d’un parvis à l’autre – le pas à pas de notre promenade

Plusieurs activités auront lieu, le 6 mai, sur le parcours prévu pour notre promenade Jane Jacobs sur la rue Adam.

Dès point le départ, au parc Hochelaga, les préparatifs devraient être bien avancés pour le Festival contre la gentrification qui doit se tenir au même endroit, le même jour de 12h à 21h. Bienvenue dans Hochelaga-Maisonneuve ! Aussi, notre point de rendez-vous est-il précisé : à l’intersection Lafontaine et Davidson, côté sud-est de l’intersection. J’aurai une petite affiche « Jane Jacobs » pour me faire voir, au cas où il y aurait foule !

En passant, 13 personnes se sont inscrites jusqu’ici pour notre promenade-conversation. J’ai bien hâte de vous voir !

Notre premier arrêt se fera sur le parvis de l’église Très-Saint-Rédempteur, 3530, rue Adam entre les rues Joliette et Aylwin. Comme le notait ce reportage de Radio-Canada, en janvier 2016 : « Fait très rare dans une église catholique, les vitraux du maître verrier Guido Nincheri représentent des scènes de l’Ancien Testament. »  Du parvis on peut voir, du côté nord de la rue, au coin Aylwin, le local de la Fondation du Dr Julien.

De l’autre côté, au coin de la rue Joliette, la Cuisine collective Hochelaga-Maisonneuve qui s’est installée dans les locaux d’une ancienne Caisse populaire. Une entreprise de formation et d’insertion par l’emploi, la Cuisine collective offre un service de traiteur, une résidence touristique en plus de permettre à des groupes de citoyen.e.s de cuisiner ensemble. C’est dans le quartier que la première Cuisine collective a été créée en 1982. Il existe maintenant un Réseau québécois comprenant plus de 1300 cuisines collectives !  Notre petit groupe a été accueilli chaleureusement au moment de notre passage et on nous a fait visiter les jardins sur le toit !

En face de la Cuisine collective se trouve l’école Baril, encore en reconstruction suite à un grave problème de moisissures. De l’édifice qui figurait « parmi les joyaux de notre patrimoine scolaire » ne reste que la partie centrale de l’ancienne façade avec son blason et sa devise « Délibérer et…  » – et quoi ? À vous de trouver ! Un document magnifique a été réalisé sur l’histoire de l’école Baril (pdf), produit dans le cadre d’une série d’études historiques sur les écoles primaires du quartier, dont l’école Hochelaga, au sud du parc du même nom, au départ de notre parcours et l’école Saint-Nom-de-Jésus au coin des rues Adam et Pie-IX.

Notre prochain arrêt se fera sur un autre parvis d’église, celui de l’ancienne église St-Mathias qui est occupée par le Chic Resto Pop depuis août 2004. Une autre entreprise de formation et d’insertion par l’emploi, centrée celle-ci autour d’une cafétéria communautaire offrant des repas à 2 ou 4$, le midi et le soir du lundi au vendredi; une salle à diner, le Jubé; un service de repas congelés; et un service mobile de repas du midi, avec activités physiques, dans les écoles du quartier… Un moment dans la longue histoire du Chic Resto Pop, créé il y a plus de 30 ans en 1984, le documentaire de Tahani Rached tourné en 1989 les  jeunes travaillant au Chic Resto Pop parlent de leurs vies en chansons accompagnées par Steve Faulkner. On peut voir ou télécharger ce film sur le site de l’ONF. Les femmes qui ont fondé et dirigé le Resto Pop : Annie Vidal,  première directrice, soeur Annette Benoît,  Louise Lépine, nutritionniste du CLSC, Jacinthe Ouellette, actuelle directrice depuis… longtemps. Et c’est ici, au Chic Resto Pop, que se tiendront, dimanche le 7 mai, les assises sur la gentrification organisées par l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. Mais au moment de notre passage, il y avait foule pour le « Troc and Roll« , une activité d’échange de vêtements et de jouets entre familles organisée par 200 portes HM.

De biais, en face du Resto Pop, dans des locaux qui appartenaient aux Glaneuses, un comptoir de la Société-Saint-Vincent-de-Paul, et qui furent par la suite occupé par les services à domicile du CLSC pendant 20 ans, depuis 10-15 ans le Carrefour familial Hochelaga y habite, le CAFAHO comme on l’appelle encore. Un organisme de services aux familles créé en 1976. Centraide résume ainsi la mission de l’organisme :  Quoi ? Améliorer la qualité de vie et favoriser la prise en charge des familles du quartier Hochelaga-Maisonneuve sur les plans individuel, familial et collectif. Comment? Information, référence et consultation, dîners-causeries, camps familiaux, activités familiales, halte-garderie (0-5 ans), enrichissement du rôle parental, hébergement temporaire pour les hommes en difficulté familiale ou conjugale avec ou sans enfants (maisons Oxygène et Claude Hardy), éducation populaire (condition masculine, jeunes mères, formation, artisanat, croissance personnelle), soutien aux parents lors d’un retour aux études (École hors murs), insertion socioprofessionnelle (Ateliers Bons Débarras). La Maison Oxygène, initiée en 1989 dans le cadre du CAFAHO, a essaimé comme modèle à travers le Québec. En 2013 un Réseau des Maisons Oxygène était créé. En 2016 il y avait 11 maisons dans 6 régions du Québec.

Notre parcours nous amène ensuite sur le parvis et même à l’intérieur de l’église du Très-Saint-Nom-de-Jésus. Une grande église (5 000 m2) avec un grand orgue de 91 jeux, l’opus 600 des frères Casavant, un des plus importants au Canada à l’époque de sa construction. Merci à Jenny qui nous accueillera sur place. Des concerts et chorales se produisent à l’église et mettent en valeur l’instrument tout en contribuant au soutien financier de ce patrimoine culturel et religieux. Incidemment un spectacle du choeur Voix de la Montagne qui interprétera le Requiem de Fauré et Duruflé aura lieu ce samedi, à 19h30. De plus, le lundi 15 mai prochain (17h00) aura lieu ici le lancement officiel du Musée TSNJ, fruit d’une collaboration de l’Atelier d’histoire Hochelaga-Maisonneuve et de l’Église Très-Saint-Nom-de-Jésus. Il faut réserver au plus tard le 11 mai.

À côté de l’église l’ancien presbytère accueille aujourd’hui la Maison des aînés Hochelaga-Maisonneuve. Une OBNL en habitation comprenant 32 logements et des espaces communautaires. Un projet qui m’a occupé intensément pendant 3-4 ans, au moment de la conception du projet avec la Table de concertation des aînés du quartier, de la construction et des premières années d’opération, soit de 2002 à 2006.

Notre prochaine étape, prochaine église, Saint-Barnabé qui abrite maintenant le CAP Saint-Barnabé, un « carrefour d’alimentation et de partage » créé en 1991 et dirigé jusqu’en 2014 par Jeannelle Bouffard. Un petit vidéo de 3  minutes sur la page d’accueil du site de l’organisme résume bien l’histoire… Un centre de jour, du dépannage alimentaire, vestimentaire, un refuge pour itinérants, des logements sociaux en trois lieux… Les opérations « paniers de Noël » et « sac-à-dos pour la rentrée » rejoignent plus de 800 familles chaque année.

Notre dernière étape sur la rue Adam, l’église Saint-Clément-de-Viauville qui n’a pas encore trouvé de nouvelle vocation, même si elle fait l’objet de réflexions et de projections depuis nombre d’années. Réflexions portées par une coopérative de solidarité incluant plusieurs partenaires du milieu, dont la Maison des ainés H-M. « L’église, le presbytère et le couvent Sainte-Émilie (1902), ancien pensionnat de jeunes filles, constituent l’un des ensembles les plus anciens du quartier. À noter les sept vitraux de Guido Nincheri, réalisés entre 1961 et 1963, ayant pour thèmes la Vierge, Saint-Clément pasteur des âmes et la vie du Christ. »

En remontant la rue Viau vers le nord nous passerons devant le projet Parole d’exclu.e.s. Parmi les réalisations de l’organisme, le réaménagement de la voie ferrée (dans sa portion entre les rues St-Clément et Viau) vers lequel nous nous dirigerons avant de continuer sur cette voie piétonne vers le Marché Maisonneuve.

Le parcours en 58 photos :

Promenade JJ Rue Adam