
Michel Breault (Les raquetteurs, La lutte… ), Pierre Perreault (Voitures d’eau…) et Denys Arcand (On est au cotton, Le confort et l’indifférence, Québec : Duplessis et après…) dans la Collection Mémoire de l’ONF.
Des bijoux, des classiques.

Michel Breault (Les raquetteurs, La lutte… ), Pierre Perreault (Voitures d’eau…) et Denys Arcand (On est au cotton, Le confort et l’indifférence, Québec : Duplessis et après…) dans la Collection Mémoire de l’ONF.
Des bijoux, des classiques.
Une troisième mouture de Gilles en vrac… pour emporter. Environ 15 minutes de monologue sur fond musical, portant sur la « Liberté 55″ en ce jour d’anniversaire; sur mes projets d’écriture et de vacance (ou vice-versa); sur le podcast, la culture orale VS de l’écrit…
Le lien ci-haut est en format MP3, pour le format iTunes : voici. Les curieux auront remarqué dans la colonne de gauche un élément nouveau (bidule animé en flash) avec lequel on peut écouter en direct, sans télécharger les documents au complet (15 Mo), les 3 différents documents audio (podcast) réalisé depuis octobre dernier. C’est moins souvent que je l’imaginais au début… parce que c’est pas mal plus d’ouvrage !
Incroyable mais vrai (à + ou – 3%) ! Près de la moitié des Américains croient que Dieu a créé les humains tels qu’il sont aujourd’hui. Sans évolution… et plus du tiers croient que l’homme a évolué, mais avec l’aide de Dieu. Comme le montrent les graphes sur la page du site de Gallup cité, ces taux sont quasiment stables depuis 25 ans. Ce qui n’a pas été stable, depuis 200 ans à tout le moins, c’est la séparation de l’État et de la vie religieuse, dans cette belle Amérique. Ce que met en relief avec beaucoup de force et d’humour Richard Dawkins dans The GOD Delusion. Les pères fondateurs de la république américaine étaient beaucoup plus sceptiques que semblent l’être les policiciens d’aujourd’hui. Est-ce la rançon de la démocratie, que l’obligation de faire semblant de croire en ces… fables pour obtenir le vote de la majorité ?
Un article du G&M d’aujourd’hui référait à ce sondage Gallup dans un article commentant la présence de « matériaux imprécis » (inaccurate materials) dans les présentations (exhibits) d’un nouveau musée américain sur la Création.
Un utilitaire de Photoshop… permetant de créer une version d’une photo en haute définition qui soit relativement rapidement « zoomable ». L’image ci-contre conduit à une vue de Montréal, à partir de la montagne.
Si vous avez le coeur bien accroché… vous pouvez aussi zoomer sur mon oeil !
Vous noterez qu’en utilisant la glissière au bas du cadre, ou simplement en cliquant dans la photo, il y a un effet de zoom… avec la mise au point graduelle de l’image (il faut parfois attendre quelque secondes que la ise au point se fasse). C’est assez bien fait. Le truc consiste en la transformation d’une grande image en plusieurs petites… Pour celle de Montréal, il y en a 129 ! Mais plus il y a d’images, moins c’est long à télécharger la partie désirée.
J’ai finalement changé les deux images de mon visage que j’avais prises hier soir, pour des images prises à la lumière du jour. Non pas que cela m’avantage vraiment (je ne croyais pas avoir autant de rides !) mais les reflets, sur le globe oculaire, de l’arbre devant ma fenêtre… cool !
P.S. Saviez-vous que la quantité de blanc visible autour de l’iris est perçue de manière inconsciente par le cerveau comme un signe de danger ! Je ne me souviens plus si c’est dans Joseph Ledoux ou Christof Koch que j’ai lu ça récemment. À voir l’effet produit par ces gros plans sur un oeil un peu trop ouvert, on peut le croire !
À voir et écouter…
Une belle petite présentation, la voix d’or de Leonard commentant quelques autoportraits, et autres dessins et aquarelles. Quelques mots sur les femmes, la vie… Des photos de Leonard dans sa maison, presqu’ascétique. à Montréal. Un beau moment. Sur le site du Globe and Mail.
Bon, c’est une conférence de 2004, mais c’est un sujet intéressant et un conférencier – auteur très stimulant. ET en plus, c’est une réalisation du CRISES, centre de recherche sur les innovations sociales de l’UQAM. Je me demande bien quel âge il a ce Castells… ou peut-être faut-il poser la question autrement : quel âge avait-il donc quand il a publié en 1972 La question urbaine !
Une conférence en ligne de Manuel Castells, portant sur ‘Globalisation et identité’. A déguster sans modération. J’ai particulièrement aimé le passage sur les trois sortes d’identités collectives :
- ‘identité légitimatrice’ (qui part des institutions et légitime notre place dans la société, et qui n’est pas assimilable à l’identité nationale. Ni à son ministère
(
- ‘identité résistance’ : générée par les acteurs qui sont dans une position dominée, stigmatisée par ceux dans une position dominante. C’est la base des politiques identitaires qui émergent sur un mode de résistance, d’affrontement, de revendication (ex du pays basque)
- ‘identités projets’ : dans laquelle les acteurs sociaux partent de leur identité sur la base des matériaux culturels avec lesquels ils travaillent et essaient de développer cette identité dans des projets qui donnent un nouveau sens aux acteurs eux-mêmes mais aussi à la société dans son ensemble (ex : le mouvement féministe)
[Via affordance.info]
Une autre conférence qui semble intéressante : de Joseph-Yvon Thériault, Place de l’américanité dans l’identité québécoise.
Weight training can make old muscles new again down to the genetic level a study of seniors out of Hamilton’s McMaster University suggests. (Toronto Star)
Le programme PIED de prévention des chutes auprès des aînés pourrait être élargi à tout le corps ! L’exercice physique d’endurance musculosquelettique par la levée de poids semble vraiment réduire les effets du vieillissement. Tant aux niveaux musculaire et ostéoarticulaire qu’à celui du système immunitaire. L’article original dans la revue en libre accès ONE du Public Librairy of Science.
Sans vouloir être cynique pour ceux qui ne la trouvent pas drôle, la grève des transport en commun, l’OMS vient de publier un document sur la collaboration entre les secteurs de la santé et des transports dans la promotion de l’activité physique (en anglais, 34 pages).
Toujours dans le domaine de la santé publique, l’Ontarion prevention clearinghouse, en collaboration avec l’Ontario Chronic Disease Prevention Alliance, vient de publier un guide d’intervention sur les déterminants de la santé qui semble intéressant, comme beaucoup de choses faites par ce centre, Primer to Action : Social Determinants of Health (36 pages).
Références du Bulletin Politiques publiques et santé de l’INSPQ
Une référence provenant de la même source que le billet précédent. Un rapport de la Fondation Joseph-Rountree sur le sujet en titre. Les faits saillants. Le rapport.
As we would expect, there were clear differences in use by age groups, with distinct timetabling of use: « older adults were present in the town centre mainly in the mornings and early afternoon, but strikingly absent almost everywhere by evening.» The researchers found little interaction between generations, particularly between strangers, and ‘a distinct separation’ between the public lives of younger and older people.
«This study emphasises the essential tension in public spaces between the need to ‘live and let live’, and the need to manage and regulate. Successful management needs to involve constant negotiation between the extremes of over-regulation and laissez-faire approaches. Public education, information and involvement are essential to this process. The research suggests the need for some gradation of security, drawing on community support and harnessing the general inclination of people to self-regulate to avoid conflict.» [Via Neighbourhoods].
En effet, c’est vraiment bizarre qu’on en soit rendu là ! Il m’est arrivé souvent de voir avec surprise les jeunes du secondaire attendre patiemment l’autobus, rue Ontario, alors que je me rendais à pied, moi le vieux de (bientôt) 55 ans, à mon travail juste à côté de l’école secondaire. Et je ne faisais pas de zèle : juste 15 minutes de marche !
Next week is Walk to School Week. It still spooks me a bit to think things are so bad that such a campaign is necessary, but as the site tells us, Walking to school is an adventure for children and a great way to develop basic life skills. And I learned something new as I read… It says here that ‘contrary to popular belief, pedestrians generally experience the lowest levels of exposure of all road users.’ (Via Neighbourhoods)
Kate a l’oeil pour les angles particuliers et sympathiques de Montréal, et elle avait le verbe acerbe pour les postes d’essences qui se prennent pour des stations spatiales ! Avec raison : l’exemple du garage (comment traduit-on gas station ?) de Mies van der Rohe, sur l’Île des soeurs prouve avec brio, s’il y avait besoin, qu’il est possible de faire quelque chose de beau, même pour un garage. Dans un article sur le site Urbanphoto Kate McDonnell y va de plusieurs exemples… lumineux ! Tout-à-fait d’accord : ces monstres de plastique et de néons devraient être dénoncés.
À des fins d’illustration et de recherche de patterns (qui semblent plus reconnaissables à l’oreille qu’à l’oeil) des biologistes ont transcrit les codes génétiques en musique. Une référence de [Technology Review]
Ça donne ceci: ceci.
Pour une explication plus complète et d’autres exemples de « sonates génétiques » : Genome Biology
Scandals surface on a depressingly regular basis. Ça me rappelle quelque chose… Il me semble que c’est aussi le cas ici, où l’on entend parler des maisons de retraite ou résidences pour personnes âgées seulement quand il y a un scandale, pour ensuite laisser la question sombrer dans l’oubli, jusqu’au prochain scandale. Pourtant dans le nouveau contexte organisationnel du réseau de la santé (approche populationnelle, réseau local de santé…) on peut imaginer autre chose que cette intervention pompier (et voyeuriste).
Tout d’abord, cesser de blâmer les travailleurs de ces résidences et services, pour la plupart mal payés.
« Firstly, we need to stop blaming individual practitioners and care homes. Good people working in poor environments with poor systems of care will inevitably produce poor quality care. »
« A whole systems approach is much more likely to succeed; for example, changing infrastructure, procedures, management techniques, and staff training. (…) Being valued (in financial and non-financial terms) and able to work in a system, atmosphere, and culture that recognises and rewards good quality, informed, thoughtful care is much more likely to be effective than merely providing more training. » [Health and welfare of older people in care homes]
Ces quelques articles récents du British Medical Journal ouvrent les bonnes pistes : de la formation mais aussi une atmosphère de collaboration et de respect. Il est tellement plus facile de jeter le discrédit (tout en se valorisant de sa propre qualité au passage) sur la petite maison de chambre mal tenue… Mais quand on paye 800$ par mois tout compris (logé-nourri) on ne peut en avoir pour 2 500$! Alors, à qui la faute si, pour 800$ ou 1000$ on ne peut se procurer la qualité de services qu’un professionnel du réseau public considère un minimum (pour lui-même ou ses proches) ?
How to bring about changes: « so that these people [the heads of the care homes] become the clinical heroes who can protect, inspire, and lead their staff in the Sisyphean task of long term care of elderly people. » (Via BMJ current issue.)
J’ai fait cette semaine deux « portraits » des naissances dans les quartiers Rosemont et Hochelaga-Maisonneuve. Je n’ai pas en main les chiffres exacts (je les corrigerai la semaine prochaine en revenant au bureau) mais la tendance est assez lourde pour ne pas se tromper. Alors que ces quartiers étaient encore peu touchés par l’immigration au dernier recensement (surtout Ho-Ma, quartier encore « blanc foncé » en 2001 avec seulement 10% d’immigrants) la tendance s’est accélérée vers la diversité.
mais même avec 10% d’immigants (en 2001), la répartition géographique n’étant pas uniforme, il y avait des secteurs de recensement à plus de 40%, des aires à plus de 60%. ça donne de la texture (de la couleur ?) à une carte…
Dans quelques mois, nous aurons les données du recensement 2006 en termes d’immigration : le 4 décembre prochain, suivant la planif de Stat-Can. D’ici là, les données concernant les naissances peuvent nous donner une petite idée…
Près de 45% des naissances dans le quartier Rosemont, en 2006-2007 (du 1er avril au 31 mars), ont été le fait de mères immigrantes (nées ailleurs qu’au Canada). Dans le quartier HoMa, ce pourcentage est autour de 37%. Je reviendrai lundi prochain avec les détails… Mais si on ajoute le fait que pour près de 15% des mères nées ici, dans Rosemont, le père est immigrant… On peut se demander si la natalité n’est pas le premier objectif visé par les politiques d’immigration !
D’autre part, cette question (l’immigration en croissance), soulevée par des groupes communautaires dans le cadre de la semaine de la famille, pose l’urgence de l’adaptation de notre intervention à une réalité en rapide développement. Intervention des groupes communautaires autant que des services publics.
Sans y mettre les pieds. Une photo de Harlem de 13 mégapixel, non c’est 13 Giga, c’est à dire 13 000 méga ! On peut y naviguer, y zoomer, c’est fascinant.
Un projet de Gérard Maynard, une référence de Absolut Photo. (J’ai hésité à mettre ce dernier lien, tellement la publicité est visuellement agressive sur cette page).