améliorer les services dans les résidences pour aînés

Scandals surface on a depressingly regular basis. Ça me rappelle quelque chose… Il me semble que c’est aussi le cas ici, où l’on entend parler des maisons de retraite ou résidences pour personnes âgées seulement quand il y a un scandale, pour ensuite laisser la question sombrer dans l’oubli, jusqu’au prochain scandale. Pourtant dans le nouveau contexte organisationnel du réseau de la santé (approche populationnelle, réseau local de santé…) on peut imaginer autre chose que cette intervention pompier (et voyeuriste).

Tout d’abord, cesser de blâmer les travailleurs de ces résidences et services, pour la plupart mal payés.

« Firstly, we need to stop blaming individual practitioners and care homes. Good people working in poor environments with poor systems of care will inevitably produce poor quality care. »
« A whole systems approach is much more likely to succeed; for example, changing infrastructure, procedures, management techniques, and staff training. (…) Being valued (in financial and non-financial terms) and able to work in a system, atmosphere, and culture that recognises and rewards good quality, informed, thoughtful care is much more likely to be effective than merely providing more training. » [Health and welfare of older people in care homes]

Ces quelques articles récents du British Medical Journal ouvrent les bonnes pistes : de la formation mais aussi une atmosphère de collaboration et de respect. Il est tellement plus facile de jeter le discrédit (tout en se valorisant de sa propre qualité au passage) sur la petite maison de chambre mal tenue… Mais quand on paye 800$ par mois tout compris (logé-nourri) on ne peut en avoir pour 2 500$! Alors, à qui la faute si, pour 800$ ou 1000$ on ne peut se procurer la qualité de services qu’un professionnel du réseau public considère un minimum (pour lui-même ou ses proches) ?

How to bring about changes: « so that these people [the heads of the care homes] become the clinical heroes who can protect, inspire, and lead their staff in the Sisyphean task of long term care of elderly people. » (Via BMJ current issue.)

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des quartiers qui changent

J’ai fait cette semaine deux « portraits » des naissances dans les quartiers Rosemont et Hochelaga-Maisonneuve. Je n’ai pas en main les chiffres exacts (je les corrigerai la semaine prochaine en revenant au bureau) mais la tendance est assez lourde pour ne pas se tromper. Alors que ces quartiers étaient encore peu touchés par l’immigration au dernier recensement (surtout Ho-Ma, quartier encore « blanc foncé » en 2001 avec seulement 10% d’immigrants) la tendance s’est accélérée vers la diversité.

mais même avec 10% d’immigants (en 2001), la répartition géographique n’étant pas uniforme, il y avait des secteurs de recensement à plus de 40%, des aires à plus de 60%. ça donne de la texture (de la couleur ?) à une carte…

Dans quelques mois, nous aurons les données du recensement 2006 en termes d’immigration : le 4 décembre prochain, suivant la planif de Stat-Can. D’ici là, les données concernant les naissances peuvent nous donner une petite idée…

Près de 45% des naissances dans le quartier Rosemont, en 2006-2007 (du 1er avril au 31 mars), ont été le fait de mères immigrantes (nées ailleurs qu’au Canada). Dans le quartier HoMa, ce pourcentage est autour de 37%. Je reviendrai lundi prochain avec les détails… Mais si on ajoute le fait que pour près de 15% des mères nées ici, dans Rosemont, le père est immigrant… On peut se demander si la natalité n’est pas le premier objectif visé par les politiques d’immigration !

D’autre part, cette question (l’immigration en croissance), soulevée par des groupes communautaires dans le cadre de la semaine de la famille, pose l’urgence de l’adaptation de notre intervention à une réalité en rapide développement. Intervention des groupes communautaires autant que des services publics.