Il n’y a pas de « copyrights » dans l’industrie de la mode… et cela ne l’empêche pas de prospérer ! On pourrait même penser que d’autres industries pourraient, devraient s’en inspirer ! Il y a une protection des marques de commerce, mais pas des modèles ou des coupes.
De la même source, la conférence donnée par Craig Venter annonçant la création d’une première bactérie synthétique (composée à partie de matériels génétiques synthétiques). À la fin de sa conférence (18 minutes) il laisse entendre que sa compagnie travaille avec Exxon sur la création d’algues qui pourraient capturer les dioxydes de carbones pour en faire de nouveaux combustibles…
La Fondation Templeton pose de grandes questions à de grands esprits. La dernière en date : Does moral action depend on reasoning? (Est-ce que l’action morale dépend de la capacité de raisonner ?). On peu lire sur le site les réponses apportées par 13 professeurs, chercheurs… dont celle d’Antonio Damasio (Yes and no), et celle de Jonah Lehrer (Not so much). Parmi les autres grandes questions soulevées au cours des ans :
Sage publications donne un accès libre jusqu’au 15 mai à ses ouvrages de référence et encyclopédies de toutes sortes…
Je ne crois pas que vous ayez à vous inscrire, puisqu’on m’a donné un nom d’usager et mot de passe générique:
Username: freetrial
Password: onlinereference
À utiliser en se rendant à http://sage-ereference.com/
La section « Sociology », comprend des dizaines d’encyclopédies et de « handbooks »… dont celui-ci, publié en 2005, The Handbook of Community Practice… Faites-moi part de vos découvertes, si vous y allez faire un tour !
Complications: tracking down the data on oseltamivir. Cet article (en accès libre) de la revue British Medical Journal raconte dans le détail les difficultés à obtenir des réponses de la part de la pharmaceutique Roche, à propos d’un ensemble de recherches supposées confirmer la pertinence et l’efficacité du Tamiflu (oseltamivir, de son nom générique) pour diminuer les complications de l’influenza. Chose inhabituelle, même l’éditorial est en accès libre, dans ce numéro. Il appelle à rendre les données publiques : Why don’t we have all the evidence on oseltamivir? The full data from drug trials must be available for scrutiny by the scientific community.
Although billions have been spent on oseltamivir in the faceof pandemic influenza, the team updating the Cochrane reviewof neuraminidase inhibitors in healthy adults found that thepublic evidence base for this global public health drug wasfragmented and inconsistent.
La démarche menée par les chercheurs et journalistes du BMJ (et aussi d’un canal de télévision britannique) ont amené la publication (partielle) des résultats de la part de Roche : http://roche-trials.com/
Le débat entourant la science (les sciences devrais-je dire) climatique, qui connaissait un sursaut suite aux allégations de tromperies (voir billet précédent) et de falsifications de données, amène inévitablement des références à Thomas Kuhn et sa Structure des révolutions scientifiques. Ce qui m’a rappelé l’achat récent d’un livre intitulé Kuhn vs. Popper: The Struggle for the Soul of Science, par Steve Fuller. Une lecture commencée mais non (encore) finie… Heureusement que d’autres ont été plus déterminés, au point d’en faire un résumé bien appuyé (ici un article tiré du Canadian Journal of Sociology Online).
Ma lecture, même partielle, a eu le mérite de me faire douter des références à Kuhn (et à sa Structure des révolutions scientifiques) qui donnent parfois l’impression qu’il suffit de prendre le parti des nouveaux paradigmes, des dominés… pour avoir raison ! Resitués dans leurs contextes socio-politiques, ces deux philosophes des sciences qu’on a longtemps caricaturés comme le bon et le méchant (le premier étant Kuhn), peuvent ainsi voir leurs rôles inversés !
Mais dans le cas des changements climatiques, si l’appel à un nouveau paradigme n’est pas suffisant… comment la réfutabilité (ce qu’on nomme souvent – à tort – la falsifiabilité) peut-elle s’appliquer ? Nous ne sommes pas dans un laboratoire, et il n’y a pas de « seconde chance »… il faudra donc avancer sur la base de connaissances approximatives et de convictions qui, à la différence des connaissances intellectuelles, démontrables, réfutables… mobilisent l’ensemble des savoirs et intuitions. Convictions, croyances, engagements, il y a un temps pour la discussion et la réflexion, et un temps pour l’action. Même quand toutes les données ne sont pas computées, ni les tendances concordantes… il faut parfois agir. C’est pour cela que nous élisons des hommes et des femmes qui ne sont pas d’abord des scientifiques, mais plutôt des décideurs et des mobilisateurs.
Une réponse de Jonah Lehrer à cette annonce de manoeuvres de certains scientifiques (« partisans » du réchauffemement climatique) désirant cacher les données allant à l’encontre de leur point de vue…
144 teraoctets de mémoire, 147 000 processeurs… les ensembles de connexions prétendant simuler la complexité neuronale deviennent géants ! Mais ils ne sont pas plus convaincants. Comme le dit Lehrer:
the talents of our mind are inseparable from the evolved quirks of its machinery, which suggests that simply crossing some arbitrary computational threshold – such as simulating 1.6 billion ersatz « neurons » – doesn’t mean very much if those simulations aren’t rooted in biological reality. A neuron isn’t just another electrical switch; our cells are much more interesting than that. (…) [w]e sometimes forget that the « mind is like a computer » metaphor is only a metaphor. The mind is really just a piece of meat.
La simulation du cerveau par un ordinateur me semble aussi improbable que la simulation de la vie : les seules choses qu’on réussit à simuler sont des caricatures de vie (ou de fonctionnement neuronal) parce que la « programmation » de la vie (et du cerveau) ont été faites par un horloger aveugle.
Des blagues pour scientifiques, mais aussi pour tout le monde… Un virus entre dans un bar… le barman lui dit : On ne sert pas les virus ici. Le virus prend sa place et dit : Maintenant, oui !
Et quelques autres comme ça ! En anglais, malheureusement…
Une référence du blogue Effect Measure sur Scienceblogs.
Aujourd’hui nous ne célébrons pas seulement la fin de la campagne électorale fédérale mais bien la première journée internationale de l’accès libre (Open Access Day).
Pour un accès libre à l’information, à la science. C’est aussi (et c’est la raison justifiant le choix de ce jour, je crois) le 5e anniversaire de PLOS, le Public Librairy of Science. Depuis 5 ans beaucoup de choses se sont passées sur le « front » de l’accès libre, en plus de la multiplication des revues libres soutenues par le PLOS : des facultés d’importantes Universités (Harvard, Stanford en 2008) ont adopté des politiques de publication ouverte (accessibles gratuitement) des travaux de leurs professeurs; en octobre 2003, il y a 5 ans, le MITOPENCOURSE ouvrait officiellement ses portes avec 500 cours…
La communauté scientifique universitaire serait-elle en train de changer d’avis sur les blogs ? Un sujet sur lequel Nicolas Carr m’avait presque convaincu… Ici c’est Olivier Ertzscheid qui, dans son excellent Affordance, fait le tour « en vrac » de la blogosphère universitaire :
Intute publie une série de 4 billets consacrés à la blogosphère scientifique (1, 2, 3, 4). Une petite mine qui pointe vers plein de ressources dont j’extrais ci-dessous quelques pépites.
Dans le billet sur l’état de la blogosphère scientifique au Royaume-Uni, il rappelle l’existence de l’excellent CrookedTimber, à ma connaissance le seul blog qui rassemble des chercheurs de différents pays et de différentes spécialités autour de thématiques en sciences humaines et sociales. Côté blogosphère institutionnelle, Intute signale l’existence de l’initiative du JISC qui met à disposition des blogs (sous wordpress) et des Wikis (sous mediawiki), ainsi que l’impressionnante communauté de l’université de Warwick, cf ci-dessous
Mais ici, la blogosphère universitaire fait référence autant à celle des étudiants que des professeurs. Alors que ma critique (et le billet de Carr) s’adressaient d’abord aux profs.
Je crois que les choses changent, que le phénomène des blogues se diversifie et que des revues très sérieuses (Nature) ont leurs blogues… ou leurs podcast (Science).
Bon, j’admets que j’ai ici un « biais »… qui m’a fait remarquer cet article. Mais le sujet est tout de même intéressant : si on attend de une à trois minutes avant de « clamper » le cordon ombilical cela permet une transfusion de sang de plus de 20 % du volume sanguin total du nouveau né. Les trois-quart de cette transfusion ont lieu dans la première minute. De quoi remettre en question cette pratique « habituelle » de pincer le cordon immédiatement après la naissance.
Un commentaire de Enro me fait découvrir son blog, celui d’un ingénieur agronome qui s’intéresse à la sociologie des sciences… et aux rapports science-société… Une belle découverte, qui m’amène à une autre : L’ameublement du cerveau. Un blog sur les sciences, avec une attention particulière aux sciences du cerveau, mais qui ouvre aussi sur un espace créatif original… où vous découvrirez un Petit précis d’économie (document imagé sur l’utilisation des taxes par l’État français), ou bien Ecoland, une petite animation de 7min30 sur le commerce international, ou encore un « cadavre exquis » graphique…
À des fins d’illustration et de recherche de patterns (qui semblent plus reconnaissables à l’oreille qu’à l’oeil) des biologistes ont transcrit les codes génétiques en musique. Une référence de [Technology Review]