santé publique et DC – en complément…

Finalement, en repensant à la question que je posais récemment (Pourquoi si peu de présence des institutions de santé et services sociaux (CSSS, santé publique de Montréal) lors de la fondation de Communagir ?), je ne suis pas sûr que l’intégration des deux principales sources de financement des dynamiques locales de développement des communautés soit ce vers quoi il faille aller. On a déjà une intégration assez poussée des initiatives de santé publique et privée (entendez la fondation Chagnon) dans le cadre d’Avenir d’enfants et Québec en forme, que gagnerait-on à intégrer de même façon les efforts de la santé publique et ceux de la même fondation autour de l’objectif général de soutien au développement des communautés ? Oui, certes, une meilleure synergie, des orientations plus fortes… mais aurait-on plus de moyens ? L’innovation serait-elle mieux servie ?

Mon commentaire à la fin du billet précédent, à l’effet que le soutien de la santé publique de Montréal, partagé avec la Ville et Centraide, aux initiatives de concertation des communautés locales qui représente (pour la part de la santé publique) quelques 20 000$ par quartier… était inutilement dépréciatif : cela représente tout de même 600 000$ par an, c’est à dire tout le budget annuel de Communagir.

Sûr que la nouvelle organisation tiendra compte de ce financement récurrent des communautés locales montréalaises, tout comme elle tiendra compte des financements aux collectivités rurales (les SADC existent-elles encore ?)…

développement des communautés et santé publique

Le développement des communautés ne semble plus faire parti des priorités stratégiques de la direction de la santé publique de Montréal. Après une réflexion autour d’un cadre de référence en la matière, qui a donné lieu à une mémorable (rare) rencontre entre les organisateurs communautaires des CLSC et la santé publique, cadre qui semblait donner suite à la mise de l’avant d’une telle orientation dans le plan national de santé publique (mise à jour de 2008), la question est semble-t-il disparue des perspectives stratégiques. Les priorités transversales aujourd’hui mises de l’avant sont la lutte aux inégalités et les maladies chroniques.

Le terrain était peut-être trop politique. Ou, plus prosaïquement, il n’y avait peut-être pas d’intérêt ou de ressources dans l’équipe régionale pour soutenir cette stratégie avec conséquence. De la même manière qu’il n’y a pas d’équipe ou de ressources consacrées à la population des aînés fragiles. Et, en effet, pour revenir au politique, comment aller plus loin que de donner aux quartiers un soutien comme celui qui est offert par le programme tripartite (Centraide, Ville et Agence) sans s’avancer sur une glace mince de débats et d’enjeux dépassant largement les questions de santé. Et même sur les questions de santé…

Que la santé publique se prononce sur les projets d’autoroute ou encore les visions à long terme du développement durable métropolitain, ça passe encore. Qu’elle se donne les moyens de se prononcer sur les prochains budgets et politiques en services aux ainés, ou les crédits d’impôt pour des services de garde des enfants en milieu familial non régis… et on l’accuserait vite de mordre la main qui la nourrit ! Et pourquoi aucune parole citoyenne informée (*) sur le développement des GMF, de la « nouvelle » pratique de médecine familiale… en lien supposé avec les efforts des communautés environnantes dans les domaines favorables à la santé et au soutien social ?

Pourquoi si peu de présence des institutions de santé et services sociaux (CSSS, santé publique de Montréal) lors de la fondation de Communagir ? La présence active de la fondation Chagnon ne devrait pas être la raison, en ce qui concerne la santé publique. Et puis, avec son initiative de soutien tripartite aux tables de quartiers, la direction de santé publique de Montréal est intimement liée aux questions de développement des communautés. Bon, « intimement » est peut-être un peu fort, pour le 20 000$ par quartier que peut représenter l’investissement de soutien.

_______(*) Oui, il y a certains « comités d’usagers » des CSSS…

Communagissons !

C’était l’assemblée de fondation de Communagir, hier. Après 6 ans de gestation, comme le rappelait Bill Ninacs, après un processus de réflexion et développement par étapes, rappelées par la coordonnatrice Geneviève Giasson, qui ont donné lieu à Vers l’impact, cette association mobilisant des individus et des organisations intéressés par le développement des communautés territoriales a finalement vu le jour. Bravo ! On peut suivre pour le moment les derniers développements sur la page Facebook de Communagir… en attendant la mise à jour du site web.

Le conseil d’administration est sous le signe de la continuité, avec la participation de plusieurs des organisations ayant contribué à la démarche des dernières années. Voici la liste officielle, composée de quatre représentants des organisations membres, deux représentants des bailleurs de fonds et deux représentants des membres individuels :

  • Chaire de recherche du Canada en organisation communautaire, représentée par Denis Bourque
  • Chaire Desjardins en développement des petites collectivités (UQAT), représentée par Patrice LeBlanc
  • Centraide Richelieu-Yamaska, représenté par Manon Bouthot
  • Réseau québécois de développement social, représenté par Jude Brousseau
  • Fondation Lucie et André Chagnon, représentée par Sylviane Chaput et Patricia Rossi
  • Julie Lévesque
  • Chantale Galimi

Il n’y manque que le RQIIAC ! Mais celui-ci était tout de même représenté à l’assemblée par sa présidente, Johanne Rheault. Les trois chantiers thématiques  (développement des compétences, suivi des pratiques et étude des conditions favorables) permettront peut-être de tisser des liens entre ce réseau d’organisateurs communautaires présents à la grandeur du Québec et cette plate-forme de promotion du développement des communautés.

Pour ma part je me rendais à cette rencontre avec l’espoir d’y trouver un moyen de soutenir certains projets de retraite (j’y reviendrai bientôt) mais il y a peu de place pour des initiatives qui ne sont pas encore portées par des communautés. On m’a suggéré de voir du côté du chantier sur Les conditions favorables. Et si parmi les conditions favorables à la mobilisation des communautés il y avait l’accès à des informations, à des données comparatives, des analyses des données financières, fiscales, de santé, démographiques… cela pourrait favoriser l’identification de cibles et d’objectifs en matière d’équité et de développement social.

Je suis préoccupé de voir peu de paroles citoyennes s’exprimer sur les enjeux du développement des services aux ainés, à la petite enfance ou encore des services de santé de première ligne… comme si ces questions étaient d’emblée laissées aux spécialistes et technocrates.

cadrer l’analyse

Bien cadrer l’analyse que font les acteurs d’une situation peut faciliter la collaboration vers des solutions. Un court texte (en français) portant sur l’intervention dans les quartiers centraux de Saskatoon. « Issu d’une série de publications liées au projet avec les organisations à but non lucratif, lequel projet s’intéresse notamment aux partenariats entre les organisations à but non lucratif et les acteurs de la santé publique, ce document suggère que la prise en compte des cadres utilisés par les différents acteurs peut contribuer à des partenariats fructueux sur les questions où les cadres sont partagés. » Une publication du Centre de collaboration nationale sur les politiques publiques et la santé.

planification stratégique et OBNL

La revue en ligne blue avocado publie une série d’articles d’intérêt à propos de la planification stratégique dans le contexte des organisations à but non lucratif (non-profit). Un premier article, Strategic Planning: Failures and Alternatives, paru en février dernier, est suivi d’une deuxième partie par la même auteure, Alternatives to Strategic Planning, et d’une réplique au premier article, In Defense of Strategic Planning: A Rebuttal, tous deux publiés cette semaine.

Des ressources en français sur cette question et d’autres, incidentes : la boîte à outils sur la Gouvernance démocratique (PDF) du CSMOESAC; la planification stratégique des municipalités; les outils du Centre St-Pierre; les guides de Villes et villages en santé, le Tableau de bord des communautés de l’Estrie

évaluer des projets de DC

Comment évaluer les projets de développement économique communautaire ? Une revue de littérature américaine, qui peut donner des idées. Quels sont les « outputs » de tels projets ? Comment en mesurer l’efficience ?

Une publication de Urban Institute. Evaluating Community and Economic Development Programs — A Literature Review to Inform Evaluation of the New Markets Tax Credit Program

une référence de Observgo

tool-kits et politiques au R-U

De retour d’une petite semaine de congé, la revue des bulletins de veille, sur les politiques publiques de santé, en administration publique, sur le vieillissement, sur la santé des populations ou sur la santé et le bien-être (Montérégie) me font découvrir quelques nouvelles ressources.

Une question me frappe, en furetant quelques sites outre-atlantiques : le Royaume-Uni (ou la Grande-Bretagne, selon les programmes) qui a innové depuis plusieurs années tant dans les domaines de la santé communautaire, de l’empowerment des communautés locales que de l’évaluation d’impact des politiques publiques, beaucoup de domaines où ces initiatives ont conduit à la publication de rapports, de tool-kits, et autres documents en ligne utiles aux agents de santé publique et de développement des communautés locales, est-ce que cette activité riche sera freinée par les restrictions budgétaires qui s’annoncent là-bas ?

Parmi les outils récents : une boîte à outils sur la prévention du suicide (avec des outils d’évaluation – audit tool) mise à jour en 2009. Le même site du National Mental Health Development Unit propose des outils pour un impact local en promotion de la santé mentale, dont une boîte à outils pour l’évaluation d’impact en santé mentale (pdf) et un rapport de novembre 2009 (pdf) sur l’utilisation de cette outil d’évaluation d’impact.

En provenances des États-Unis maintenant, des leçons tirées du mouvement des communautés en santé (Multisectoral Lessons from Healthy Communities).

The movement has evolved from multisector partnerships that focused on improving the health, well-being, and quality of life for people and the social determinants of health to partnerships that focus more on chronic disease prevention, health equity, and environmental change. Evaluating the effects of community programs on population health has been challenging for a number of reasons. More metrics need to be developed for population health that will address inequities and focus policies on long-term health effects.

pratiques participatives et délibératives

Ma traduction (avec l’aide de translate.google.com) :

Le présent article décrit le riche et difficile parcours de l’institutionnalisation d’une pratique participative dans les politiques de gouvernance locale à travers les efforts de planification communautaire à Tempe, en Arizona, couvrant plus de quinze ans (1989 à 2007) de participation des citoyens / praticiens. Cette Ville « All-America » (2003, National Civic League) dans la région métropolitaine de Phoenix est une étude de cas dans la façon dont les efforts de collaboration entre les citoyens, des organisateurs communautaires, organismes sans but lucratif, et le personnel de la ville ont conduit à préconiser l’adoption de politiques publiques favorisant l’engagement des citoyens dans des activités de développement communautaire initiées par des acteurs publics ou privés. Bien que la réalisation d’une déclaration formelle d’intention démocratique soit une référence de fond qui puisse servir d’exemple pour d’autres gouvernements locaux, ce cas montre également comment la technique peut devenir tyrannique, ne laissant qu’une dimension rituelle à la pratique participative, face aux pressions économiques et directives politiques. [Résumé de Climbing the Ladder of Participation: Establishing Local Policies for Participatory Practice]

J’ai hésité en écrivant le titre du billet : pratiques participatoires aurait peut-être été plus apoproprié ?

C’est tout un numéro de la revue Public Administration and Management qui est consacré à ce thème : Deliberative Democracy and Participatory Practice. Lire la suite

stratégie de DC pour les CSSS/DSP

Un an après avoir produit un premier document de consultation intitulé Cadre de référence pour soutenir l’intégration du Développement des Communautés, qui fut notamment discuté lors d’une (exceptionnelle) rencontre entre la Direction de la santé publique de Montréal et les organisateurs communautaires des CSSS de la région, (dont nous avions témoigné ici, et ) une autre version actuellement en circulation interne fut produite. Plutôt que d’un « cadre de référence » on parle maintenant d’une Stratégie concertée : Pour l’élaboration d’une stratégie concertée CSSS/DSP de soutien au développement des communautés. (document de travail).

Cette nouvelle version, proposée fin décembre, devrait vraisemblablement être adoptée par la Table régionale des responsables de santé publique, à la fin du mois de mars.

Plusieurs critiques formulées à l’endroit du premier document semblent avoir porté fruit : alors qu’on faisait quasi l’impasse sur la contribution historique des CLSC au développement des communautés, le présent document y consacre une partie importante, où peuvent se reconnaître « les vieux » du réseau… Lire la suite

entre la connaissance et le bruit…

En lisant le Portrait de l’univers de la mobilisation disponible sur ce site dédié à la mobilisation et au développement des communautés locales au Québec, j’ai appris l’existence du CRIDÉS où j’ai trouvé cette publication qui me semblait intéressante : Intervention et développement des communautés : enjeux, défis et pratiques novatrices (pdf). Après quelques pages de lecture, j’ai voulu en copier un ou deux paragraphes pour vous donner une idée de son contenu… mais oh ! surprise : impossible de copier une ligne de ce document ! ?&%$##!!!

Je respire par le nez… deux fois… et j’écris une petite note à l’auteur du document : est-ce une erreur ? ou si c’est une politique de l’éditeur ? Après vérification, tous les autres cahiers disponibles sur le site du CRIDÉS ne sont pas interdits de copie… sauf celui-ci, document de 133 pages qui est le fait d’une série d’auteurs dont plusieurs sont bien connus des intervenants communautaires : Bourque, Favreau, Lachapelle, Fréchette, Caillouette, Duperré… sous la direction de Yvan Comeau, celui à qui j’envoyais ma question. Yvan a eu l’amabilité de me répondre rapidement et assez longuement, pour me dire que cette question avait fait l’objet de débats dans le milieu universitaire… et que la décision de ne pas permettre la copie visait à contrer la tendance au repiquage, particulièrement forte, semble-t-il, chez les jeunes étudiants ayant toujours connu Internet.

Si je comprend bien, en empêchant la copie, c’est-à-dire en barrant le document PDF, on pense qu’on empêchera le plagiat ? C’est plutôt le contraire, il me semble : car en agissant ainsi on s’empêche de reconnaître facilement les cas de copies exagérées, grâce à des services de dépistages qu’utilisent de plus en plus les Universités… En obligeant ainsi les étudiants (ceux qui ne sont pas assez malins pour débarrer les PDF avec l’aide d’utilitaires facilement accessibles) à recopier manuellement les textes… on se donne une fausse sécurité, tout en rendant l’utilisation de la reconnaissance automatique du repiquage plus difficile : au nombre de fautes que l’étudiant fera, il y a de quoi mêler le meilleur ordinateur !!

Non, je crois que la vraie raison de ce type de blocage et de freinage dans la diffusion des produits intellectuels de nos chers professeurs, c’est que certains ne sont pas vraiment intéressés à ce que leurs recherches servent et soient utilisées sur le terrain. On produit les rapports exigés par les subventions et puis, que ces rapports contribuent à nourrir l’action, à fournir à d’autres chercheurs la matière à de nouvelles étapes de développement… ou qu’ils s’en aillent sur les tablettes… c’est tout comme.

Bon… je crois que je vais aller respirer encore un peu. J’y reviens. (voir : savoirs et droits d’auteur; mode de pensée et Internet)

la participation : revue de littérature

Oui, je sais. c’est malheureusement en anglais. Une production de Pathways Through Participation, un projet conjoint de 3 organisations britanniques vouées à la recherche sur et au soutien à l’action volontaire : Involve, le National Council for Voluntary Organisations et l’Institute for Voluntary Research.

Soit dit en passant…  ce PDF n’est pas « barré »… on peut non seulement le lire, mais aussi en copier des extraits pour les inclure dans ses propres travaux, les commenter, les envoyer à des amis, des collègues, des intervenants.

un petit guide pratique

BAREFOOTThe Barefoot Guide (le guide nu-pieds !) to Working with Organisation and Social Change.

Un petit [pas si petit que ça (174 pages)] guide drôle, plein de caricatures, de « recettes » qui ont une odeur « années ’70″ mais aussi un côté terre-à-terre très efficace.

Un guide pour soutenir le développement d’organisations locales souveraines. Comprendre ce qui motive les individus; comment fonctionnent les organisations; comment les relations fonctionnent, le pouvoir; les phases du développement des organisations; faciliter le changement dans les organisations; rendre ce changement viable, soutenable; rendre nos organisations apprenantes…

UN BEAU PROGRAMME ! Une référence pigée à partir d’un lien dans le dernier Bulletin des politiques publiques et santé (à ne pas confondre avec le dernier Bulletin Santé pop !) : la référence portait sur le Outcome mapping (traduit par le Bulletin par la Cartographie des résultats, mais je préfère la Cartographie des incidences, tel que suggéré par le site Outcome Mapping dans ses quelques documents français). C’est dans la dernière livraison de ce bulletin Background Notes de l’organisation britannique Overseas Development Institute que l’on présentait cette méthode (cartographie des incidences ou Outcome Mapping) comme une « alternative réaliste aux pratiques de planification, monitorage et d’évaluation» (Outcome Mapping: a realistic alternative for planning, monitoring and evaluation).

empowerment : ce qui marche

Kevin Harris pointe vers trois documents publiés récemment, juste avant que la ministre du développement local (au Royaume-Uni) ne donne sa démission : Empowering communities to influence local decision making – A systematic review of the evidence ( 216 pages); Empowering communities to influence local decision making – Evidence-based lessons for policy makers and practitioners ( 40 pages); Communities Progress Report ( 24 pages).

Le même article de Kevin me fait connaître ce blogue sur la regénération urbaine qui m’amène vers cet autre sur le planning.

Un petit ange sur mon épaule me dit, malicieusement : Si autant de gestes étaient posés que de pages sont écrites sur ces questions de l’empowerment, de la mobilisation des communautés… beaucoup de problèmes seraient résolus.

Incidemment, j’ai commencé à lire le rapport du Sénat canadien sur les déterminants de la santé. Merci à Jacques pour la référence. On y trouve à l’annexe B (à compter de la page 229 du document complet) un rapport signé du Dr Trevor Hancock, bien connu pour son rôle à l’origine des Villes et villages en santé. De même à l’annexe A (concernant la santé des Autochtones), la partie concernant Une approche des maladies chroniques fondée sur les parcours de vie pourrait sans doute intéresser tous ceux qui interviennent auprès de populations appauvries et marginalisées…

De bons textes… si on fait abstraction de l’épineuse question des empiètements fédéraux sur les platebandes québécoises… Mais où sont les bonnes pratiques ? L’affiliation, pour ne pas dire l’inféodation des pratiques de santé publique en matière de développement local à celles de certaine fondation privée sont-elles des pratiques exemplaires ? Aptes à briser les silos et produire de véritables mobilisations intersectorielles sources d’empowerment ?

poids à la naissance et garderies

Avec près de 6 000 naissances en trois ans, il devient possible de faire certains traitements statistiques, comme de comparer les poids moyens par « voisinages », ce concept nouvellement utilisé par la santé publique de Montréal. Et effectivement les voisinages les plus pauvres du territoire ont un poids moyen à la naissance significativement plus bas que les autres voisinages.

J’ai pensé illustrer ces poids moyens avec Mapinfo, puis reporter sur une carte du territoire, en fait des cartes de chaque voisinage… où j’ai piqué la place des garderies. Il s’avère que le voisinage le plus mal-en-point est aussi celui où se trouve une seule garderie (ou CPE).

Arrivé au moment de la diffusion, comme le fichier fait 60 Mo, il est difficile de déposer cela sur l’intranet, le site web du CSSS encore moins… Heureusement qu’il y a share.acrobat.com ! Allez-y, regardez-le à plein écran…

savoirs experts en DC

Au sortir de la rencontre de lundi dernier, où la direction de la santé publique de Montréal avait invité les organisateurs communautaires des CSSS et les cadres locaux responsables de santé publique… j’avais en tête, de manière ambiguë, la question des relations entre savoirs experts et savoir généraliste. Nous avions discuté du développement communautaire (DC) à partir d’une proposition de cadre de référence… mais sans vraiment discuter du cadre de référence.

La rencontre s’est déroulée dans une atmosphère presque sereine, alors que les parties en présence avaient plutôt traditionnellement tendance à se regarder en chiens de faïence ! On sentait le responsable de la rencontre marcher sur des œufs en début de journée, cherchant un autre terme que « cadre de référence » pour dire que le document proposé ne prétendait pas à plus d’autorité qu’il n’en avait… pour dire que l’important était le processus qui s’amorçait.

Depuis quelques temps j’ai été amené à travailler de plus près avec plusieurs personnes de la santé publique de Montréal. Des personnes qui peuvent parfois être « intimidantes » par leur côté expert… mais dont on découvre assez rapidement la dimension « passionnée » de l’expertise, pour peu qu’on ait l’occasion de les entendre. Sans doute ai-je une certaine facilité à transiger avec ces « experts »(formation en sociologie…). Ma responsabilité de l’observatoire populationnel, genre de dépôt d’informations et de données sur la population locale, m’a amené à ces transactions plus fréquentes.

Le débat entourant la question du développement des communautés est sain et nécessaire, considérant l’importance reconnue à cette stratégie (ou ce domaine d’intervention) en regard des objectifs de santé publique, tels que définis depuis quelques années dans la politique nationale (québécoise) mais aussi réïtérés et renforcés récemment dans le contexte des travaux de la Commission de l’OMS sur les déterminants sociaux de la santé.

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