J’ai l’impression que le moyen de comprendre ce qui me fait tiquer lorsque je lis le projet de « cadre de référence… » se trouve sous l’angle de la confiance par laquelle l’action volontaire peut être mobilisée… Confiance qu’un acteur peut inspirer, ce « capital de confiance » construit sur les actions passées, mais aussi la confiance en soi des acteurs – source d’autonomie, d’initiative et de contribution au développement communautaire. Une confiance des acteurs en eux-mêmes pour trouver des solutions, résoudre leurs problèmes.
En même temps, quand on est sur le terrain (des vaches mais aussi des loups) toute la confiance du monde ne suffit pas à trouver des solutions qui n’existent pas. Le discours du développement communautaire (ou local) tourne à l’idéologie quand il sert à masquer ou faire avaler le manque criant de ressources, l’iniquité de traitement des acteurs… Il y a des problèmes qui relèvent de déséquilibres dépassant largement les acquêts et ressorts des communautés locales. Ces déséquilibres poussent, conduisent au conflit… minant (au moins superficiellement) ainsi les efforts de construction de confiance entre les acteurs.
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