Le bilan annuel « State of the World » pour 2010 : Transforming Cultures. Publié chaque année par le réputé Worldwatch Institute il se présente cette année avec, enfin, une bonne différence entre le prix de la version PDF ou Kindle (9,95$) et celle de la version papier (19,95$). Ce qui n’a pas toujours été le cas. Bravo ! Et mieux que ça, les différents chapitres sont disponibles en version PDF, gratuitement. N’y manquent que les notes (qui elles sont inclues dans le PDF acheté).
Les différents chapitres disponibles :
Je crois que je vais acheter la version papier, pour dire mon approbation ! Non, quand même, soyons conséquent : la version PDF.
Une commission, présidée par Joseph Stiglitz, lui-même conseillé par Amartya Sen, deux prix Nobel d’économie, avait pour mission de déterminer les limites du PIB en tant qu’indicateur des performances économiques et du progrès social.
En février 2008, M. Nicolas Sarkozy, Président de la République française, insatisfait de l’état actuel des informations statistiques sur l’économie et la société, a demandé à MM. Joseph Stiglitz (Président de la Commission), Amartya Sen (conseiller) et Jean-Paul Fitoussi (coordinateur) de mettre en place une commission qui a pris le nom de Commission pour la Mesure des Performances Économiques et du Progrès Social (CMPEPS).
Son rapport (324 pages) est disponible depuis le 14 septembre 2009.
<Ajout>Il semble que le site de la commission soit hors-ligne depuis un certain temps… et donc le rapport aussi. Le voici donc, gracieuseté de Gilles en vrac… !</Ajout>
Un petit article de 5 pages dans la revue Science de 1990, de Herbert Simon sur l’altruisme : A mecanism for social selection and successful altruism. Un commentaire (et traduction partielle) en français sur le blogue Rationalité limitée.
Ce même blogue annonce un « pavé » sur l’analyse des réseaux. Pavé, en effet, avec ses 828 pages, 416 références. Tout ça, gratuitement dans une « version pré-publication ». Le document doit en effet paraître en 2010 aux Presses de l’Université Cambridge : Networks, Crowds, and Markets: Reasoning about a Highly Connected World
Parlant de rationalité limitée… « Almost a quarter of all mortgages in America, and 45 percent of mortgages in Florida, are underwater, with owners owing more than their houses are worth. » [Krugman]
Mercredi, 23 décembre 2009
Comparée aux revenus générés par les actions à la bourse de New York (NYSE), depuis 1830, la décennie qui s’achève a été la pire. Pire que celle des années ‘30 ! Et c’est arrivé juste au moment où je commençais à prendre des RÉER…
J’aurais dû mettre mon argent sous mon matelas.

Tiré d’un article du Globe and Mail, reproduit du Wall Street Journal. Ce graphique présente le gain (ou la perte) annuel moyen des valeurs boursières échangées sur le parquet du NYSE pour chaque décennie depuis celle de 1830.
Mais, après réflexion, ce qui est remarquable, c’est que les actions aient pu croitre à un taux moyen annuel de plus de 15 % (16,6 et 17,6) pour vingt années consécutives durant (1980-1990) !!
Dimanche, 20 décembre 2009
Je découvre cette publication numérique, Eurozine, qui reprend des articles de plusieurs revues dans leur langue originale (dont deux seulement en français), en mettant la main sur cet article de Jérôme Sgard, tiré de la revue Esprit : La crise, les économistes et le prix Nobel d’Elinor Ostrom. Enfin une introduction en français aux travaux d’Ostrom, récipiendaire du Nobel d’économie 2009.
L’axe principal de cette oeuvre est l’analyse de la manière par laquelle des communautés locales résolvent ou non les problèmes d’allocation de ressources épuisables. Par exemple, le bois à brûler, l’eau d’irrigation, les ressources halieutiques ou minières, les bisons sur la prairie ou l’atmosphère terrestre qu’on détruit en émettant des gaz à effet de serre. Le contre-modèle est ce qu’on appelle la » Tragédie des communs » : comme on nous l’a appris à l’école, les biens communs dans les villages moyenâgeux ont souvent eu tendance à être surexploités, ceci pouvant conduire à un épuisement de la ressource, nuisible à tout le monde. Destruction des forêts, épuisement des nappes phréatiques. (…)
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Dimanche, 20 décembre 2009
Acheter solidaire pour Noël…
C’est même pas moi qui y ai pensé…
Ne reste que 4 jours…
Ostrom found that individuals will cooperate if, among other things, they are able to participate in governance, monitor the compliance of others, and punish cheaters. « When people have trust that others are going to reciprocate, then there can be cooperation, » she says. « When there is no trust, there is no cooperation unless people are facing the gun. » (extrait de la revue Science, 16 octobre 2009)
Ostrom, récipiendaire du Nobel d’économie de cette année (avec Williamson), dont le sujet de recherche a été la coopération pour la gestion des ressources communes (the commons). Ses études portant, notamment, sur la gestion collective des pêcheries, où certaines collectivités ont réussi à protéger ou faire renaître des stocks mis en danger par des comportements individuels (ou de marché) de courte vue.
L’importance de « punir les tricheurs », comme un facteur favorisant la participation (et la confiance) dans la gestion de la collectivité. Un sujet de premier plan, par les temps qui courent, tant au niveau municipal que provincial. Aura-t-on droit à une commission d’enquête sur les dessous de l’industrie de la construction ou si les règles habituelles de surveillance seront jugées suffisantes ?? C’est ce dernier point de vue que privilégie gouvernement libéral, mais cela coûtera en confiance de la part du public. Confiance qui est liée à la participation politique. Peut-être certains gouvernements ne souhaitent-ils pas vraiment augmenter la participation politique ?
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Dimanche, 18 octobre 2009
Mon bureau, mes bureaux devrais-je dire — physique et électronique — est encombré de documents épars, accumulés avec le temps… que je compte lire un jour… Toujours est-il que ce dimanche matin j’ouvre cet article déposé là, Oliver Williamson et la théorie des coûts de transaction (format PDF), en me demandant ce qui a bien pu me conduire à télécharger ce texte. Peut-être qu’en remontant à la source… aussi je lance une recherche sur Google, pour m’apercevoir que ce Williamson a reçu, il y a une semaine, le prix Nobel d’économie 2009, avec Elinor Ostrom.
Surprenant : j’avais téléchargé un article portant sur une théorie économique d’un auteur qui m’était inconnu, et qui reçoit maintenant le prix Nobel ! Non, je ne suis pas à ce point à l’affut des recherches pointues en économie. Ce serait plutôt Teppo Felin, que je suis de manière sporadique sur le blogue orgtheory.net et qui publiait un billet en mai dernier, en préparation d’un séminaire de doctorat sur l’économie des organisations, où il identifiait un certain nombre de textes importants, incontournables. Un billet que j’avais commenté ici, tout en cherchant à trouver sur le Web quelques-uns des textes qu’il citait. Hé bien, Teppo avait raison d’inclure Williamson dans les écrits fondamentaux !
Les commentaires suscités par cette nomination de la Banque de Suède (le prix Nobel d’économie n’étant pas le fait du comité Nobel mais bien, depuis 1969, de la Banque de Suède) mettent en lumière l’intérêt de cet économiste dans le contexte d’aujourd’hui : partenariats public-privé (fr); surveillance des banques (fr); économie et gouvernance (en); ou économie institutionnelle (fr)… En anglais, ce qui me semble un résumé intéressant des thèses de Williamson.
Free, de Chris Anderson, auteur de The Long Tail et éditeur du Wired Magazine.
Ce billet du carnet orgtheory.net donne une liste de textes, dont plusieurs classiques de théorie des organisations. J’ai trouvé certains de ces textes in extenso, en ligne.
- Economic Action and Social Structure: The Problem of Embeddedness, par Granovetter, 1985 – 29 pages
- The Business Firm as a Political Coalition, J. Marsh, 1962 – 16 pages
- The Use of Knowledge in Society, par F. Hayek, 1945 – 11 pages
- The economics of organization: The transaction cost approach, O. Williamson 1981 – Je n’ai pas trouvé le texte en ligne, mais cette présentation de la théorie de Williamson, en français.
- A Behavioral Model of Rational Choice, Herbert A. Simon, 1955 – 19 pages
Cette page présente un résumé (en anglais) de certains de ces textes).
Des textes courts mais qui ont marqué les dernières décennies de débat sur l’économie et les organisations.
Depuis quelques temps j’ai le goût de comparer la situation actuelle avec un peu de recul… j’ai cherché pour cela quelques sources.
- courbe de l’inflation de 1990 à 2009;
- une liste de données historiques – Research Historical Data – (marchés boursiers, crimes, inflation, or, chômage…) souvent en format Excel, remontant au XIXe siècle;
- les statistiques de l’OCDE (tableaux exportables en Excel, souvent) – mais c’est pas à très long terme, mais c’est en français;
- le rapport mensuel, remontant à 1948, Economic Indicators, 40 pages pour chaque rapport (ex : janvier 1978) du Federal Reserve Archival System for Economic Research (FRASER); malheureusement ces rapports en PDF ne sont pas « copiables », pas moyen de faire (facilement) une copie d’un tableau ou graphe pour le commenter ou l’introduire dans un autre document. Ce site donne accès à plusieurs autres
- le « trésor »: sur le même site (FRASER) je trouve un fichier de 64 Mo compressé, une fois décompressé, il contient 245 Mo de fichier, plus de 20 000 fichiers Excel en fait
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Les articles de Konrad Yakabuski dans le G&M nous avaient habitué à plus de sérieux, moins d’étroitesse dans le jugement… On a ici toutefois l’impression d’un règlement de comptes… ou peut-être est-ce simplement une autre manifestation du « nationalisme canadien » frileux, prompt à rabaisser son frère québécois pour se sentir un peu plus grand…
La fierté, quand elle est québécoise est « nationaliste », elle ne peut être nationale !! «it has come to manage the assets of 25 provincial, municipal and sectoral pension and insurance funds, making it a global financial force and source of nationalist pride.»
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Tout d’abord, le document lui-même : un document pdf de 374 pages déposé à la Chambre des communes par le Ministère des Finances. Le dossier de Radio-Canada sur la question. La page du journal Les Affaires, celle de La Presse, qui n’a pas vraiment de dossier…, et celui du Globe and Mail.
Quand au Devoir… il ne fait pas vraiment dans l’actualité d’heure en heure avec son site. Il peine à sortir son seize pages (douze ?) papier quotidiennement !
Dimanche, 18 janvier 2009
Dans Mother Jones, un article (Buying the Bull) sur la faute des journalistes qui n’ont pas su prévenir la crise actuelle… Mais il y a surement eu des dénonciateurs – annonciateurs de la fin de la bulle. Ils n’ont pas été écoutés, ni publiés parce que personne n’écoute les oiseaux de malheurs pendant les longues périodes de croissance : ce serait se priver, refuser de s’enrichir alors que tous sont plongés dans l’auge du moment. S’enrichir pendant quelques années en participant à cette gabegie de ressources, de moyens… au risque, avec la certitude que ça finira mais qu’on en aura au moins profité un temps !
Peut-on s’attendre à autre chose qu’une utilisation de la conjoncture pour avancer son programme conservateur sous couvert de « solution à la crise », de la part d’un leader aussi dogmatique et idéologique que Harper ? Réduction d’impôts et de taxes, distribution de $ à la classe moyenne mais surtout, surtout pas de soutien systématique aux victimes des déséquilibres et inéquités engendrées par le capitalisme : ce serait enfreindre la religion conservatrice qui dit qu’il faut laisser les faibles être mangés par les forts. Le problème c’est que ce sont les forts qu’on aide, actuellement !!
Je crois qu’il faut absolument garder ouverte et vive la possibilité d’un gouvernement de coalition… Non pas un gouvernement de coalition mais un gouvernement de solutions.
Articles à lire : Doug Saunders,du G&M, Crashonomics: the secret formula; Mother Jones, Stimulus is for Suckers.
Voir aussi une page que j’ai commencée sur le thème : Savoir réducteur et conscience holiste. «Ni Dieu, ni maitre. Juste un jardinier. Le développement scientifique et économique a été à ce point étroit de perspective et de courte vue que nous avons agi comme si on pouvait changer de planète, une fois celle-ci usée.»