Unanticipated Gains: Origins of Network Inequality in Everday Life. Une étude de Mario Luis Small, sociologue de
l’Université de Chicago, qui tente ici de montrer la source des inégalités dans les réseaux sociaux, le capital social.
Réalisée auprès de mères newyorkaises qui voient leurs réseaux sociaux s’étendre de manières imprévues après avoir inscrit leurs enfants à la garderie. Ici le PDF de la préface et du premier chapitre.
Une manière de répondre à la question, qui devrait être sur toutes les lèvres en cette veille d’implantation du prochain programme Québec enfants : comment donner aux mères de jeunes enfants plus de pouvoir ? Comment soutenir le développement du capital social ?
Une référence (indirecte) du blog de sociologie : orgtheory.net
J’ai l’impression que le moyen de comprendre ce qui me fait tiquer lorsque je lis le projet de « cadre de référence… » se trouve sous l’angle de la confiance par laquelle l’action volontaire peut être mobilisée… Confiance qu’un acteur peut inspirer, ce « capital de confiance » construit sur les actions passées, mais aussi la confiance en soi des acteurs – source d’autonomie, d’initiative et de contribution au développement communautaire. Une confiance des acteurs en eux-mêmes pour trouver des solutions, résoudre leurs problèmes.
En même temps, quand on est sur le terrain (des vaches mais aussi des loups) toute la confiance du monde ne suffit pas à trouver des solutions qui n’existent pas. Le discours du développement communautaire (ou local) tourne à l’idéologie quand il sert à masquer ou faire avaler le manque criant de ressources, l’iniquité de traitement des acteurs… Il y a des problèmes qui relèvent de déséquilibres dépassant largement les acquêts et ressorts des communautés locales. Ces déséquilibres poussent, conduisent au conflit… minant (au moins superficiellement) ainsi les efforts de construction de confiance entre les acteurs.
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En lisant une annonce sur le site de DEMOS, qui présente une série (à venir) de conférences qui seront diffusées en ligne (baladodiffusion ou podcast) à compter du 16 janvier, sur le thème : Building Community Resilience: The Voluntary Effect, je me suis demandé si on ne pouvait pas faire la même chose ici. Document PDF 104 pages sur le sujet.
Dans le sens de faire connaître les initiatives qui ont ou auront un effet positif dans le contexte difficile à venir, des initiatives qu’il serait utile et profitable de diffuser, reproduire, multiplier. Autrement dit, on le sait qu’on s’en va « dans ‘marde« … autant mettre nos bottes et s’équiper ! Pourquoi pas se préparer à faire circuler rapidement ces exemples de projets et idées pertinentes ? Le site web du RQIIAC pourrait servir de plate forme… ce serait sans doute l’occasion de dynamiser son contenu, sa mise à jour.
Incidemment, Kevin Harris, animateur du site Neighbourhoods, commentait en quelques mots sur un blogue du Guardian, la parution récente (6 janvier) d’un rapport sous forme de Guide pour une interaction sociale significative (Guidance on meaningful interaction: How encouraging positive relationships between people can help build community cohesion).
Communautés cohésives, résilientes…
Par ailleurs, puisqu’on parle de rapports en provenance d’Angleterre : un message reçu ce matin de la liste du RQIIAC comportait un lien vers une publication… qui ne fonctionnait pas. J’ai donc cherché… et ça donne ceci :
Public Services and the Third Sector: Rhetoric and Reality: Government Response (28 pages). Le premier volume du rapport (99 pages) intitulé Public Services and the Third Sector: Rhetoric and Reality. Ou le second volume, (soient les 296 pages d’annexes), portant le même titre.
Vendredi, 26 septembre 2008
J’ai déjà parlé du Projet de recherche sur les politiques (Canada) qui a développé un dossier sur le capital social. Mais je n’avais pas mis la main sur ce bulletin de Recherche sur les politiques de santé, publié en septembre 2006, sur le thème : Le capital social et la santé : bonifier les avantages . Pour une introduction en termes clairs sur les liens entre capital social (CS) et réseaux sociaux, les formes de bridging, bonding et linking du CS (voir définitions page 29). On a extrait des données de l’Enquête sociale générale [ cycle 17 (2003) sur l'engagement social au Canada (24 951 répondants)] pour examiner la relation entre le statut socioéconomique, le capital social et la santé ; le vieillissement sain et le capital social…
Les deux derniers numéros de cette revue, qui n’a rien publié en 2008, portaient sur Les gens, les lieux et la santé; et Les conditions de travail des infirmières et infirmiers : comment relever le défi ?
Toujours sur la question du CS, je croyais avoir déjà parlé sur Gilles en vrac de cet article, , paru en 2004 dans la revue International Journal of Epidemiology. Il semble que non… Pourtant j’ai beaucoup apprécié ce long (17 pages) article de Simon Szreter et Michael Woolcock (Health by association? Social capital, social theory, and the political economy of public health). De fait il s’agit de plus qu’un article, c’est tout un débat qui est contenu dans ce numéro d’août 2004 de la revue.
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Associée à un plus faible degré de capital social, la non-confiance à l’égard des institutions semble liée à une consommation abusive d’alcool, suivant une importante (+ de 50 000 répondants) recherche suédoise récente.
Findings of the present study show that lack of trust in institutions is associated with increased likelihood of harmful alcohol consumption. We hope that findings in the present study will inspire similar studies in other contexts and contribute to more knowledge on the association between institutional trust and lifestyle patterns. This evidence may contribute to policies and strategies related to alcohol consumption.
Abstract | Institutional trust and alcohol consumption in Sweden. The Swedish National Public Health Survey 2006.
Des ressources pour répondre à la question, aux questions suivantes : peut-on mesurer le capital social, à l’échèle locale ? peut-on soutenir le développement du capital social par des programmes, projets ? quel lien entre développement des communautés et capital social ?
Le PRP (Projet de recherche sur les politiques) a publié plusieurs documents sur ces questions (Le capital social comme instrument des politiques publiques) . Notamment un document sur la mesure du CS; une étude thématique (200+ pages) montrant le CS à l’oeuvre dans différents secteurs; et un rapport synthèse (40 pages).
La SRSA (Société de recherche sociale appliquée) publiait récemment (mai 2008) Mobiliser les collectivités pour le développement local: L’évaluation des effets du Projet d’innovation en emploi communautaire sur les collectivités. Le rapport sommaire (14 pages) et le rapport complet (264 pages) sont disponibles en PDF. Ce rapport « démontre que les collectivités peuvent créer des emplois gratifiants tout en accentuant leur développement et leur capacité ».
Après lecture du texte de Putnam (PDF) sur la diversité, je reste sur ma faim. Que le niveau de confiance envers les autres soit plus bas dans les voisinages diversifiés que dans les milieux homogènes… c’est sans doute vrai. Bien que l’impact de la diversité ethnique soit difficilement distingué de celui de l’urbanité, les deux phénomènes étant fortement corrélés. Et même si cela était (que la diversité raciale et ethnique amène une baisse de la confiance aux autres, élément essentiel – la confiance – du capital social, d’après Putnam) l’appel à créer de nouvelles formes de solidarité et de nouvelles institutions favorisant les contacts inter culturels (bridging) tout en préservant et développant aussi le sentiment d’appartenance (binding) semble bien vertueux.
Une étude de Marilyn Taylor, en fait un court rapport de 30 pages intitulé Neighbourhood Management and Social Capital . Mme Taylor est professeure de Urban Governance and Regeneration, à l’University of the West of England, à Bristol.
The case studies highlight a number of important ingredients on which social capital can be built. They have demonstrated:
- The importance of physical and social improvements that help to build trust and confidence amongst residents by making the area look and feel safer.
- The value of community hubs – neighbourhood offices, community centres, radio stations, local parks – in giving the neighbourhood an identity that people can relate to and opportunities for people to come together.
- The resource that faith communities, with their long term presence and local rootedness, their facilities and their strong value base, can offer if they work together.
- The direct route into the community that schools can provide and their potential role in encouraging shared values and the development of social capital.
- The importance of celebrating the positives and assets of the neighbourhood if the poor reputation that many disadvantaged neighbourhoods have in the outside world is to be challenged rather than internalised.
- The importance of the skills, resources and experiences of partners – Defending Da Hood would never have got off the ground without the pooling of partners’ resources.
- The importance of involving residents themselves in the design, development and management of their programmes.
Kevin Harris, qui pointait vers ce document dans un récent billet de son carnet Neighbourhoods, se demande si le concept de capital social ne connait pas un retour… En fait, comme je le disais plus bas, un article récent de Putnam, ce grand prêtre du capital social des années 90, met l’accent sur les barrières au maintien et développement de ce capital et de la solidarité en général que représentent les diversités ethniques et culturelles dans nos métropoles, et les sociétés occidentales. Ces barrières devront être ouvertes ou abaissées grâce à des programmes et initiatives qui auront pour objectif d’augmenter la confiance, et la reconnaissance entre les groupes… Mais je n’ai pas encore terminé l’article de Putnam. Demain.