imagination débridée

L’auteur, Agnès Desarthe, se rappelle le dessin animé « La Linea » où le petit bonhomme tracé d’une seule ligne suivait un chemin qui n’était que la continuation de la ligne de son corps. Et soudain, la ligne, la ligne qui le dessinait, s’arrêtait deux pas devant lui. Il s’écriait alors dans un charabia de français teinté d’accent italien : « AH mais pourquoi il n’y a pas de ligne ici ? »

Pour bien faire, il ne suffit pas de suivre la route, il faut à tout instant la bitumer du goudron onctueux de nos rêves et de nos espoirs, la tracer mentalement, en s’efforçant de prévoir les inévitables virages et les inégalités du terrain. Parfois, quand ça va bien, quand, par miracle, on a réussi à prendre un peu d’avance sur notre effroyable ouvrage d’art, on bénéficie d’un répit et là, c’est bon, tout roule. On est prêt à croire que le plus dur est fait, qu’à partir de ce moment, tout ira bien. On est si naïf, on a la mémoire si courte qu’on ne se rappelle pas que le terrain qui nous accueille est l’oeuvre de nos mains et de notre cerveau si prompt à imaginer n’importe quoi. On se la coule douce jusqu’au trou d’après sur lequel on se penche, consterné. Je n’ai plus la force, se dit-on, et je mérite mieux que ça, il serait temps que quelqu’un m’aide, il serait temps qu’une main guide la mienne. Autour de nous une armée de bras ballants. Tout le monde est fatigué. Notre mari, notre femme, nos amis, tout le monde en a marre au même moment, et c’est alors que vient — mais seulement si l’on est très chanceux, seulement si l’on n’a pas peur ou que l’on est suffisamment fou pour mordre à l’hameçon furtif — c’est alors que vient l’amour. Et là, ce n’est plus du macadam que l’on jette sur le néant, c’est un pont suspendu qui ouvre la voie jusqu’à l’infini.  [extrait de Mangez-moi]

intelligence collective et cartographie conceptuelle

and maybe there are some clues over on the Blog of Collective Intelligence, where Tom Atlee looks at techniques for Knowledge Mapping. He lists mapping public issues, mind maps, pattern languages, dialogue mapping, graphic facilitation and a host of other powerful workshop techniques. The problem, of course, is getting people to use them rather than default to committee mode. Tom’s post led me to the site of Robert E. Horn who has lots more on mapping.

Source: and maybe there are some clues over on the Blog… [Partnership Online]

En fait ce billet est plus un prétexte, un test de publication à partir du module Windows Live Writer, qui accompagne le Onfolio Deskbar que j’utilise depuis peu pour lire mes flux RSS.

Je ne suis pas sûr d’abandonner mon Newsgator, bien commode pour travailler de plusieurs endroits en parallèle… mais l’intégration que permet (ou promet) Onfolio me rappelle le plaisir que j’avais avec Radio, il y a 4 ans, bientôt 5, quand j’ai commencé à bloguer : un lecteur de fils RSS qui est étroitement lié à un logiciel de blog, c’était chouette.

J’avais téléchargé Onfolio, il y a un an peut-être, intrigué et intéressé par le concept de collection de citations, de fils RSS… et je suis retombé sur ce produit, lorsque j’ai tenté d’installer Internet Explorer 7, version bêta… si je ne m’abuse, Windows Live Toolbar venait avec… à moins que ce ne soit avec Windows Live Writer, qui amenait Live Toolbar, sur laquelle se trouvait Onfolio.

J’ai tout flushé les outils de ce toolbar, sauf Onfolio.