une richesse, le vieillissement

Beau petit topo de Jean Carette, dénonçant les discours catastrophistes faisant du vieillissement la cause de tous les maux d’aujourd’hui et de demain.

Le vieillissement accéléré est un phénomène inévitable et que d’autres pays ont déjà traité avec audace et courage; qu’on songe à certains états d’Europe, comme les Pays-bas et autres pays plus au Nord, où la proportion des plus de 60, 65, 75 ou 85 ans dépasse depuis belle lurette nos prévisions québécoises pour les 30 prochaines années. Ces pays sont-ils en faillite ? Sclérosés ? En panne de développement ? Ont-ils décidé une euthanasie collective des plus âgés ? Ou une institutionnalisation massive, ce qui pourrait y ressembler ? Au contraire, cherchent-ils à faire de leurs aînés non seulement une nouvelle clientèle de leur marché intérieur, mais un atout sur le plan des services communautaires et de la vie citoyenne ? S’attachent-ils à éviter toute forme d’âgisme et à développer le sens de la participation et la valorisation de l’expérience et de la maturité des aînés ? [Extrait de Les Manies-tu la peur]

indices de bien-être

J’ai poursuivi mon exploration du site et du rapport des « Comptes nationaux du bien-être » développés par le National Economic Foundation (NEF) à partir des données de l’enquête sociale européenne de 2006-2007. C’est un site en anglais, mais la compréhension en est assez simple… et vous trouverez ici une présentation assez complète par une blogueuse française.

Une particularité des résultats affichés : alors que les pays scandinaves se situent en haut de l’échèle sur à peu près tous les indicateurs de bien-être social et personnel, ils se montrent les derniers de classe pour l’indicateur de l’estime de soi ! Devrait-on y voir une relation de cause à effet ? En tout cas ça m’a rappelé (avec un petit grincement de dent) toute l’importance qu’on donnait (qu’on donne encore ?) à cette estime de soi, dans le soutien à la réussite scolaire…

Par ailleurs, le rapport de la NEF cite les travaux, toujours en cours, soutenus par l’OCDE, pour Mesurer le progrès des sociétés, où j’ai remarqué deux partenaires canadiens, dont le projet Indice canadien du mieux-être, dirigé par Roy Romanow, qui a déjà produit une série d’indicateurs et de rapports (dont des résumés en français) sur les dimensions du mieux être : participation démocratique; dynamisme communautaire; éducation; population en santé; loisirs, culture et aménagement du temps; niveaux de vie; un autre rapport sur l’environnement est à venir. Ces rapports sont récents (2009-2010). L’autre partenaire canadien associé à ce projet international de l’OCDE est l’Institut international pour le développement durable.

Le même rapport de la NEF sur les National Accounts of Well-being citait comme une des sources de ses travaux un ensemble de synthèses de recherches réalisées récemment : le Foresight Mental Capital and Wellbeing Project. On trouve sur le site de ce projet un semble impressionnant de rapports sur des questions précises liées au bien-être et au « mental capital ». Je n’en ferai pas ici l’énumération, mais juste pour vous donner une idée : en plus des différents chapitres du rapport final, j’ai compté 89 rapports scientifiques différents, portants sur des sujets aussi précis que:

un plan… quinquennal

Difficile d’imaginer un plan quinquennal quand on a de la misère à voir trois mois d’avance à son agenda… quand on a besoin de toute son énergie pour « faire l’ordinaire »… Et lorsque le plan se veut celui d’une « direction transversale », c’est à dire une direction qui a plus un pouvoir d’influence qu’une véritable autorité… il apparaît difficile de faire des plans sérieux. Une direction qui, donc, intègre dans son plan des éléments épars, des professionnels qui ne se rencontrent jamais (ou pas souvent), qui travaillent autour d’objectifs et de clientèles dispersés… Déjà de faire la somme des contributions et pratiques actuelles et visées, en matière de santé publique, fut un exercice de haute voltige !

C’est toute la place faite à la prévention dans notre système médico-pharmaco-hospitalier qui rend la planification difficile. Il s’agirait donc d’une planification douce (soft) qui suggère, induit, anime plutôt qu’elle ne prescrit. Lire la suite

PIB, un projet d'animation de l'ONF

Un site à découvrir, redécouvrir…

Ici un vidéo tourné dans Rosemont, le premier de 3 actuellement décrivant des situations personnelles ou collectives dans la crise actuelle, sous le thème « Vivre et survivre en ville« .

Faites suivre… faites voir. Des témoignages de Windsor et d’ailleurs, un site organisé sous 12 récits, ou 10 thèmes ou encore de manière géographique. Des témoignages sous forme de courts vidéos, d’essais photos ou encore de commentaires écrits.

Il y a même de la place pour les vôtres !

En voyant le caractère innovateur de ce projet, ça me rappelle un peu le rôle joué par ce même ONF dans le développement social des années ’60 avec le cinéma-direct (ou était-ce le cinéma-vérité ?).

lancement réussi

Hier soir avait lieu le lancement officiel du Chantier pour une social-démocratie renouvelée. Près d’une centaine de personnes, dont plusieurs têtes blanches ou grisonnantes (ce qui n’est pas dépréciatif !), ont répondu à l’appel lancé (pdf) en mai-juin dernier par 4 personnes bien connues dans les réseaux de l’action sociale, coopérative et syndicale : Benoît Lévesque, Michel Doré, Marilyse Lapierre et Yves Vaillancourt. Ce court texte à caractère historique et analytique avait l’heur de poser de bonnes questions, d’ouvrir un horizon de réflexion.

Faisant preuve d’une ouverture à la critique (certains diront à l’auto-flagellation) on avait demandé à Gilles Gagné, sociologue de l’Université Laval, d’y aller de ses commentaires provocateurs… J’espère que son texte sera bientôt disponible sur le site du Chantier, car il avançait quelques idées intéressantes en plus de critiques touchant au texte de l’appel. Des critiques comme : « N’avons-nous pas déjà connu notre renouvèlement de la social-démocratie, au Québec, avec les dizaines de nouveaux programmes sociaux développés depuis 10-15 ans ? » ou encore « Du gris sur du gris… » En d’autres termes, il manque, selon lui, de perspectives claires, d’un appel fort autour d’idées-forces, comme celles sur lesquelles il terminait son allocution : En finir avec le pétrole ! En finir avec la croissance du capital ! En finir avec la croissance ! Lire la suite