Vendredi, 18 décembre 2009
Il y a quelques mois, je rencontrais un ex-directeur général de CLSC (il l’avait été dans l’Outaouais et à Montréal) et sa réaction immédiate sur les CLSC d’aujourd’hui a été de dire : «Il faut retourner au travail dans la communauté. Je suis atterré de voir comment on a perdu de vue cette orientation ». Réaction similaire, quoique sur un autre registre, du président du RQIIAC : « bien des choses ont changé depuis 20 ans, mais une chose ne doit pas changer : le cap sur une vision politique du changement social ». Bref, il y a un sentiment assez répandu qu’on étouffe et qu’il faut revenir aux motivations initiales de l’organisation communautaire en les inscrivant certes dans le nouveau contexte bien sûr mais aussi en évitant de simplement s’adapter à celui-ci. (extrait)
« En santé et services sociaux, l’omniprésence de la santé publique et de sa conception technocratique des choses fait des ravages« . Louis Favreau n’y va pas de main morte ! Qualifiant l’avenir de l’organisation communautaire en CLSC d’incertain. De la part de quelqu’un qui a autant d’expérience, on aurait aimé un peu moins de « j’ai rencontré un directeur » ou « lors d’une réunion, untel disait » et un retour un peu plus systématique. Notamment, parmi les textes publiés par l’observatoire de l’Outaouais, un des rares documents à avoir porté un regard systématique sur la relation entre l’organisation communautaire et la santé publique, ne permet pas de conclure de manière aussi simpliste. «[L]a recherche a le grand mérite de nous faire voir comment se vit de manière concrète le travail en organisation communautaire sur certains dossiers majeurs de santé publique». (Pratiques d’OC et santé publique, René Lachapelle) Les conclusions de la démarche de René (soutenue par le RQIIAC) ne tracent pas un portrait aussi noir, mais ouvre plutôt sur des conditions de collaboration et de partage à explorer.
Comment contrer l’hospitalo-centrisme de notre système si la première chose qu’on s’empresse de faire est de tirer dans le dos des alliés que sont les gens de la santé publique dans ce réseau ?
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Quel avenir pour le mouvement communautaire ? (document PDF, 22 pages; extrait vidéo 21 min.) C’est la question que se posaient quelques 125 personnes lors d’une rencontre organisée le 5 mai dernier par le RIOCM et la FOHM, où, entre autres, Louis Favreau et Lorraine Guay tentaient de répondre à la question.
Incidemment, c’est sur le nouveau carnet de Louis Favreau que j’ai appris (ou qu’on m’a rappelé) la tenue de ce colloque. Un carnet qui rassemble articles et conférence de ce professeur de travail social, responsable de la Chaire de développement des collectivités à l’Université du Québec à Hull.
Mais revenons au colloque du 5 mai…
À lire ou entendre certains discours communautaires s’opposer à la professionnalisation, qu’on associe curieusement à la standardisation; refuser tout contrôle de l’État tout en demandant reconnaissance et financement; se distancer de toute « responsabilité populationnelle »… une personne qui n’est pas « du milieu » pourrait ne percevoir que du corporatisme, ou une forme d’étroitesse plutôt éloignée de l’image d’un communautaire accueillant, inclusif… Il est peut-être bon de se rappeler ce que ces positions ont, historiquement, de justifiées, même si elles apparaissent à première vue contradictoires.
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Une nouvelle version du Porte-documents de l’observatoire. Plus complet, plus volumineux…
Déposé sur Acrobat.com, il faut télécharger le document de 90 mégaoctet avant de visionner dans Acrobat Reader 9. Hé oui, la version 9 déjà !
Attention, pour les utilisateurs du navigateur Explorer de Microsoft, il semble que le bouton « télécharger » de l’interface Acrobat.com conduise à l’ouverture du document plutôt qu’au choix entre l’ouverture et l’enregistrement… Pour contourner ce problème, utilisez le bouton droit de votre souris en cliquant ce lien-ci, et choisissez « enregistrer le document ».
Ces deux bulletins de « veille informationnelle » ont toujours des documents, rapports et ressources à proposer qui valent quelqu’attention. Tirés des dernières livraisons de Santé pop, publié par le Réseau de recherche en santé des populations, et VIsAge, produit par la direction de la santé publique de Montérégie :
- Au Canada, les dépenses de santé totalisent plus de 170 milliards de dollars chaque année, soit une moyenne de 5 000 dollars par personne. Cette somme - qui représente 40 % des budgets provinciaux – permet-elle aux Canadiens d’obtenir les services auxquels ils aspirent? Les auteurs s’interrogent aussi sur le choix des services actuels financés : les dépenses sont-elles effectuées au bon endroit? Le site : Valeur de la santé Canada; le document (pdf) : la valorisation de l’argent au sein de notre système de santé public. [est-ce une différence culturelle Québec-Canada, mais l'expression "valorisation de l'argent" me laisse un arrière-goût... pas vous ? Je comprend bien qu'il s'agit de l'effet que peut avoir la gratuité (relative) des services sur l'utilisation
qu'on en fait... mais n'est-ce pas la santé qu'il faut, malgré tout, valoriser grâce à une meilleure utilisation des ressources que nous y consacrons ?]
- Le dernier numéro (mars 2009) de la revue Développement social a pour dossier principal le développement territorial en Montérégie. « En première partie, ce dossier présente certains défis et enjeux tandis que la deuxième partie propose des solutions aux problèmes vécus par certains territoires, notamment sur le plan du décrochage scolaire et de la lutte à la pauvreté. Parmi les articles proposés :
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Je ne sais jusqu’à quel point ces textes seront encore pertinents… je laisse à d’autres le soin d’en juger. Puisque j’avais déjà fait le gros du travail… d’édition, d’assemblage en deux documents « synthèses », cela depuis quelques mois déjà, et que je n’ai pas trouvé le temps de faire les mises en contexte que je comptais faire au départ, j’ai décidé de déposer les documents tels qu’ils ont été écrits. C’est donc dire que le mémoire de sociologie s’ouvre sur une vingtaine de pages à saveur plus méthodologique (ce qui ne sera pas au goût de tous) mais le reste des 70 pages porte sur les pratiques d’organisation communautaire qui ont marqué le début, les quinze premières années du service d’organisation communautaire (SAC) au CLSC Hochelaga-Maisonneuve. De même mes articles rassemblés en un recueil auraient sans doute mérité des notes historiques, des rappels, pour les plus jeunes… mais ça fait plusieurs mois que je me dis que je vais le faire… quand je le ferai, ce sera une nouvelle édition !
Vous trouverez donc, dans un premier document (PDF) une trentaine d’articles, dont la majorité furent publiés dans la revue Interaction communautaire, entre 1986 et 2006. Cela fait une centaine (98) de pages… publiées sous le titre Pratiquer le social aux frontières. Dans la même veine j’ai produit une version PDF de mon mémoire de socio (1991), qui était par ailleurs disponible en format HTML (moins facile à imprimer) sur ce site depuis 2002. Bonne lecture ! Et, si jamais ça vous est utile… donnez m’en des nouvelles !
Au moment où des équipes d’organisation communautaire de CSSS sont à reformuler leurs orientations, dans le cadre des (relativement) nouveaux CSSS, la lecture de ce rapport The Community Development Challenge (PDF 60 pages) peut en intéresser plusieurs. Le contexte en Grande-Bretagne est certes différent, mais les questions relatives à la pratique professionnelle du Community Development, de même que les défis auxquels elle est confrontée en terme de reconnaissance, indicateurs de réussite, valeurs, formation… sont drôlement semblables à ceux qui se posent ici.
Malgré la barrière de la langue, cette lecture vaut l’effort. Un document réalisé sous la coordination de la Community Development Foundation, avec la collaboration du Community Development Exchange (une communauté de praticiens du DC) et de la Federation for Community Development Learning, grâce à un financement du Department for Communities and Local Governement.
OK, c’est encore en anglais… Je ne vais pas m’excuser, là, mais je comprend que ça puisse en irriter quelques-uns. Toujours est-il que ces réflexions devraient toucher ceux qui sont concernés par le renouvellement et la revitalisation de leurs associations. Le site, manière blog, s’appelle : We Have Always Done it That Way (on a toujours fait ça comme ça). Une référence de David Wilcox sur [Designing for civil society]