la petite histoire

J’ai refait la « petite histoire » de mes 10 années en tant que webmestre du (des) site du RQIIAC… pendant lesquelles j’ai dû installer une vingtaine de systèmes de discussion-forum-wiki… Je n’ai pas terminé mais ça m’a fait quelque chose de passer à travers les images d’archives conservées sur Internet Archives.

J’ai inscrit les liens dans cette page, mais aussi j’ai sauvegardé les écrans car je compte visiter ces anciens sites lors d’une présentation et la connexion est tellement lente vers les archives (ils doivent utiliser des ordinateurs aussi vieux que leurs archives !) et je ne veux pas avoir à attendre chaque fois.

Les archives d’Internet, en plus des archives de la liste de discussion (4000 messages depuis 2001) et celles de mon blog (2000 billets depuis 2002)… ça me donne un matériel intéressant. En fait c’est à donner le tournis !

tout un vingtième !

De belles retrouvailles, comme à chaque fois, tous les deux ans aux colloques du RQIIAC… mais cette fois-ci, avec une note de nostalgie car on savait bien que plusieurs en étaient à leur dernière visite… la retraite étant proche, sinon déjà là ! La soirée du vendredi se passait au musée de la civilisation, rien de moins !

J’ai pris quelques photos : une couverture toute partielle et subjective. Et j’ai aussi promis (et commencé) un ou deux textes à déposer en regard de certains enjeux : capital social et pouvoir, notamment en lien avec cet article… D’ici la fin de la semaine cela devrait être fait.

en marge du colloque du RQIIAC

Je suis responsable de l’Observatoire populationnel du CSSS Lucille-Teasdale depuis 18 mois… Est-ce que je fais encore de l’organisation communautaire ?

Certains seront prompts à me dire que : Non ! Ce que je fais c’est un job d’agent de planification et de recherche.

Pour ma part je suis (encore) enclin à prétendre que oui, puisqu’une bonne partie de ma «clientèle» est constituée d’organismes communautaires, de tables de concertations à qui j’apporte ce que j’ai toujours fait : des données leur permettant de réfléchir leur orientation, de comprendre les besoins de la population, de défendre, argumenter leurs projets.

Naturellement, c’est une «spécialisation» – ou une partie de la tâche traditionnelle d’organisation communautaire. Je peux très bien imaginer une personne formée en sociologie ou en santé publique faire ce travail. Mais il pourrait y manquer une sensibilité, une compréhension de la dynamique sociale locale que 30 années de pratiques terrain m’ont permis d’accumuler et qui colorent sans doute à la fois ma disponibilité aux demandes externes et mon rôle conseil / analyste à l’égard des programmes internes.

On peut décrier, avec raison, le fait que certaines institutions ont transformé des postes d’OC en agents de planification. Mais on peut comprendre le besoin urgent de ces nouvelles institutions avec «responsabilité populationnelle» d’avoir une capacité d’analyse locale des populations et besoins. On peut même souhaiter que ces besoins d’information et de liaison aux communautés locales soient remplis par des organisateurs communautaires, pour peu que ces derniers acceptent la légitimité même de l’institution CSSS et reconnaissent la pertinence de ce mandat populationnel.

La responsabilité populationnelle, l’animation des réseaux locaux de services, la responsabilité locale de santé publique (y compris sa reconnaissance de l’importance du développement des communautés) sont des occasions, des opportunités de faire valoir le rôle d’homme-frontière, de passeur de l’organisateur communautaire. Un rôle parfois inconfortable, pris entre l’arbre et l’écorce dans le nouveau contexte institutionnel… mais cela n’a-t-il pas toujours été le cas ?

Je vais dire quelque chose de « sacrilège » aux oreilles de certains : j’aime bien mon CSSS ! J’apprécie les réels efforts qui ont été (et sont) faits pour articuler la démarche des projets cliniques aux ressources et réseaux des communautés locales; j’apprécie la qualité des échanges que la nouvelle équipe d’organisation communautaire (plus nombreuse) a permis; je constate que le « rapport de force » entre l’institution locale et les hôpitaux généraux et spécialisés, les centres jeunesse et centres de réadaptation… sont maintenant un peu plus égalitaires. L’enjeu d’une articulation intelligente avec le réseau de médecine de première ligne n’est pas encore gagné cependant. Mais les CSSS sont probablement mieux outillés pour ce défi que les CLSC l’étaient…

Que sera le RQIIAC dans 10 ans ? Une sous-section de la corpo des travailleurs sociaux ? En suivant les orientation du rapport Trudeau, on serait porté à le croire… À moins que le RQIIAC ne soit devenu le ROCADS [ce serait plus facile à prononcer ! ] pour  Regroupement d’organisateurs communautaires et d’agents de développement social ! Après tout, ce n’est pas une religion, ni un parti politique (surtout pas) que nous avons fondé il y a vingt ans: c’est un espace d’échanges, un forum permettant de soutenir la réflexion sur les enjeux et les conditions du développement social et communautaire. Ces enjeux et conditions ont changé… ergo

pratiquer l'organisation communautaire en CLSC et ailleurs

L’obligation qu’a le RQIIAC de changer son nom pour le rendre conforme à la nouvelle situation des CLSC, maintenant partie des CSSS, a soulevé ce qui s’approche le plus d’une discussion sur la liste de courriel du même nom : 3 ou 4 répliques, dont certaines ne manquent pas d’humour… noir. Mais, à mon humble avis, je crois que le débat passe à côté de la question principale : c’est moins le nom qu’il faudrait changer que la base de l’association. C’est à dire est-ce que le membership du RQIIAC doit encore se limiter aux praticiens de l’organisation communautaire qui travaillent en CLSC ?

Quand ce regroupement fut mis sur pied, il y aura cette année 20 ans, il s’agissait de créer un espace de discussion et de partage sur des pratiques professionnelles de développement des communautés. Des pratiques qui étaient isolées, méconnues. La réflexion sur ces pratiques était si limitée que plusieurs praticiens doutaient eux-même qu’on puisse vraiment faire de l’organisation communautaire en contexte institutionnel.

Pourquoi alors l’initiative d’un tel regroupement vient-elle des intervenants en CLSC, et non du milieu où les « vraies » pratiques se… pratiquent ? Probablement parce que le cadre institutionnel permettait, imposait une distinction plus nette entre les pratiques et les « causes » qu’elles défendaient. C’était d’ailleurs un constat fait assez fréquemment dans ces années que de tous les intervenants communautaires actifs dans les groupes locaux, peu d’entre eux avaient le temps de se préoccuper des enjeux du développent local plus global, trop pris qu’ils étaient à fonder ou défendre leurs secteurs et réseaux sectoriels. Localement, dans les années 80, il y avait peu d’autres professionnels de l’organisation communautaire, professionnels dans le sens général d’une personne qui possède une formation suffisamment générique pour lui permettre de travailler, soutenir différentes facettes du développement des communautés. Lire la suite

coopération et communautés en ligne

Je me préparais à y aller d’un baroud d’honneur… parce que je crois devoir passer à d’autres la responsabilité de sites professionnels dont je me suis occupé bénévolement depuis plus de dix ans. Oui, déjà dix ans. Il est temps, en effet, que la prochaine génération prenne la relève.

Mais j’aurais bien aimé laisser un carré de sable un peu plus dynamique… Ayant quasiment déclaré forfait en ce qui regarde le logiciel installé mais peu utilisable pour l’extranet (entre autre parce qu’il exige tellement d’étapes avant la mise en ligne de nouveaux documents, un processus issu d’un mode de fonctionnement d’équipe logée au même endroit), j’ai fait une xième tentative en installant le logiciel Druppal sur notre site. Ça aura fonctionné quelques temps, mais finalement ça a planté au moment d’installer et certains modules nécessaires au travail en sous-groupes.

Au détour d’un billet de Stephen Downes, je découvre Smartgroups. Lire la suite

des éclats de rire, de couleurs

peinture3.jpgL’activité de peinture s’est déroulée dans l’enthousiasme hier… peinture4.jpgquelques 176 petits tableaux ont été réalisés !

Certains avec beaucoup d’application… peinture1.jpg

D’autres avec… «agressivité» !

peinture2.jpg

couchersoleil.jpg

La soirée s’est ouverte avec un coucher de soleil rutilant comme seul cette région peut nous en servir… pour se dérouler sous la gouverne de l’humoriste Rimouskois Diouf…

premier panel

Denis Bourque, maintenant professeur à l’UQO, nous fait une présentation des conséquences de la présente réorganisation, avec du meilleur et du pire… Parmi le meilleur, l’approche populationelle qui mobilise l’ensemble de la population et non seulement les groupes à risque… parmi le pire, le risque accru de médicalisation, la centralisation…

Enjeux et défis : transformer les commandes en opportunités de développement; jouer pleinement le rôle de développeur des communautés…

Suzanne Beauchamp, directrice générale du CSSS de Champlain. « Les OC ont depuis toujours été les experts dans l’approche populationnelle. On a changé les termes, la grandeur des territoires, le nombre des partenaires… Vous n’avez jamais eu de pratique exclusive… Soutenir le changement, gérer le changement, vous l’avez toujours fait. Attention de ne pas voir la vague plus grosse qu’elle ne l’est.

Vous pouvez jouer un rôle de premier plan dans la nouvelle structure. Vous êtes des incontournables dans la mise en place des réseaux locaux : c’est devenu obligatoire de pratiquer l’approche populationnelle, alors ceux qui la pratiquent depuis des décennies… ont une longueur d’avance. Les partenariats, les collaborations avec les groupes communautaires, l’adaptation des pratiques avec les milieux et communautés… Sachez guider le capitaine de votre navire en vous faisant l’écho des populations locales.

Dominique Foisy, intervenant du CSSS Papineau. Les pratiques d’organisation communautaire en évolution sont à remettre dans le contexte des communautés et non seulement des structures organisationnelles. Autonomie professionnelle et légitimité des intervenants, liées aux personnes mais aussi aux partenaires et organisations avec lesquels chacun travaillent.  Trois types de légitimités fondant l’acton des OC: démocratique, institutionnelle, de compétence. Des processus en évolution, en changement… Approche « Flex-o-flex » de nos réseaux : là où ça fait mal… Nous seront confrontés aux conséquences d’une action de plus en plus fondée sur notre légitimité institutionnelle, qui nous obligera à renforcer nos liens avec des organisations communautaires.

Marie-Renée Tremblay, directrice du Regroupement des organismes communautaires de la Gaspésie et des Iles. Financement des organismes, difficultés de se retrouver dans les différents modes de financement (mission, ponctuel, contrats de services…). Difficultés de mobilisation des membres dans les groupes… qui entretiennent de plus en plus des relations de consommation… Une boîte à outil, un jeu, sur l’action communautaire autonome… Des questions posées aux autres panelistes : à Mme Beauchamp « Nommer 5 critères de l’action communautaire autonome… »

dixième colloque du RQIIAC

Ouverture ce matin par Gaston Lagacé, en présence de plus de 250 intervenants en organisation communautaire… et avec une communication en direct avec Jean Lemire, sur son voilier (le Sedna)  installé pour l’hiver en Antartique !

Gardez le cap… c’est important ce que vous faites… chaque geste compte… notre objectif à long terme est semblable : c’est de rendre la vie meilleure. (…) Si jamais vous avez des problèmes avec des structures qui vous oublient ou vous empêchent de travailler… donnez-moi leur adresse, je leur envois quelques phoques léopards. !

Université d'été – Concordia: technologie et activisme

Un atelier intéressant… Technologies, médias et activisme. Toute la journée journée du 16 juin. Un vendredi : j’ai même pas besoin de demander à mon boss, puisque je ne travaille pas le vendredi ! C’est Mike qui m’a mis la puce à l’oreille. J’ai pourtant reçu le programme… L’ai-je reçu ou bien ce n’est que l’habituelle carte postale nous invitant à réserver les dates (du 11 au 16 juin) ? Je n’en suis plus sûr, car on ne reprouve pas, pas encore, le programme sur le site du Programme d’été de l’Institut de développement communautaire. Je n’avais pas remarqué vraiment, puisque c’est l’année du colloque biennal du RQIIAC… et que je dois y animer, justement, un atelier sur le développement de nos outils technologiques (site Web, listes courriel, extranet, carnets…).

Faut que je me décide si je veux participer à la Table ronde. c’est le 3 la date limite… Autrement je pourrai toujours y aller comme simple participant !

Intranet : 10 fonctions-clés

«Disposer d’un intranet n’est plus un luxe, ni même un projet secondaire : l’habitude du Web et la dématérialisation croissante des outils de travail ont préparé les collaborateurs à l’outil et son support, autant qu’amplifié la nécessité de faire transiter un maximum de services au sein d’un environnement fédérateur.» [JDN] référence de Biotope

Intranet, extranet… les 10 fonctions ne s’appliquent pas toutes à l’extranet en développement du RQIIAC mais couvrent certainement une bonne partie des besoins auxquels il devra répondre…

passage à Firefox

Depuis quelques jours (deux ou trois semaines tout au plus) je fonctionne principalement avec Firefox comme navigateur (version 1.5). Jusqu’ici la stabilité est grande et les nouvelles fonctionnalités représentent plus d’avantages que l’abandon des habitudes développées avec Explorer. Parmi les plus importantes des fonctionnalités qui me manquent : la possibilité d’utiliser Ctrl+K pour inscrire un lien hypertexte après avoir saisi un ou quelques mots.

Parmi les nouvelles fonctionnalités que j’apprécie le plus : la possibilité d’ouvrir dès le départ un certain nombre de volets (tabs) correspondant à autant d’URL de travail. Par exemple, j’ouvre d’ambléeemblée mon carnet web, le site de mes listes Yahoo, mon agrégateurs de nouvelles, ma page de courrier Gmail, et ma page d’édition d’un billet (sur Gillesenvrac).

soutenir la prise de parole : un objectif en 2006

Un climat qui permette de « montrer certaines vulnérabilités sans que le prix à payer soit trop élevé. A-t-on ces conditions dans nos écoles? » Ce commentaire de Mario Asselin, et le billet de François Guité auquel il s’adresse, touchent la question de la participation limitée dans la blogosphère, même chez des gens qui devraient plus facilement prendre la parole (enseignants, organisateurs…) et participer ainsi à la construction d’un discours public ouvert, critique…

Justement, la dimension critique de ce discours a vite fait de rasseoir ceux-celles qui ont des velléités de prise de parole… Je pense à un petit échange qui a eu lieu récemment sur une liste de discussion d’organisateurs communautaires. Évidemment le sujet était chaud : le vote d’allégeance syndical. Mais tout de même, les discussions étant si rares sur cette liste j’aurais souhaité que la prise de parole soit encouragée plutôt qu’aussitôt semoncée par quelques redresseurs de torts.

Mais il est vrai que les Québécois, qui « n’aiment pas la chicane », devraient apprendre à mieux soutenir le débat et la discussion plutôt que de chercher immédiatement le compromis, le consensus… Comment encourager la participation à la discussion publique (et permettre l’expression d’une certaine vulnérabilité) tout en ne rabotant les différences et débats éclairants ?

nouveaux modules

J’ai installé le module Moodle, sur le site Communautaire, dans le but de l’utiliser comme support à l’inscription du prochain colloque du RQIIAC. Si vous voulez y jeter un coup d’oeil… et me donner votre opinion. On peut s’inscrire de manière automatisée, pour le moment. L’idée étant de créer pour chaque atelier (ou séminaire) du prochain colloque un « cours », qui permette aux gens de s’y inscrire, et aux inscrits de participer à la préparation du colloque…

Une autre installation récente de PHPsurveyor: un questionnaire en ligne, en période de pré-test. Sur les 55ans et plus, le rôle de leurs associations et l’engagement social des aînés. Si vous voulez remplir le questionnaire, particulièrement les plus de 50 ans, vos commentaires sont les bienvenus. Pour préparer un sondage, ce logiciel est assez puissant… quand vous aurez répondu, je pourrai vous dire comment sont les fonctionnalités d’analyse des réponses…

Wikistes à la Brasserie Luxembourg

À l’occasion de la venue de Mario Asselin, directeur de l’école St-Joseph à Québec  mais surtout animateur d’un réseau de blogs pour profs et élèves… l’infatiguable Christophe proposait de réunir quelques personnes dans une atmosphère pas tout à fait scolaire… Il semble donc que ce sera à la Brasserie du Luxembourg, face au parc du même nom. Vers 19h30. Mais je ne suis pas certain de traîner mon ordinateur pour profiter du réseau Wi-Fi… me semble que ça contredit le caractère social, dans le sens de face à face (non social software) de la rencontre… Mais bon, peut-être que ceux qui viendront en automobile y verront moins d’inconvénients.

Parlant de Wiki, ceux installés pour le RQIIAC ne sont toujours pas utilisés… un problème de confusion, contradiction entre des outils multiples présentés à des utilisateurs encore à se dépatouiller avec les commandes de leur logiciel de courriel…

Et puis il y a mardi, la conférence Demain, Tous Médias, au pôle Léonard-de-Vinci de l’Institut international du multimedia.

Le mantra du KM

What have you learned from dabling in KM? Here is my quick list:

  • Knowledge is about relationships & dialog not access to information
  • Improved awareness has greater long term value that access
  • Tools do not really matter – identity and trust do!
  • A shared language bootstraps creativity and collaboration
  • KM takes time, 3-5 years!! – tiré de Knowledge at Work

Un mantra à répéter et mettre en pratique… la techno est subordonnée aux échanges, générateurs de confiance mutuelle; à la communauté de language (de pratique ?), qui favorise la créativité; le dialogue et la relation entre les personnes sont plus importants que l’accès à l’information…
De là l’importance de l’engagement des membres du conseil d’administration (et autres personnes influentes) si l’on veut s’appuyer sur ces ressources technologiques pour faire un « bond en avant » dans le développement de notre communauté de pratique.
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