, c'est que nous avons raison ! Ces tautologies réconfortantes ont pavé de bonnes intentions les pires totalitarismes.

Le "muscle" de la réflexion s'appauvrit drôlement... ceux-là même qui devraient soutenir, enseigner la délibération se complaisent dans des visions manichéennes où il n'y a pas de place pour la discussion. On attend le prochain messie, le prochain leader charismatique...