Montréal ouvre ses données

Cet après-midi, à la Maison Notman, l’équipe de Montréal Ouvert fut convoquée par la Ville de Montréal à un événement pour souligner l’ouverture d’un ensemble de données publiques municipales. Montréal devient ainsi la première ville au Québec à rendre ses données publiques disponibles en ligne sur portail Web. Constatez par vous même en consultant le site de la ville: http://donnees.ville.montreal.qc.ca [tiré de Montréal ouvert]

Bravo à l’équipe de Montréal Ouvert !  qui a fait la promotion de cette idée et à ceux et celles qui y ont cru au sein de l’administration municipale.

analyse économique

Une ressource sur l’analyse économique (surtout américaine) qui était auparavant réservée aux abonnés est maintenant d’accès libre : Brookings Papers on Economic Activities. Les compte rendus de deux conférences annuelles (avec plusieurs papiers élaborés à chaque fois) depuis 1970 !

données publiques ouvertes

Un rapport européen fait le point sur l’accès aux données publiques dans 9 pays d’Europe : UNCHARTERED WATERS – The State of Open Data in Europe (janvier 2011, 37 p.). Dans le même ordre d’idée : Open Government Data in Europe, une publication de The Open Data Fpoundation (septembre 2010, 52 pages). Un article de The Economist, Of governments and geeks (4 février 2011).

Incidemment, demain, le 10 mars, de 18:00-20:00 à la Maison Notman au 51 Sherbrooke Ouest, se tiendra la troisième réunion publique de Montréal Ouvert.

samedi libre

Libre comme datalibre.ca, où j’ai trouvé cette Soumission au Comité permanent d’accès à l’information du parlement fédéral. Un document qui vaut non seulement pour sa promotion argumentée d’un « gouvernement transparent » mais aussi pour la liste impressionnante des sites et ressources cités. J’y découvre ou redécouvre, notamment…

10 textes vedettes de l’EJPH

Les dix textes de l’European Journal of Public Health. publiés en 2010, qui ont été les plus téléchargés durant l’année. La revue y donne un accès libre ! Bravo !

Une référence du bulletin Politiques publiques en santé.

Ajout : pour ma convenance (et la vôtre) j’Ai réuni les 10 textes en question en un seul, que voici.

CDJ – Amérique-Latine d’accès libre

La revue Community Development Journal publiait récemment un numéro spécial sur le développement en Amérique latine. Les textes de ce numéro intitulé Learning from Latin America – Organizing for Social Transformations sont encore accessibles gratuitement jusqu’au 30 septembre, en anglais.

Pour ceux qui veulent pratiquer leur espagnol, ils sont aussi accessibles dans cette langue à cette adresse.

À noter que vous pouvez lire ici un résumé en français de l’ensemble des articles du volume 45 (quatre numéros).

Attention, si vous vous rendez sur la page d’accueil de la revue, les annonces claironnant un accès gratuit jusqu’au 30 septembre ne fonctionnent pas… j’ai dû échanger avec les éditeurs à plusieurs reprises avant d’obtenir les bons liens !

un appui surprenant

Un court article sur le site The Economist (Copyright and wrong) dénonce la tendance à l’allongement sans fin des droits d’auteurs. On y plaide pour un retour à une durée des droits d’auteurs qui soit de l’ordre de celle (14 ou 28 ans) qu’il y avait à l’origine de la loi anglaise (qui célébrait hier son 300e anniversaire). Parmi les commentaires on suggère une formule qui n’est pas sans attrait : permettre un renouvellement de la période de protection, sur demande détenteurs des droits, et contre paiement de frais croissant avec le temps. Ce qui aurait le grand avantage de ne pas protéger inutilement et automatiquement des productions qui ne se vendent plus tout en laissant les propriétaires de « gros succès » conserver leurs droits, tout en payant un tribut à la société qui a nourri ces créations et rendu possible leur commercialisation. Les commentaires de l’article sont aussi intéressants. [référence de CultureLibre.ca]

Encyclopédies et références

Sage publications donne un accès libre jusqu’au 15 mai à ses ouvrages de référence et encyclopédies de toutes sortes…

Je ne crois pas que vous ayez à vous inscrire, puisqu’on m’a donné un nom d’usager et mot de passe générique:
Username: freetrial
Password: onlinereference

À utiliser en se rendant à http://sage-ereference.com/

La section « Sociology », comprend des dizaines d’encyclopédies et de « handbooks »… dont celui-ci, publié en 2005,  The Handbook of Community Practice… Faites-moi part de vos découvertes, si vous y allez faire un tour !

copyright et bien commun

Le débat sur la longueur des « copyrights » se mène sans que cela n’atteigne vraiment le grand public. Il y a bien de temps à autre quelqu’article dans un journal, des dossiers dans les revues non spécialisées, mais ce sont surtout les « militants de l’accès libre » et de l’ »open-access » qui poussent pour que la réflexion se fasse largement, sans grand succès jusqu’ici. Pourquoi donc ?

J’ai l’impression que l’opinion publique perçoit cette question comme relevant des enjeux de simples droits de propriété : si on n’a rien contre le droit de propriété en général, on ne voit pas pourquoi on se préoccuperait de la propriété des produits culturels en particulier… Pourtant, pourtant…

Quelques parutions récentes font le point, dont le dernier numéro de la revue Manière de voir, publié par Le Monde diplomatique, intitulé « Internet, révolution culturelle« . L’article de Robert Darnton qu’on y trouve, La bibliothèque universelle, de Voltaire à Google, n’est pas accessible sur le site du Monde mais comme c’est une (excellente) traduction de l’article déjà publié dans le New York Books Review, on peut accéder à la version originale. Plusieurs autres articles de cet auteur touchent le même sujet, et sont disponibles en libre accès sur le site de la revue. Il est intéressant d’y suivre le débat entre Robert Darnton et les représentants de la Guilde des auteurs à propos de l’entente entre Google et cette dernière.

La revue canadienne Backbone publiait dans son dernier numéro Remaking copyright for the digital age. C’est là que j’ai appris l’existence de ce film de l’ONF (constitué de plusieurs petits films) RIP, a remix manifesto. Lire la suite

mode de pensée et Internet

De manière fortuite, (sérendipité ?), j’ai poursuivi la réflexion abordée la semaine dernière autour de l’accès aux textes, droits d’auteur et Internet… notamment, en lisant le court texte de Christian Rioux : La France contre Google qui soulignait le peu de qualité de certaines numérisation de Google, chose que j’avais déjà notée personnellement, et qui était relevée à l’évidence ce vendredi par Carr : The scanner’s hand. Il semble en effet que la vitesse avec laquelle ce travail est fait, mais surtout le peu de contrôle de qualité qu’on y met, donne parfois de piètres résultats. Pour ceux qui voudraient savoir ce que cachaient les doigts de l’opérateur dans ce texte de Kant (qui, incidemment, portait sur les droits d’auteurs !), on peu lire ici la correction.

Le texte de Rioux s’appuie sur Le rapport «Mission sur la numérisation du patrimoine écrit».

On donne en haut de l’article de Rioux l’adresse URL de ce rapport, ce qui est rarement le cas dans les média électroniques : on ne veut surtout pas que vous quittiez le site. Ainsi lorsque vous lisez un article sur Cyberpresse.ca, les seuls liens externes que vous pourrez cliquer, ce ne sont pas les sources utilisées pour l’article que vous venez de lire, mais bien la publicité…

Par ailleurs je ne trouve pas les arguments de Rioux très forts : à pester contre la modernité, contre l’engouement pour le nouveau… c’est opposer l’engouement pour la tradition… Lire la suite

savoirs et droits d’auteurs

Comme je le soulevais dans un billet précédent, certains gestes qui peuvent à première vue paraître anodins et même justifiés (ce sont leurs productions, après tout, ils peuvent en faire ce qu’ils veulent !) :  le fait que certains textes déposés sur le Web ne soient pas accessibles ou ne le soient que partiellement, ces gestes risquent de prendre un sens beaucoup plus important dans les débats qui s’annoncent autour d’un « traité secret – ACTA – qui pourrait changer la face d’Internet ». J’y reviendrai plus loin.

Est-il plus important de faire respecter par les étudiants les droits d’auteurs, en leur interdisant de copier un paragraphe, une ligne d’un document mis en ligne ou s’il ne serait pas plus utile et productif de leur apprendre à distinguer entre droits d’auteur, utilisation légitime (ou équitable), emprunt, plagiat et citation ?

Ici j’ai rassemblé rapidement quelques sources pour ceux qui voudraient creuser la question…

Quel est le message qu’on passe, lorsqu’on interdit de copie un document qu’on juge cependant suffisamment pertinent pour l’avoir édité, corrigé, publié… et déposé sur un site web ? Lire la suite

entre la connaissance et le bruit…

En lisant le Portrait de l’univers de la mobilisation disponible sur ce site dédié à la mobilisation et au développement des communautés locales au Québec, j’ai appris l’existence du CRIDÉS où j’ai trouvé cette publication qui me semblait intéressante : Intervention et développement des communautés : enjeux, défis et pratiques novatrices (pdf). Après quelques pages de lecture, j’ai voulu en copier un ou deux paragraphes pour vous donner une idée de son contenu… mais oh ! surprise : impossible de copier une ligne de ce document ! ?&%$##!!!

Je respire par le nez… deux fois… et j’écris une petite note à l’auteur du document : est-ce une erreur ? ou si c’est une politique de l’éditeur ? Après vérification, tous les autres cahiers disponibles sur le site du CRIDÉS ne sont pas interdits de copie… sauf celui-ci, document de 133 pages qui est le fait d’une série d’auteurs dont plusieurs sont bien connus des intervenants communautaires : Bourque, Favreau, Lachapelle, Fréchette, Caillouette, Duperré… sous la direction de Yvan Comeau, celui à qui j’envoyais ma question. Yvan a eu l’amabilité de me répondre rapidement et assez longuement, pour me dire que cette question avait fait l’objet de débats dans le milieu universitaire… et que la décision de ne pas permettre la copie visait à contrer la tendance au repiquage, particulièrement forte, semble-t-il, chez les jeunes étudiants ayant toujours connu Internet.

Si je comprend bien, en empêchant la copie, c’est-à-dire en barrant le document PDF, on pense qu’on empêchera le plagiat ? C’est plutôt le contraire, il me semble : car en agissant ainsi on s’empêche de reconnaître facilement les cas de copies exagérées, grâce à des services de dépistages qu’utilisent de plus en plus les Universités… En obligeant ainsi les étudiants (ceux qui ne sont pas assez malins pour débarrer les PDF avec l’aide d’utilitaires facilement accessibles) à recopier manuellement les textes… on se donne une fausse sécurité, tout en rendant l’utilisation de la reconnaissance automatique du repiquage plus difficile : au nombre de fautes que l’étudiant fera, il y a de quoi mêler le meilleur ordinateur !!

Non, je crois que la vraie raison de ce type de blocage et de freinage dans la diffusion des produits intellectuels de nos chers professeurs, c’est que certains ne sont pas vraiment intéressés à ce que leurs recherches servent et soient utilisées sur le terrain. On produit les rapports exigés par les subventions et puis, que ces rapports contribuent à nourrir l’action, à fournir à d’autres chercheurs la matière à de nouvelles étapes de développement… ou qu’ils s’en aillent sur les tablettes… c’est tout comme.

Bon… je crois que je vais aller respirer encore un peu. J’y reviens. (voir : savoirs et droits d’auteur; mode de pensée et Internet)

la participation : revue de littérature

Oui, je sais. c’est malheureusement en anglais. Une production de Pathways Through Participation, un projet conjoint de 3 organisations britanniques vouées à la recherche sur et au soutien à l’action volontaire : Involve, le National Council for Voluntary Organisations et l’Institute for Voluntary Research.

Soit dit en passant…  ce PDF n’est pas « barré »… on peut non seulement le lire, mais aussi en copier des extraits pour les inclure dans ses propres travaux, les commenter, les envoyer à des amis, des collègues, des intervenants.