Le bilan annuel « State of the World » pour 2010 : Transforming Cultures. Publié chaque année par le réputé Worldwatch Institute il se présente cette année avec, enfin, une bonne différence entre le prix de la version PDF ou Kindle (9,95$) et celle de la version papier (19,95$). Ce qui n’a pas toujours été le cas. Bravo ! Et mieux que ça, les différents chapitres sont disponibles en version PDF, gratuitement. N’y manquent que les notes (qui elles sont inclues dans le PDF acheté).
Un petit vidéo d’entrevue avec l’auteur d’un livre récent : Rouler sans pétrole, réalisé par le blogue OIKOS. Intéressant, j’aime bien la référence à la solution des (nouveaux) monorails, dont je ne savais pas qu’ils s’appuyaient sur les travaux du Dr Couture (inventeur du moteur-roue).
Le MSSS et l’INSPQ lançaient le 31 août dernier un appel de projets visant à lutter contre les îlots de chaleur urbains.
Un budget de 6,5M$ pour des projets de 500K$ minimum, admissibles à une subvention à hauteur de 50%. En plus d’avoir fait une revue de littérature sur les interventions possibles et pertinentes dans le domaine, un outil cartographique est mis à disposition pour identifier les ilots de chaleur urbains au Québec, mais aussi un outil permettant de cartographier les variations de l’indice de défavorisation (variation provinciale), la densité de la population (ces deux données tirées du recensement de 2006) et l’emplacement des piscines publiques.
Cool !
L’image ci-haut est celle des îlots de chaleur dans la ville de Sherbrooke. Ci-contre, c’est la région de Montréal.
Je suis sidéré de voir la situation dans les régions de Repentigny et Terrebonne !
<Ajout – 7 octobre > Un commentaire (par courriel) de la part de Christian Paquin, CSSS de la Montagne :
Bonne observation pour Terrebonne et Repentigny.
Je viens de trouver ce document qui vient contredire un peu beaucoup la carte de l’INSPQ. Il faudrait voir les différentes méthodes. Si vous allez à http://www.cmm.qc.ca/biotopes/ et cliquez sur Études et après sur Annexe volet 2 à Annexe 2 II.III Autres secteurs cartographiés de la CMM et finalement sur Repentigny on constate que Repentigny n’a pas beaucoup d’îlots de chaleurs !!!
482 ZCE – Je n’avais pas mon appareil photo de poche pour prendre ce jeune couple en train de déguster son Big Mac dans leur luxueuse Infinity, toutes fenêtres fermées… alors qu’il faisait dehors une température tout à fait clémente… Je n’ai pu que prendre le numéro de leur plaque. La prochaine fois j’aurai mon appareil.
Ce billet de Karl, accompagné comme d’habitude de photos originales, me fait repenser à ce rêve d’il y a dix ans bientôt, où j’imaginais qu’on pourrait faire une place aux piétons et bicyclettes (et aux skis l’hiver), pour parcourir sur 30 km, dont plus de 20 km le long des voies ferrées, presque toujours sans contact avec le trafic automobile (!), plus d’une dizaine de quartiers du centre de Montréal: cette voie délimitant les quartiers, elle permet de relier Centre-Sud, Hochelaga-Maisonneuve, Rosemont, le Plateau, Villeray, la Petite-Patrie, Outremont, le Mile-End, Mont-Royal, Côte-des-Neiges, Hamstead, Côte Saint-Luc, Notre-Dame-De-Grâce, Montréal-Ouest, Ville-Marie ! Avec le prolongement de la piste cyclable le long de Maisonneuve de Montréal-Ouest jusqu’à Berri, on fait presque le tour !
J’avais rassemblé les photos prises lors de randonnées en 2000 sur ce parcours en une petite animation flash. Je devrais sans doute refaire ce parcours pour rafraichir les photos et voir ce que certains coins sont devenus !
Le désherbant le plus vendu au monde, le Roundup de la firme américaine Monsanto, est à nouveau mis en cause. Le biochimiste Gilles-Eric Séralini université de Caen et sa collègue Nora Benachour viennent de publier une étude mettant en évidence l’impact de diverses formulations et constituants de ce pesticide sur des lignées cellulaires humaines. Et ce à des doses très faibles. [Le Monde.fr]
Joanna Macy | The Great Turning: « The Great Turning is a name for the essential adventure of our time: the shift from the industrial growth society to a life-sustaining civilization. » (Via Dave Pollard.)
It may be too late. But without radical action, we will be the generation that saved the banks and let the biosphere collapse.(…) Is it too late? To say so is to make it true. To suggest there is nothing that can be done is to ensure that nothing is done.George Monbiot, The Guardian.
Peut-on encore guérir l’Occident de sa dépendance au développement sans fin, de sa soif inextinguible de pétrole et de matières premières ? Comment imaginer que les collectivités humaines soient capables de changement importants, radicaux même, sans y être forcées par la guerre, la famine ou une obligation extérieure immédiate ? Sommes-nous capables, collectivement, d’un agir rationnel ? C’est déjà tellement difficile pour une personne !
Le développement des générations récentes a pu s’appuyer sur des « tendances naturelles » : à l’accumulation de biens, l’enrichissement personnel, l’accroissement de son pouvoir, de sa liberté personnelle… Y-a-t-il des « tendances naturelles » sur lesquelles nous pourrions nous appuyer pour réaliser les changements nécessaires ? Le besoin de sécurité ? le besoin de se conformer ?
Me semblait aussi que les parcs de grandes pales n’avait pas l’air particulièrement efficients…
La technologie tirée des moteurs d’avion à réaction…
From the front, the wind turbine looks something like the air intake of a jet engine. As air approaches, it first encounters a set of fixed blades, called the stator, which redirect it onto a set of movable blades–the rotor. The air turns the rotor and emerges on the other side, moving more slowly now than the air flowing outside the turbine. The shroud is shaped so that it guides this relatively fast-moving outside air into the area just behind the rotors. The fast-moving air speeds up the slow-moving air, creating an area of low pressure behind the turbine blades that sucks more air through them. [Technology Review]
D’ici dix ans, toute l’électricité consommée aux USA devrait venir de sources renouvelables (non génératrices de gaz à effet de serre). C’est un défi que le président élu devrait pouvoir lancer, un peu à la manière dont Kennedy a lancé le défi d’atteindre la lune en moins de 10 ans… 8 ans et deux mois plus tard Armstrong mettait le pied sur le sol lunaire. « Les ingénieurs qui célébraient à ce moment-là au centre de contrôle de la NASA avaient une moyenne d’âge de 26 ans : ils avaient donc 18 ans en moyenne lorsque le défi fut lancé. De la même manière c’est à la jeune génération mobilisée par Obama de relever le défi d’aujourd’hui. » (ma traduction approximative). [D'autres vidéos tirés du même événement, sur ReadWriteWeb-France]
Agrandir le plan
J’ai cherché sur le site de la Ville quelque chose se rapportant à un boisé du nom de Jean-Milot… Pourtant j’avais en main un dépliant du Comité de Surveillance Louis-Riel qui indique qu’on y a réalisé récemment un sentier d’interprétation écologique… C’est finalement dans un article du journal local que je trouve le plus d’information, notamment qu’un plan directeur de l’aménagement de ce boisé a été élaboré. Mais non encore adopté par les élus : « Le plan directeur n’a pas été chiffré, mais il est ambitieux. Il sera déposé aux élus de l’arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve afin de les sensibiliser à l’importance de développer adéquatement le site ».
Prendre une marche au parc : pour les enfants avec (ADHD) troubles déficitaires de l’attention avec hyperactivité, cela peut réduire de manière notable les symptômes. Une étude de l’Université de l’Illinois met en évidence cet effet encore inexpliqué. Suivant un article du Globe and Mail. Il semble que les enfants des milieux fortement urbanisés sont plus à risque de souffrir de ce trouble.
Une piste de solution à creuser… qui n’est pas trop risquée pour la santé des enfants, mais plus difficile à pratiquer quand le prochain parc est à des kilomètres.
Pourquoi pas des parcs linéaires, grâce à la transformation de certaines rues… comme on a peu à peu accepté de quadriller nos villes de pistes cyclables ??
Al Gore will issue a major challenge, essentially pressing the « reset » button on how we think about energy and climate, and how we can create prosperity in America.
Finalement, s’il n’y avait pas de nouveau pont vers Laval , peut-être serait-il possible d’éviter d’ajouter des voies sur Notre-Dame et pourrait-on concentrer les investissements dans l’amélioration de l’offre de transport en commun pour réduire la congestion !?
Comme disait le maire « Toutes ces recommandations sont interdépendantes ». C’est probablement pour ça que la rue Notre-Dame continue de prévoir doubler son appel d’automobiles et que la voie de service rapide d’autobus prévue sur l’aninne emprise de chemin de fer dans le sud-est n’est prévue que pour un avenir « à déterminer ».
On ne peut dire que le plan régional manque de courage… mais il a sans doute fallu faire des compromis avec le ministère du Transport, qui a dit à plusieurs reprises dans sa négociation obligée avec la Ville que s’il n’y avait pas d’ajout de voies automobiles dans le plan de réfection de la rue Notre-Dame, il n’y avait pas de raison pour lui d’investir. Autrement dit ce qui manque au plan régional de transport c’est un plan national ! Et ce n’est pas avec « l’obligation » faite au ministère comme 5e condition à l’acceptation de son plan de réfection de la rue Notre-Dame que nous aurons bientôt un tel plan:
Le ministre des Transports doit déposer auprès du ministre de l’Environnement une étude dans
laquelle il proposera les moyens visant à améliorer l’offre de transport alternative à l’automobile
sur l’Île de Montréal. Cette étude doit être déposée au plus tard cinq ans suivant la mise en
service de la rue Notre-Dame modernisée
Comment se fait-il que cette « étude » ne soit pas encore faite ?? 5 ans après la mise en service… ça veut dire quoi, dans dix ans ? Les résultats d’une étude ! Et pour la mise en oeuvre, il faudra encore… 20 ans ? On dirait vraiment que le ministère du Transport ne vit pas sur la même planète que nous… Il y aurait là de quoi distinguer un prochain gouvernement du Québec qui ferait arriver ce ministère au XXIe siècle.
Le dernier numéro de la revue Développement social comporte un dossier important sur la gouvernance locale, les concertations stratégiques de développement… de plus, un encart sur la lutte à la pauvreté et une section spéciale sur l’Estrie, qui brille comme région innovante en terme de concertation des acteurs locaux et régionaux.
Un ensemble d’articles riches qui donne du sens à la question d’un élargissement de la base du membership du RQIIAC, regroupement d’organisateurs communautaire en CLSC, qui se questionne (depuis toujours) sur son identité et sa « spécificité »… et qui pourrait (c’est mon avis) profiter d’une ouverture ou d’une refondation de sa base en incluant des intervenants d’autres réseaux. Les offices municipaux de HLM, surtout avec le déploiement du nouveau programme de soutien communautaire en logement social, sont des lieux de pratiques d’organisation communautaire de plus en plus dynamiques; et les exemples de projets de développement social dont témoigne la revue DS donnent une idée de pratiques très apparentées à l’organisation communautaire…
Je me suis replongé dans les documents de la consultation de 2000, où le CLSC H-M avait contribué d’un mémoire… mais surtout les documents d’aujourd’hui, qui doivent répondre aux conditions du décret gouvernemental lui-même basé sur le rapport du ministère de l’environnement qui faisait suite au rapport du BAPE. (C’est bizarre que le document que j’ai trouvé le plus intéressant – celui de l’environnement – ne soit pas lié sur le site du projet ?)
Tout ça pour un petit quatre page (un document de travail, personnel et non officiel). Qui servira au comité chargé de développer la position du CSSS. Mémoire qui devrait être déposé sur le site du CSSS aussitôt terminé. Dans moins d’une heure !