Le Carrefour montréalais d’information sociosanitaire vient de mettre à jour plusieurs de ses tableaux de bords et tableaux interactifs :
- Un nouveau tableau de bord sur les indicateurs stratégiques du plan d’action en santé mentale est maintenant disponible.
- L’année financière 2006- 2007 a été intégrée aux tableaux de bord PALV (Personnes en perte d’autonomie liée au vieillissement) et Services posthospitaliers.
- Mise à jour PALV – En plus de l’année financière 2006-2007, des indicateurs relatifs à l’hébergement ainsi qu’aux services fournis par le CLSC sont disponibles jusqu’en 2008-2009.
- Trois nouveaux indicateurs de satisfaction ont été intégrés au tableau de bord PALV de l’année financière 2007-2008 pour les usagers recevant des soins à domicile, leurs proches aidants et les personnes hébergées en CHSLD.
- Les données 2008-2009 ont été ajoutées dans les tableaux statistiques sur les dépenses dans le réseau montréalais .
Malheureusement les données du tableau de bord PALV ne comprennent que 4 variables pour la dernière année… souhaitons que les autres s’ajouteront graduellement.
De manière générale, les données sont plus riches et manipulables sous forme de tableaux statistiques 
Ainsi on apprend que si 17 703 Montréalais ont été (nouvellement) diagnostiqués comme ayant une dépression majeure par des omnipraticiens durant l’année 2006-2007, seulement 10 % (1708) ont été suivis avec continuité par l’omnipraticien. Plus de 60 000 montréalais ont cependant été traités (en clinique, en hôpital, en CLSC…) dans le réseau public durant la même année pour dépression majeur ou autre trouble de l’humeur.
Je me suis demandé : à quelles orientations une équipe d’intervenants auprès des familles et des jeunes devait répondre dans son travail ? J’ai trouvé quelques documents récents (depuis 2007 seulement) définissant les orientations à suivre pour l’intervention auprès des jeunes et des enfants…
- Riches de tous nos enfants, rapport national sur l’état de santé au Québec, INSPQ & MSSS, 163 pages, 2007
- Enrichir le Québec de sa relève, Stratégie d’action jeunesse 2009-2014, 102 pages, 2009 (?)
- Programme-services Jeunes en difficulté, Orientations relatives aux standards d’accès,de continuité, de qualité, d’efficacité et d’efficience, Offre de service 2007-2012, MSSS, 88 pages, 2007
- Une communauté mobilisée pour ses jeunes, cadre de référence pour le déploiement de l’approche Écoles et milieux en santé, DSP Montréal, 234 pages, 2008
- Les rapport régional (144 pages) et local (40 pages) sur l’Enquête sur la maturité scolaire des enfants montréalais, DSP de Montréal, 2008
- Analyse des interventions de promotion de la santé et de prévention en contexte scolaire québécois : cohérence avec les meilleures pratiques selon l’approche École en santé, INSPQ, 243 pages, 2009
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Mercredi, 24 février 2010
Première ligne forte, meilleure accessibilité aux services, meilleure gestion des maladies chroniques, intervention précoce, suivi des grandes transformations et réduction des inégalités sociales.
On retrouve sur le site de l’Agence le Bilan 2006-2010, une version « faits saillants » du bilan, le document de consultation sur la planification stratégique 2010-2015 (63 pages).
Une série de rencontres de consultation s’amorce (syndicats, organismes communautaires, commissions régionales, établissements, tables spécialisées…) en mars, avril. Quinze groupes de discussions seront aussi organisés en mars : un par territoire de CSSS et trois groupes anglophones.
Encore une fois, on promet de développer la première ligne, de faire travailler ensemble tous ces professionnels afin de répondre aux besoins grandissants d’une population vieillissante et susceptible de souffrir de plus en plus d’affections chroniques… Mais comment peut-on décemment proposer de telles perspectives sans soulever une seule fois la question de la rémunération à l’acte des médecins ? Croit-on sincèrement qu’on pourra s’occuper, enfin, des personnes d’une manière concertée et efficace alors qu’une partie centrale, essentielle, du système est orientée, incitée à passer le moins de temps possible avec chaque cas. J’espère que cette question sera soulevée avec assez de force lors des forums et groupes de discussions.
Mercredi, 17 février 2010
Qu’est-ce que le progrès, et comment devrait-on mesurer le bien-être d’une population ? L’OCDE a organisé deux grandes conférences sur le sujet, et l’année dernière, le Président Sarkozy de la France a créé une commission de premier ordre pour faire rapport sur ces questions [GB: j'en parlais ici]. Ce grand débat reflète le fait que la hausse du revenu national n’a pas apporté l’amélioration de la qualité de vie que beaucoup attendaient, et des enquêtes aux États-Unis ne montrent aucune augmentation du bonheur au cours des 60 dernières années. Ces enquêtes reposent sur une évaluation subjective du bien-être, et il est raisonnable de se demander si ces réponses sont des mesures fiables de la qualité de vie, telle que les gens la vivent. Oswald et Wu ont fait un un test intéressant.
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Mercredi, 17 février 2010
J’ai déjà parlé ici du document portant le même nom. Voici maintenant la conférence tenue en novembre dernier. À noter, une dizaine de vidéos des interventions (et quatres pdf) sont disponibles sur cette page.
Cette grande conférence de l’Institut de recherche en santé publique (IRSPUM), organisée en collaboration avec le RRSPQ, le Groupe SOLIDAGE , et la Chaire GETOS FCRSS/IRSC, a réuni une dizaine de conférenciers pour discuter des réformes de services de santé au Canada, au Québec, aux États-Unis et en Europe, et de leur financement. Près de 250 personnes y ont pris part. [Bulletin Santé pop]
Je découvre, à la faveur d’une incursion sur le site du National Center for Health Statistics, les rapports annuels sur la santé des américains, depuis 1975 !
Mais ce que je trouve encore plus intéressant, c’est l’accès en mode FTP aux tableaux et graphiques (en format Excel) des tous les rapports sur la santé depuis 1995. J’ai trouvé ça en cliquant sur un lien, à l’intérieur du rapport (PDF) sur la santé de 2007.
Le petit graphique (à gauche) que j’ai tiré produit à partir des données d’un des tableaux Excel.
Une autre ressource tirée du même site, interactive celle-là, Health Data Interactive.
Mercredi prochain, trois nouveaux articles dans le Rapports sur la santé, dont Suivi des inégalités sociales en matière de santé (pdf), par Pampalon, Hamel et Gamache et Utilisation des hôpitaux de soins de courte durée par les fumeurs (pdf) par Wilkins, Shields et Rotermann.
À la mi-janvier (le 13) ce seront 3 autres articles, tirés ceux-là des données toutes fraiches de l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé (2007-2009), portant notamment sur la condition physique des enfants, et des adultes.
Mercredi, 9 décembre 2009
Une étude de la Harvard Medical School, qui a suivi l’introduction de l’informatique dans 4000 hôpitaux américains durant 4 ans, arrive à la conclusion que telle qu’actuellement implémentée dans les hôpitaux, l’informatique n’amène pas de réduction des coûts généraux ni des coûts administratifs, mais qu’elle peut parfois avoir un impact limité sur la qualité de certains services. [source Roughtype: Throwing computers at health care]
Vendredi, 27 novembre 2009
The Secret to Good Health – Listen to the Data | Brain Blogger: « A recent study proved what we all already know… that healthy living really does improve long-term health. A lot. The US-based study found that not smoking, maintaining a healthy weight (BMI <30), exercising regularly (3.5 hours/week) and eating a balanced diet (high in fruits, vegetables, and whole grains, low in meat) reduced the risk of developing chronic disease by nearly 80% over the course of the study. 80%! Just imagined if a new drug promised an 80% reduction in chronic diseases — it would be a wonder drug! People would be beating a path to their primary care providers, demanding a prescription. Shareholders in the manufacturers would never have to work again! » (Via Brain Blogger.)
Ce commentaire sur une étude allemande publiée dans la revue Archives of Internal Medecine vient renforcer ce qu’on sait : les bonnes habitudes de vie sont payantes. Mais pourquoi est-ce si difficile de mettre en pratique de telles habitudes ? Oui, les fruits coûtent plus cher que la « junk »… la télé est plus attirante (ou facile) que la marche… ou encore le déplacement en automobile est parfois obligatoire, selon l’endroit où l’on vit et celui où l’on travaille…
Mais il y a aussi, je crois, une dimension sous-jacente : pour vivre plus longtemps il faut apprécier la vie… au point d’en vouloir plus ! Combien de fois ai-je entendu un fumeur dire en allumant une cigarette « Un autre clou de cercueil ». Une blague, avec un fond de sérieux…
Je n’ai pas pris de photos… mais peut-être la semaine prochaine, quand il y aura un peu plus d’activités. C’était bien ces deux jours où des employés de tous les sites du CSSS (7 CHSLD, 3 CLSC et un Centre de crise) se sont unis pour mettre en place ce service. Beaucoup de personnes ressortaient le sourire aux lèvres, nous félicitant pour la qualité de l’organisation. En effet, ces deux derniers jours étaient « sur-oganisés » dans la mesure où on était prêt à recevoir 500 personnes à l’heures alors qu’on a reçu, peut-être, deux mille personnes par jour… Mais ça a sans doute été bon pour le rodage, si on ouvre maintenant les vannes avec les jeunes de 6 à 19 ans ainsi que les familles des jeunes de 0-5 ans…
Ça fait du bien de rencontrer des citoyens avec leurs familles… ceux pour qui on travaille dans l’ombre le plus souvent… C’était vraiment chouette tous ces enfants…
De retour de 3 semaines de vacances, les préparatifs entourant les campagnes automnales de vaccination (contre la grippe saisonnière mais aussi la grippe porcine – H1N1) vont bon train… même si la clarté du message n’est pas au rendez-vous ! Y-aura-t-il 2 doses ou une ? Vaccinera-t-on pour H1N1 avant ou après la vaccination saisonnière ?
Certains ont même laissé entendre qu’on pourrait peut-être laisser tomber la vaccination saisonnière pour cette année !
Pourtant… pourtant… Aux dernières nouvelles, la fameuse grippe porcine n’est toujours pas plus virulente et dangereuse que la grippe « ordinaire ». Et ce petit texte (traduit de l’espagnol par le site Pharmacritique) rappelle sur un ton posé quelques faits, dont ceux-ci :
- « dans les cas de pandémies peu virulentes qui ont connu une deuxième « vague », celle-ci n’a jamais été plus agressive que la première
- « la sérénité, la patience et la tranquillité d’esprit des patients souffrant de grippe A sont essentielles pour que les services de soins puissent continuer à fonctionner dans de bonnes conditions – et pour permettre aux médecins de consacrer leurs efforts à soigner les malades qui en ont réellement besoin, qu’ils soient ou non touchés par la grippe A, d’ailleurs »
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Le blogue Somatosphere publie un billet sur une série d’articles publiés par la revue Medical Anthropology concernant la couverture mediatique et la pandémie. Seuls les abonnés ont malheureusement accès au contenu de la revue en question. Mais les extraits semblent suffisants pour donner une bonne idée du contenu des articles. Je vais voir si la santé publique de Montréal est abonnée à cette revue. Peut-être pourrais-je avoir copie…
Mais la première source citée par Somatosphere me fait connaître un blogue Effect Measure, consacré à la « progressive public health » qui publiait il y a quelques jours un article sur la question : Swine flu this fall: turbulence ahead. Et aujourd’hui un autre : Predicting swine flu in the fall: nothing is obvious.
Ajout : le nouveau site du Center for Desease Control (CDC) américain consacré au H1N1
Vendredi, 24 juillet 2009
Pour des conditions de santé comparables, les enfants de milieux socioéconomiquement défavorisés sont plus susceptibles d’être hospitalisés. [Reuters Health] & [Archives of Pediatrics]
Les enfants de parents stressés sont plus susceptibles de manifester de l’asthme à la suite d’exposition à la pollution due au trafic ou à l’exposition intra-utérine au tabac. [Reuters Health] & [PNAS]
Le statut socioéconomique (40%), mais aussi le QI (25%) expliquent les différences de maladies cardiaques !
In general, the study found, men of the lowest socioeconomic status — measured by income, occupation and education — were between two and seven times more likely to die of causes related to heart disease than the most advantaged men.
« Classical » risk factors, including high blood pressure, smoking and obesity, explained about 40 percent of the disparity, according to the researchers. But IQ itself also appeared to play a role, explaining another quarter of the socioeconomic gap. [Reuters Health] & [European Heart Journal - article in extenso]
SSE: statut socioéconomique
Vendredi, 24 juillet 2009
Le dernier rapport de l’ICIS : Expériences vécues en soins de santé primaires au Canada montre une grande différence entre le Québec et le Canada en terme d’accès à un médecin régulier. Ce qui a des conséquences importantes sur le suivi des maladies chroniques, l’utilisation des urgences et des hôpitaux…
Pourquoi une si grande différence ? Y-a-t-il un manque de médecins au Québec ? Pratiquent-ils une autre médecine ? Ont-ils d’autres incitatifs ailleurs ??
Il y a plus de médecine familiale au Yukon qu’au Québec !! Et, à noter (mais je ne me souviens plus de ma source…) que la situation est pire à Montréal qu’en province !