jeudi prochain: une bière à la vie !

Jeudi le 30 avril, au bar Brutopia sur Crescent, de 19h00 à 1h00am, vous pouvez simplement venir prendre un verre avec d’autres Yulblogueurs. Le prix d’entrée de 7$ deviendra votre don au Cedars Cancer Institute. Un appel à la Solidarité blogosphérique de Martine.

Cela contribuera à financer un projet de film ET de rafting par des « cancer survivors ».

Depuis, la lutte continue pour Alston, avec ses hauts et ses bas. On ne s’attardera pas aux bas dans ce billet, mais plutôt à un haut point: en juillet prochain, Alston partira en voyage de rafting avec un groupe de 8 personnes qui, comme lui, sont des “cancer survivors”. Ils seront accompagnés par un cinéaste, lui-même un “cancer survivor”, qui documentera leur périble en Oregon pour en faire un long-métrage. Le projet est décrit en détails ici.

défavorisation à Montréal

La Presse fait un « mini dossier » aujourd’hui sur la défavorisation, à partir des travaux du Conseil de gestion de la taxe scolaire de l’Île de Montréal. La carte de l’île se trouve à la page 25 de ce document pdf de 81 pages. On y trouve des cartes détaillées pour chaque quartier.

Je me demande ce que les travaux autour de la défavorisation matérielle et sociale (indice de Pampalon) apporteront de plus… La mise à jour des données, à partir du recensement 2006, est prévue pour « l’automne ». Il reste encore quelques jours… Les cartes du CMIS sont sans doute un outil de travail plus flexible que le seul pdf du Conseil de gestion, mais il me faudra regarder de plus près les variables utilisées pour y voir la différence. Les deux indices de défavorisation sont basés sur les taux de chômage, de faibles revenus, de monoparentalité, de scolarité (de la mère dans le cas de l’indice scolaire). Plus précisément, l’indice de pampalon se construit sur  deux aspects à partir de (voir page détaillée) :

Composante matérielle Composante sociale
Proportion de personnes sans diplôme d’études secondaires Proportion de personnes vivant seules dans leur ménage
Proportion de personnes occupant un emploi Proportion de personnes séparées, divorcées ou veuves
Revenu moyen par personne Proportion de familles monoparentales

Celui du Conseil de gestion de la taxe scolaire se définit ainsi :

Variables Indicateurs

  • Revenu familial : % de familles à faible revenu
  • Scolarité de la mère : % de familles dont la mère n’a aucun diplôme
  • Monoparentalité féminine : % de familles monoparentales dont le chef est une femme
  • Activité des parents : % de familles dont aucun des parents ne travaille à temps plein

Deux mesures de la défavorisation qui sont proches, mais qui se distinguent par les fins poursuivies : l’une vise à mesurer les besoins sociaux et de santé, l’autre les difficultés scolaires appréhendées des enfants. Quand nous auront la dernière version de l’indice du réseau de la santé, nous pourrons comparer plus précisément les résultats. J’y reviendrai sans doute.

participation sociale et Internet

LA conclusion de la recherche de Stat-Can : les utilisateurs d’Internet sont aussi socialement intégrés que les autres.

Le présent article a permis de déterminer que les utilisateurs d’Internet sont au moins aussi engagés socialement que les non-utilisateurs. Ils disposent de larges réseaux et ont des interactions fréquentes avec leurs amis et leur famille, même s’ils ont tendance à être moins présents physiquement auprès de ces
personnes et, évidemment, à passer plus de temps avec elles en ligne. Un nombre important d’utilisateurs d’Internet sont engagés au niveau civique et politique et utilisent ce support pour explorer les possibilités et prendre contact avec les autres. [Utilisation d’Internet et participation communautaire – pdf 34 pages]

Autrement dit, ce ne sont plus les seuls « geeks » qui utilisent Internet. Grosse nouvelle 😉

inclusion numérique

Ça me fait penser aux slogans des recensement : soyez du nombre… En fait c’est le thème général d’une série de rapports rendus publics cette semaine par le ministère des communautés et gouvernement local de Grande-Bretagne : Digital Inclusion. Sept (7) documents, dont 5 rapports de recherche. Les titres à eux seuls sont un programme : Understanding Digital Exclusion – Research Report, 53 pages ; Technology Futures and Digital Inclusion – Research Report, 35 pages ; Community Perspectives on Digital Inclusion: Qualitative Research to Support the Development of the Digital Inclusion Strategy – Research Report, 51 pages , An Analysis of International Digital Strategies: Why develop a digital inclusion strategy and what should be the focus? Research Report,124 pages , Online Social Networks – Research Report, 41 pages .

Les deux derniers documents sont le plan d’action pour réaliser l’inclusion numérique (Delivering Digital Inclusion, 84 pages) soumis à la consultation, et un rapport sur l’utilisation que fait le secteur public anglais pour lutter contre l’exclusion numérique (Delivering Digital Inclusion Annex: Public Sector Use of Information and Communications Technologies to Support Social Equality, 99 pages ).

Près de 500 pages… de plaisir ! Kevin Harris, qui me pistait sur cette parution, a déjà lu deux des rapports et donne un commentaire éclairant (comme toujours !) : en deux mots, l’inclusion numérique sera toujours, d’abord, une inclusion sociale. Lorsque les plans d’action pour combattre la division, l’exclusion numérique l’oublient… on peut douter de leur chances de succès. (Kevin ne dit pas qu’ils l’ont oublié, cependant). Seulement que les conclusions actuelles sont fort semblables à celles de rapports plus modestes qui ont guidé l’action depuis 2002 dans ce domaine. Le billet de Kevin vaut d’être lu, et je vais aussi jeter un coup d’oeil sur les rapports, ne serait-ce que pour y trouver quelques données fraiches pour ma mini-conférence le 14 novembre prochain, dans le cadre du colloque 10e anniversaire de la revue NPS sur le Renouvellement démocratique des pratiques.

liens du lundi

Neuroanthropology : a collaborative weblog created to encourage exchanges among anthropology, philosophy, social theory, and the brain sciences. Parmi les billets d’intérêt : cerveau en 5 saveurs; après la géographie critique, les neurosciences critiques !

Géographie critique : une revue (ACME) et un recueil de textes en accès libre tous deux. Une présentation de ces initiatives critiques.

Social Reporter, un site animé par David Wilcox, l’auteur du site bien connu de Designing for Civil Society.

La démocratie participative, sous quelles conditions ? Une bonne introduction à ce livre de Loïc Blondiaux, sous-titré : Le nouvel esprit de la démocratie. Actualité de la démocratie participative, 2008.

paiement direct et désinstitutionnalisation

La tendance à la « personnalisation » des services, en Grande-Bretagne, prend, entre autre, la forme du paiement direct, c’est à dire de la liberté donnée à la personne aidée de choisir son fournisseur de services, ou même le type de service qu’elle souhaite avoir. Il semble que la politique, au delà du buzzword de la personnalisation, ne soit pas près d’être implantée largement : peu de personnes y ayant droit y ont eu recours, particulièremenet chez les aînés et les personnes avec problèmes de santé mentale. Voir cet article du Guardian, par un des auteurs de la recherche Direct Payments Survey: A national survey of direct payments policy and practice.

Le même auteur, Martin Knapp, publiait en collaboration une comparaison européenne des coûts et résultats des politiques de désinstitutionnalisation (Deinstitutionalisation and Community Living: Outcomes and costs – a report of a European Study). Résumé en français (pdf, 19 pages) et rapport complet (anglais, 140 pages).

développement local, adaptation des services

Quelques autres documents britanniques trouvés dans ma quête autour du thème de l’empowerment et de la cohésion sociale. Des communautés en santé, fortes et prospères, un document de 24 pages (en anglais) faisant le lien entre des politiques visant la personnalisation des services et celle visant le « développement de places » (place-shapingpdf 44 pages), mettant en valeur les complémentarités possibles (à quelles conditions) entre des approches qui pourraient à première vue être conflictuelles (accessibilité à tous et adaptation personnalisée aux besoins de chacun).

Cette personnalisation des services sociaux, semble s’appuyer sur l’orientation Our health, our care, our say, mettant l’accent sur l’accessibilité locale, l’adaptation des services, la participation. Mais aussi, sans doute, quelque chose que nous prenons pour acquis ici au Québec, l’articulation étroite des services de santé et sociaux. Une orientation ayant donné lieu récemment (décembre 2007) à une déclaration commune (concordat) des directions de la santé et des services sociaux ainsi que des instances locales de gouvernement britanniques Putting People First (pdf, 8 pages). Ce qui a donné lieu à une Circulaire des autorités locales (LAC) sur la transformation des services sociaux vers une plus grande personnalisation des services sociaux aux adultes, et même à un « toolkit » sur la dite personnalisation, ce dernier élément faisant partie d’un site consacré au réseautage et au soutien à la transformation des services sociaux et de santé (le Care Services Improvement Partnership – CSIP Networks).

Un autre document récent (2008) publié par Involve, rend compte d’une étude sur les liens entre la participation et la cohésion sociale (Everybody Needs Good Neighbours, pdf 96 pages). Une première partie est consacrée aux manières et raisons concrètes de promouvoir la cohésion sociale par la participation alors que la seconde partie pose un cadre de références plus théorique en la matière.

déterminants sociaux de la santé

Je notais récemment le rapport (pdf) de la commission de l’OMS sur la question en titre. On peut consulter sur le site de l’Agence de santé publique du Canada la « réponse du Canada » à cette Commission. Je ne sais si le gouvernement fédéral a trouvé une réponse aux inégalités sociales de santé !?

Un article de Andre Picard, du Globe and Mail, sur le site de la dite Commission : Untreated social ills make for higher medical costs, reprend en bonne partie les propos critiques de Mme Bégin, membre la Commission, mettant à mal l’image idyllique du Canada comme pays généreux au réseau social « tissé serré »… Peut-être faut-il y voir le stimulus à l’origine de cette « réponse du Canada » . Après lecture des documents proposés dans cette « réponse » je crois plutôt que le terme signifie la contribution du Canada aux travaux de la Commission internationale.

déterminants structurelsIncidemment je suis à lire un document que j’avais téléchargé depuis quelques semaines : Framework prepared for the Commission on Social Determinants of Health by the members of the WHO secretariat. Un cadre de référence vraiment intéressant, magistral oserais-je dire (77 pages), qui fait le tour des approches historiques et théoriques tout en insistant sur les dimensions politiques, de pouvoir des déterminants sociaux de la santé. Le graphique à gauche (cliquer pour agrandir) décrit les déterminants sociaux structurels de la santé. On y décrit aussi une série de déterminants intermédiaires, puis la synthèse.

tendances de la cohésion sociale, gouvernance & indicateurs

Une revue européenne, Tendances de la cohésion sociale, dont la plupart des numéros sont disponibles gratuitement en format PDF. Le numéro 14 (PDF de 1 Mo, 248 pages) comprend, notamment, un article de Benoit Lévesque : Un nouveau paradigme de gouvernance : la relation autorité publique-marché-société civile pour la cohésion sociale. Une référence tirée de la bibliographie du Supplément sur La gouvernance partagée (pdf) du dernier numéro (vol. 8, no. 2) de la revue Développement Social.

Réal Boivert, un des auteurs de ce dossier, fait un travail remarquable depuis plusieurs années sur les indicateurs de développement des communautés. Son rapport Vers le déploiement d’un dispositif national de surveillance en fait foi.