Browsing the archives for the droits d’auteur tag.


des jeux aveugles

Que les deux grands vecteurs d’information au Québec, Radio-Can et TVA, en soient réduits à nous montrer pendant leurs nouvelles de fin de soirée des photos, des images d’archives, des entrevues de gens qui ont vu la chose, plutôt que l’événement lui-même est un affront au droit du public à l’information.

Soit les Jeux Olympiques sont un événement public mondial d’importance, et alors, au minimum, ses faits saillants doivent être librement disponibles à tous. Ou il s’agit d’un événement privé, d’intérêt restreint, et alors l’État devrait lui retirer la totalité de son financement. [JF Lisée]

Je suis tout à fait d’accord avec Jean-François. Et puis, le peu de fois où j’ai regardé « V », leur logo était la moitié du temps dans le chemin, parfois même dans la figure de la personne interviewée ! Il devrait y avoir moyen de garder une part pour les grands canaux de diffusion. Mais ce serait intéressant d’avoir une idée de la négociation qui a eu lieu. Le résultat est si contraire au « gros bon sens » que, peut-être, les grands réseaux ont-ils bluffé en ne voulant pas payer une part suffisante des frais ?

0 Commentaire

Google books, biens communs et Affordance

Il y a bien quelques mois que je n’étais allé sur le blogue d’Affordance, cette mine opiniâtre d’informations sur les droits d’auteur et les (nombreuses) initiatives de Google visant à « indexer le monde »… Olivier Ertzscheid, blogueur mais aussi chargé de conférences à l’Université de Nantes, n’a pas perdu sa verve : Google books, ce qu’il faut faire; I’m an indexed man living in an indexed world (malgré les apparences, ce billet est en français); Quand sonne le Glas… Où étais-je donc pour ne pas avoir vu passer cette annonce de Google qui lancera sa librairie numérique !

Je suis tenté de dire : heureusement qu’il y a les Français (et l’Europe, les Allemands s’y mettent aussi) pour opposer quelque résistance à la mégalomanie de Google !

Et heureusement qu’il y avait Affordance pour me faire connaitre cet article : Une bonne nouvelle pour la théorie des Biens Communs, de Hervé Le Crosnier. Un article qui présente (en français) l’intérêt soulevé par le prix Nobel d’économie décerné à Elinor Orstrom (j’en parlais ici). Dans le contexte de  la montée des préoccupations écologiques, mais aussi dans cette application du concept de Biens Communs à la connaissance. À ce sujet, un recueil édité par Mme Orstrom, Understanding Knowledge as a commons, a été publié en 2006. De fait, ce sont plusieurs sources « pour aller plus loin » qui sont suggérées à la fin de l’article de Le Crosnier, dont :

Un autre point d’intérêt soulevé par le court texte de Le Crosnier : il critique fermement l’article qui a sans doute fait connaitre le plus largement le terme au cours des dernières décennies : The tragedy of the commons, par Garrett Hardin, paru en 1968 dans la revue Science.

Je m’apprêtais à déposer une copie de ce dernier article, tiré des archives de la revue Science, mais je m’aperçois qu’il est déjà en ligne à plusieurs endroit…

P.S. en complément d’info : l’accord de conciliation de Google livres

0 Commentaire

photos publiques ou privées

En téléversant hier soir et ce matin sur Flickr quelques 1,4 Go (209 X 7 Mo) de photos, j’avais toujours en tête la question des droits et la supposée grande restriction que la loi québécoise impose. Sans me rappeler qui au juste m’a aiguillonné (Twitter, ou fil RSS?) vers ce billet de Francis Vachon (le droit à l’image au Québec) c’est une référence qui tombait pile. Vachon y fait une synthèse claire des restrictions et obligations (et libertés) de prendre en photo et publier.

Ainsi les photos prises dans la rue, lors de la manifestation d’hier sont des photos éditoriales, couvrant un évènement de l’actualité sur lesquelles il n’y a pas de restriction. Par ailleurs je n’ai pas inclus la photo des fillettes de 4-5 ans en bobettes sorties sur le balcon au rez-de-chaussé pour voir la parade…

Suivant la logique exposée par Francis, peut-être aurait-il fallu demander la permission aux organisateurs pour les photos du groupe lorsque celui-ci n’était plus sur la voie publique : dans la cours d’école au moment du souper. Mais, bon, c’était pour eux que je prenais les photos !

La suite… »

0 Commentaire

toutes les images soumises deviennent la propriété…

N’est-ce pas un peu exagéré… ou si je suis « parano » ?

Toutes les images soumises deviennent la propriété de Foto Source Canada Inc. et pourront être utilisées lors de futures activités promotionnelles.

Un concours de photos, annoncé sur la page d’accueil de Montréal Photo Service… Est-ce la norme de ces concours ? C’est un peu comme si un éditeur disait aux écrivains en herbe : tous les manuscrits que vous nous soumettez deviennent notre propriété, peu importe si nous les publions ou pas !!

J’ai l’impression que les « succursales » de « fotosource » se sont fait passer un contrat du genre… car lorsqu’on pointe vers le site générique de fotosource (www.fotosource…) et qu’on clique sur « contacez-nous », les seuls 2 magasins qui apparaissent sont en Ontario ! Alors que lorsqu’on passe par une succursale, comme RoyalPhoto ou DrummondPhoto… il y a un choix de succursales à travers le Canada. Bon, c’est probablement juste un petit trou dans la programmation du site… Ou bien c’était une cluase non spécifiée dans le contrat de promotion et services en ligne. Ou propriété ? Car je retrouve le logo de Fotosource et son nom associé à celui de Photo Service sur sa page d’accueil, chose que je n’avais pas remarquée avant. Non, il semble que l’enseigne rassemble des « magasins exploités par un proprio local ».

Moi qui croyais avoir trouvé un service personnalisé et de qualité fiable, chez Montréal photo service… je ne suis pas certain que ça va durer, à voir le peu de respect pour les droits de leurs clients photographes affiché par ce concours.

0 Commentaire

à écouter avec ses yeux.

the future?: « watch this rather spirited delivery by Stanford’s Larry Lessig (watch minutes 2-4 in the presentation, you’ll enjoy the cadence). »(Via orgtheory.net.)

Larry Lessig, un prof de droit à Stanford donne ici une conférence (20 minutes) sur la créativité qui est étouffée par la loi… et avance des pistes, appuyées sur l’histoire, pour forcer une adaptation du contexte légal aux nouvelles possibilités et à la nouvelle culture, celle de nos fils et filles (our kids).

Brillant, lumineux.

Ce n’est pas la première fois que j’apprécie une présentation sur ce site (TED). Je devrais y retourner plus souvent !

0 Commentaire

subventions = accès libre aux résultats

CIHR Introduces New Open Access Policy: « The Canadian Institute for Health Research has announced, formally, its Open Access mandate for all funded research. Peter Suber has coverage. Stevan Harnad notes that it makes CIHR the 31st organization worldwide to do so. It’s worth noting that this amounts to ‘five percent of the world’s health research scholarship’ – an awful lot, considering the size of our country, and pretty convincing evidence that you do get original research even if you have a public health care system. But it should be noted, as Heather Ross points out, there’s a pretty big loophole for publisher embargos. « (Via Stephen’s Web ~ OLDaily.)

Il n’est, en effet, que naturel que les résultats de recherches qui ont été subventionnées par le public soient rendues publiques. En fait, considérant la part importante de toute science qui repose sur un patrimoine commun, ce sont TOUS les résultats de recherches qui devraient être rendus publiques.

0 Commentaire

à qui appartiennent ces textes ?

Comment peut-on accepter, sous quelle logique biscornue, que des documents d’intérêt public (enfin il faut le supposer puisque c’est le public qui a payé pour la production de ces documents) ne soient publiés qu’en format PDF « barrés » : sans qu’on puisse en copier un seul mot.

Des exemples ? Je dois actuellement rassembler des informations (statistiques, chiffres et expériences) autour du thème de la santé mentale pour alimenter la réflexion de notre institution à propos des services que nous rendons et que nous devrions rendre dans ce domaine.

La problématique du suicide est importante au Québec, avec un taux des plus élevés au monde. Dans le quartier où je travaille, le taux de suicide (33 pour 100 000) est plus du double de celui du Québec . Je trouve une étude, sur le site de la Santé publique de Montéal: Vers une meilleure continuité de services pour les personnes suicidaires : évaluation d’implantation du protocole MARCO. Cent quarante-six pages d’information sur le phénomène, les moyens de le prévenir…

copier.jpgJ’aurais bien aimé pouvoir inclure quelques paragraphes et tableaux tirés de cette étude dans la synthèse à laquelle je travaille. Non. Pas possible. Même chose pour un autre document sur la santé mentale, produit par la même direction de la santé publique. En fait pour tous les documents de la série des portraits sociosanitaires réalisés pour chaque CSSS. Ce sont des documents supposés servir à l’orientation de l’action des CSSS… mais on ne peut en copier une ligne.

Même les universitaires ne sont pas aussi protecteurs de leurs publications : ils souhaitent habituellement que leurs idées circulent, que leurs papiers soient cités par d’autres. Cela ne semble pas être le cas de ces auteurs…

Ajout : (2007.04.11) Je crois que le titre de ce billet pourrait porter à confusion : je ne veux pas nier la responsabilité personnelle et professionnelle des auteurs de ces textes. Je ne veux même pas me prononcer sur la question des droits d’auteur, à partager (parfois) entre l’employeur et l’employé… Je voulais seulement lancer un cri au nom de ceux qui veulent utiliser ces textes… Un débat qui a conduit certains centres de recherche, notamment celui du LAREPPS, le CRISES à l’UQAM, le CRDC à l’UQO… à ne pas « barrer » leurs textes, au risque de voir des gens les plagier. L’argument de certains « protectionnistes » est qu’ils ne veulent pas que les gens les utilisent n’importe comment. Drôle. Vraiment.

2 Commentaires