quelques pas dans les Laurentides

Je pense à deux ou trois journées de marche… [après la bibliothèque, avant les portes & fenêtres]

De St-Jérôme à Prévost (après m’y être rendu en métro-bus). 13 km pour se dégourdir.

De Prévost à Val-David, 25 km en 5h et demi. Aller voir les Jardins du précambrien.

Et pour le retour, 34 km en passant par Morin-Heights : 4,9 km/h pendant 7 heures. Les arrêts ne seront pas très longs et le pas soutenu.

silence conjoncturel

Un mois déjà depuis le dernier billet… Ce n’est pas que l’actualité manque de piquant ou que je me suis désintéressé des sujets de prédilection de ce carnet mais bien que des engagements ailleurs et certaines contraintes matérielles m’ont éloigné du clavier.

Je me suis engagé, sans trop mesurer l’ampleur de la tâche, à réaliser des photos et de courtes entrevues auprès des personnes habitant une résidence que j’ai contribué à mettre sur pied il y a dix ans. Pour le dixième anniversaire, j’ai proposé de faire un album photos où l’on dirait quelques mots sur le parcours de vie des gens. Ces quelques mots sont devenus quelques 75 pages de transcription d’entrevues… qui ont duré en moyenne 56 minutes !

Nous voulions lancer cet album lors de l’assemblée générale prévue fin juin… Ce ne sera probablement qu’un diaporama, à cette date. Mais je ne perds pas espoir de donner une forme papier plus définitive à cette démarche.

Mais ce projet n’explique pas à lui seul le long silence de mai. Je suis à faire des travaux préparatoire à mon déménagement : transformer un garage (35′ X 10′) en bibliothèque-salle-télé. Gros travaux… Mais ça sera bien. La porte de garage remplacée par des portes-fenêtres donnant sur le jardin… Cela devrait inspirer les prochains mois, que dis-je, les prochaines années d’écriture et de réflexion sur Gilles en vrac… 

<Ajout-14 juillet> Voici quelques photos de cette transformation presque achevée

en passant

En passant : C’est le nom donné au format particulier de ce billet (il en existe 7-8, comme Discussion, Image, Citation, État, Vidéo, et Par défaut).

bonoboEn passant,  je lis Le bonobo, Dieu et nous – à la recherche de l’humanisme chez les primates, de Frans De Waal, tout en poursuivant ma lecture du Capital au XXIe siècle. C’est plus léger, dans tous les sens du mot.

Et je vais regarder le Super Bowl avec mes petits enfants…

Et je vais commencer la semaine prochaine un projet de photos à la Maison des aînés… où j’espère amener à participer un maximum de résidentes à l’occasion du 10e anniversaire de la Maison.

 

Finalement, en passant, dimanche prochain sera le douzième anniversaire de ce carnet : le 9 février 2002 je publiais un premier billet sur ce carnet. Douze ans, c’est pas de la tarte !

premiers constats 2014

  • Premier constat : Un robinet qui goutte, dans un évier situé contre un mur extérieur, risque de bloquer le renvoi par le gel cumulatif des gouttes, l’une après l’autre, lors de périodes de grand froid.
  • Deuxième constat : Une toux grasse qui ne s’arrête pas peut être le signe d’une BPCO ou MPOC au Québec — maladie particulièrement fréquente chez les fumeurs de longue date.
  • Troisième : C’est finalement bien simple de relier mon ordinateur (Mac) à ma télé (AppleTV).  Il faut qu’ils soient sur le même réseau. J’avais mon ordi sur un réseau, et la télé sur le réseau des visiteurs — je me souvenais plus du mot de passe du réseau principal ! Avec un tel lien, ma télé peut devenir mon écran, alors que je tape ou fait défiler des images (ou des URL) sur le clavier de mon ordinateur portable.
  • Quatrièmement, les projets de 2014 seront moins encadrés ou orientés par des engagements organisationnels, mais plutôt par des choix éthiques et des questionnements personnels. C’est le côté « en vrac » à ce blogue. En même temps, cela donne des contributions plus indépendantes à l’endroit des courants d’idées et de discours (parfois très forts) de l’actualité. Ce qui ne veut pas dire que je sois insensible aux questions telles la corruption des processus publics, l’identité culturelle et nationale ou la neutralité de l’État. Mais j’essaie de faire des liens, de lester ma réflexion d’expériences concrètes ou encore de questionner l’actualité à partir de considérations à long terme, ou englobantes qui me semblent essentielles mais ne sont pas le propre de la culture dominante marquée par l’instantané et le court (140 caractères, spot de 15 sec.).

Nunavut, Nunavik

J’ai souvent confondu l’un pour l’autre. Je ne savais même pas que la partie ouest du territoire Inuit [le territoire Innu est celui des anciens Montagnais-Nascapis] s’appelait Inuvialuit. Nunavik, c’est le nom de la partie québécoise de ce grand territoire. Situé plus au sud (10° ou 5?) que le Nunavut, il s’étend sur un territoire 4 à 5 fois plus petit. Le Nunavik semble plus densément peuplé. Y a-t-il une différence importante entre les administrations publiques de l’un et l’autre territoire (celle de Kativik) ? Des particularités québécoises, liées à certains traités, conventions, ou à l’histoire et la culture de cette région ? L’été qui vient pourrait bien être celui où je visiterai le pays Inuit pour la première fois. Un article récent dans Le devoir  : Tourisme Grand Nord – Terre et mer, du Groënland au Nunavut

Près d’Ilulissat, au Groenland, ce « bras de mer de 56 kilomètres est chargé d’icebergs qui se sont détachés du glacier le plus productif de l’hémisphère nord (il avance de sept kilomètres par année et 20 millions de tonnes de glace s’y détachent chaque jour !) ».

Un glacier qui produit 20 MT de glace par jour, c’est tout un « climatiseur ». Cette « machine à glace » risque-t-elle de s’arrêter de fonctionner, un beau jour, dans la cascade des effets du réchauffement climatique ?

l’amour idéal

Comment l’amour réel, ce lien affectif, quotidien, cet attachement profond qui se développe « pour le meilleur et pour le pire » avec la personne choisie, significative, élue… comment cet amour de chaque jour peut-il supporter la continuelle comparaison avec les modèles de beauté, d’intelligence, d’humour et de tendresse qui se donnent à voir en grand format, à haute définition sur tous les écrans de nos désirs ?

Faudrait-il user d’artifice et couvrir d’un voile l’amour réel pour éviter la comparaison et nourrir le mystère, la singularité de la relation ? Mais cette personne ainsi cachée ne devient-elle pas un objet thésaurisé, approprié comme privé en contradiction avec la quête, la conquête d’une place, d’une participation accrue, libre des femmes à la société ?

User d’artifice sous forme de voyage rêvé qu’on réalise, de fête ou de réception réussie, de collection d’objets désirables. Des façons d’incarner sa propre aventure, d’écrire son roman. Des artifices qui n’en sont plus lorsque l’aventure s’épaissit, s’opacifie avec le temps pour prendre corps, devenir souvenir inscrit dans la chair. Ces photos qui me font du bien parce qu’elle me rappellent le temps passé… avec toi.

Sans artifice, l’amour dans la peau. L’amour de ton cul, de ta bouche, de tes seins, de tes fesses, de tes bras de tes jambes, tes yeux tes cheveux… de tes jours et tes nuits, j’ai envie, ma mie. Évidemment cet amour charnel n’est plus ce qu’il était. Son appel moins pressant, se fait sentir moins fréquemment. Ce qui n’en fait pas diminuer l’importance. Il faut que le désir de recommencer survive, que le plaisir vive encore dans 15 ans, dans 20 ans. Que la tendreté ou la sécheresse des corps ne fasse pas disparaitre l’aiguillon, la sémillante offrande du sexe. Que la tendresse des coeurs accepte et soutienne, un peu, toujours, la folie des corps.

projets de retraite ?

J’y pense de plus en plus souvent, de plus en plus sérieusement. Ce qui me retient (retenait) encore de partir, après 35 ans de services (en septembre dernier) ? L’impression d’avoir un job avec un espace de créativité, où je pouvais (prétendre) avoir une influence sur le développement et l’orientation des choses.

Mais les choses se corsent. Le contexte local devient de moins en moins favorable à l’expérimentation et l’innovation. Les contraintes liées aux processus d’optimisation et d’agrément… rétrécissent l’horizon plutôt qu’elles ne l’ouvrent. Et les collaborations régionales se résument de plus en plus à des voies de communication à sens unique où l’on consulte le local sur des produits déjà formatés, des problématiques déjà circonscrites avec bien peu d’espace pour poser des questions non déjà prévues au programme. Le dernier exemple en date étant le rapport sur les inégalités où les enjeux soulevés tournent essentiellement autour des compétences des équipes en place.

Où sont les efforts pour identifier et réduire les iniquités dont sont victimes les ainés dans leur accès aux soins et traitements ? Quelle est la portion de l’écart de longévité (entre classes de revenus) qui pourrait être corrigée pour peu que les conditions de vie en centres d’hébergement privés soient prises en compte ? Comment expliquer le silence entourant le caractère régressif du « crédit d’impôt pour maintien à domicile d’une personne âgée » qui fait qu’on soutient des deniers publics les personnes en fonction de leur portefeuille plutôt que de leurs besoins ? Continuer la lecture de « projets de retraite ? »

de la montagne à la mer

 

 

Après l’ascension (douloureuse) du Gros-Morne, la fraîcheur des embruns de la côte Atlantique…
Autres photos de Terre-Neuve.

 

couleurs vives

Des maisons colorées, comme des rangées de bonbons ! Et de la bonne bière !!
Premier passage à Terre-Neuve, en pleine Royal Regatta – qui draine tout le monde à St. John’s – même le locateur d’automobile avait fermé ses porte pour la journée ! !

Autres photos de Terre-Neuve.

lectures d’été – 2

J’emporte Dernier tramway pour les Champs-Elysées, après avoir dévoré La nuit la plus longue, pour les moments libres… s’il en est.
Et aussi  The Rational Optimist: How Prosperity Evolves, de Matt Ridley (auteur de Genome: The Autobiography Of A Species In 23 Chapters), pour un coup d’oeil sur « l’évolution de la prospérité », décrite à travers l’histoire (et la préhistoire) des échanges, de la spécialisation du travail. S’il y a quelque chose de spécifique à l’homo sapiens, c’est bien de faire des affaires, de produire de la richesse… Mais à quel coût ?

Pour faire contrepoids à cet économisme, je voudrais bien parcourir, de Fukuyama, Origins Of Political Order. Je n’ai jamais lu le best-seller : The End of History and the Last Man. (Voir l’article ayant précédé le livre, The End of History). Ce sera l’occasion d’aborder cet auteur. Et le sujet est d’intérêt… J’aime bien ce lien qu’il fait en introduction entre les formes politiques des tribus mélanésiennes et les pratiques des congressistes américains.

Ça me reposera de Identité et contrôle.