Le débat sur la longueur des « copyrights » se mène sans que cela n’atteigne vraiment le grand public. Il y a bien de temps à autre quelqu’article dans un journal, des dossiers dans les revues non spécialisées, mais ce sont surtout les « militants de l’accès libre » et de l’ »open-access » qui poussent pour que la réflexion se fasse largement, sans grand succès jusqu’ici. Pourquoi donc ?
J’ai l’impression que l’opinion publique perçoit cette question comme relevant des enjeux de simples droits de propriété : si on n’a rien contre le droit de propriété en général, on ne voit pas pourquoi on se préoccuperait de la propriété des produits culturels en particulier… Pourtant, pourtant…
Quelques parutions récentes font le point, dont le dernier numéro de la revue Manière de voir, publié par Le Monde diplomatique, intitulé « Internet, révolution culturelle« . L’article de Robert Darnton qu’on y trouve, La bibliothèque universelle, de Voltaire à Google, n’est pas accessible sur le site du Monde mais comme c’est une (excellente) traduction de l’article déjà publié dans le New York Books Review, on peut accéder à la version originale. Plusieurs autres articles de cet auteur touchent le même sujet, et sont disponibles en libre accès sur le site de la revue. Il est intéressant d’y suivre le débat entre Robert Darnton et les représentants de la Guilde des auteurs à propos de l’entente entre Google et cette dernière.
La revue canadienne Backbone publiait dans son dernier numéro Remaking copyright for the digital age. C’est là que j’ai appris l’existence de ce film de l’ONF (constitué de plusieurs petits films) RIP, a remix manifesto. Lire la suite