Une présentation qui s’intitule 200 ans qui changèrent le monde permet un coup d’oeil rapide sur l’évolution de l’espérance de vie et des revenus dans les principaux pays du monde. L’interface permet de pointer du doigt l’un ou l’autre pays.
Lorsque j’ai vu cette autre présentation de Hans Rosling aux TED, il y a quelques années, je me suis dit : je veux avoir une copie de ce logiciel de présentation ! Mais plus qu’un logiciel de présentation dynamique de données, ce petit vidéo vaut d’être vu pour l’enthousiasme et l’humour de ce statisticien !
Les conclusions d’une étude américaine sur les familles de la classe moyenne (deux revenus+enfants) semblent montrer que la vie de famille est stressante, plutôt moins que plus satisfaisante… Mais comme dit Jonah,
The larger point, though, is that just because we can’t measure something doesn’t mean it isn’t important, or that we should always privilege the quantifiable (pleasure, stress) over the intangible (meaning, purpose). Real life is complex stuff. [The Frontal Cortex]
Oui, mais c’est ben difficile de faire entendre cela aux quantificateurs qui ont « les mains sur le volant »…
La dernière livraison du bulletin Infolettre publié par la chaire GETOS pousse une réflexion intéressante sur la question du territoire et de la responsabilité populationnelle des CSSS. Un autre article du même bulletin présente l’Initiative sur le partage des connaissances et le développement des compétences (IPCDC) et son offre de services en matière de développement des compétences : microprogramme en santé publique; formation sur le soutien au développement des communautés, etc. Ce dernier programme est une formation destinée aux cadres et professionnels qui travaillent sur les plans local et régional et qui sont appelés à promouvoir et à soutenir des initiatives visant la création de milieux de vie favorables à la santé et au bien-être. C’est pas une mauvaise idée, en effet, puisqu’on donne de plus en plus aux cadres des mandats d’intervention dans les milieux (participation à des concertations sectorielles ou intersectorielles, négociations d’ententes de services avec des partenaires…), de s’assurer qu’ils ont la formation nécessaire.
Dans ce même bulletin le Dr Jean Rochon signe un court texte sur trois notions du territoire qui se sont superposées avec le temps : comme zone géographique de distribution, comme frontière d’imputabilité et comme population. Dans ce dernier cas, les limites peuvent changer selon les problématiques. « [L]es types de problèmes ou de risques et la nature des déterminants de santé dictent pour les programmes de santé et de services sociaux des regroupements divers au sein de la population qui peuvent transcender les périmètres territoriaux. »
L’article principal du bulletin, par Louise-Hélène Trottier, présente la responsabilité populationnelle des CSSS en termes d’enjeux territoriaux et de gouvernance locale.
Qu’est-ce que le progrès, et comment devrait-on mesurer le bien-être d’une population ? L’OCDE a organisé deux grandes conférences sur le sujet, et l’année dernière, le Président Sarkozy de la France a créé une commission de premier ordre pour faire rapport sur ces questions [GB: j'en parlais ici]. Ce grand débat reflète le fait que la hausse du revenu national n’a pas apporté l’amélioration de la qualité de vie que beaucoup attendaient, et des enquêtes aux États-Unis ne montrent aucune augmentation du bonheur au cours des 60 dernières années. Ces enquêtes reposent sur une évaluation subjective du bien-être, et il est raisonnable de se demander si ces réponses sont des mesures fiables de la qualité de vie, telle que les gens la vivent. Oswald et Wu ont fait un un test intéressant.
Le CIA World Factbook : genre d’Atlas, avec cartes régionales, comparaisons entre les 266 « entités géographiques » comprises dans les tableaux… Incidemment, quelques 55 de ces entités ont une superficie moindre que l’île de Montréal (482 km carré). Il semble mis à jour à tous les ans depuis 2000.
Et si vous voulez l’avoir toujours sur votre ordinateur : un compressé (.zip) de 146 mégaoctets est disponible ! Attention, une fois décompressé, c’est d’un gigaoctet (ou presque : 952 Mo) d’espace dont vous aurez besoin.
Réalisée auprès de mères newyorkaises qui voient leurs réseaux sociaux s’étendre de manières imprévues après avoir inscrit leurs enfants à la garderie. Ici le PDF de la préface et du premier chapitre.
Une manière de répondre à la question, qui devrait être sur toutes les lèvres en cette veille d’implantation du prochain programme Québec enfants : comment donner aux mères de jeunes enfants plus de pouvoir ? Comment soutenir le développement du capital social ?
Une référence (indirecte) du blog de sociologie : orgtheory.net
« [L]es bonzes de l’évaluation du MELS ont vaincu les “trippeux” de pédagogie », dixit Martin Bélanger.
François Dubet, par ailleurs, dit : Il faut maintenant déscolariser la société. Nous vivons dans une société qui a mis trop de charges sur l’école. Il se produit un emballement, inutile et vain, de la demande scolaire. Cité par Stéphanie Demers.
Ces deux citations sont reprises d’un ensemble recueilli par Jean Trudeau, sur son Bloguevision, où comme à son habitude il fait le tour d’une question en assemblant plusieurs sources.
Ce qui me rappelle que François Dubet, auteur de plusieurs ouvrages sur l’école et le monde scolaire, a aussi publié en 1994 une Sociologie de l’expérience… petit bouquin que j’ai fait venir (il n’était plus disponible nulle part) sans l’avoir encore lu. Bon, je ne réussi pas à mettre la main dessus, mais cette revue critique de Maurice Tardif, de l’Université Laval est fort bien faite. 12 pages plutôt que 272 ! Un résumé qui me convainc de l’intérêt du livre de Dubet.
Mon bureau, mes bureaux devrais-je dire — physique et électronique — est encombré de documents épars, accumulés avec le temps… que je compte lire un jour… Toujours est-il que ce dimanche matin j’ouvre cet article déposé là, Oliver Williamson et la théorie des coûts de transaction (format PDF), en me demandant ce qui a bien pu me conduire à télécharger ce texte. Peut-être qu’en remontant à la source… aussi je lance une recherche sur Google, pour m’apercevoir que ce Williamson a reçu, il y a une semaine, le prix Nobel d’économie 2009, avec Elinor Ostrom.
Surprenant : j’avais téléchargé un article portant sur une théorie économique d’un auteur qui m’était inconnu, et qui reçoit maintenant le prix Nobel ! Non, je ne suis pas à ce point à l’affut des recherches pointues en économie. Ce serait plutôt Teppo Felin, que je suis de manière sporadique sur le blogue orgtheory.net et qui publiait un billet en mai dernier, en préparation d’un séminaire de doctorat sur l’économie des organisations, où il identifiait un certain nombre de textes importants, incontournables. Un billet que j’avais commenté ici, tout en cherchant à trouver sur le Web quelques-uns des textes qu’il citait. Hé bien, Teppo avait raison d’inclure Williamson dans les écrits fondamentaux !
C’est pas une nouvelle… mais c’est toujours intéressant de se rappeler : l’activité politique est fortement correlée avec les revenus (de là le besoin de soutenir l’empowerment…).
Cet article de ReadWriteWeb France (donc en français) commente la recherche récente (pdf) de Pew Internet qui témoigne de la « nette évolution dans la population qui s’engage politiquement à travers les média sociaux« .
La dernière livraison de Tendances sociales canadiennes porte sur les résultats 2008 de l’Enquête sociale générale, sa 22e itération annuelle. Les réseaux sociaux qui aident les Canadiens à faire face au changement. On y mesure les différents types de changements auxquels font face les canadiens suivant leur âge. Les types d’aide auxquels les gens recourent, les domaines de changements et le caractère positif ou négatifs de ces changements. Les différences hommes / femmes. Le document PDF de 26 pages. Le document en format HTML.
Le rapport de Statistique Canada sur l’ Enquête canadienne sur le don, le bénévolat et la participation, version 2007, vient d’être publié. Encore une fois (une enquête semblable était réalisée en 2004) les québécois se retrouvent les « derniers de classe » en matière de bénévolat (37%) avec une moyenne canadienne de 46%. Pour ce qui est des donateurs, le Québec se situe dans la moyenne : 84% de la population de 15 ans et plus ayant fait un don en 2007. Si la situation est restée assez semblable au Canada depuis 2004, passant de 45 à 46% pour ce qui est du taux de bénévoles, la croissance fut plus importante au Québec passant de 34 à 37%. Les taux de donateurs restant presque les mêmes (augmentant de 1% pour le Québec, diminuant de même proportion pour le canada).
Ces deux bulletins de « veille informationnelle » ont toujours des documents, rapports et ressources à proposer qui valent quelqu’attention. Tirés des dernières livraisons de Santé pop, publié par le Réseau de recherche en santé des populations, et VIsAge, produit par la direction de la santé publique de Montérégie :
Au Canada, les dépenses de santé totalisent plus de 170 milliards de dollars chaque année, soit une moyenne de 5 000 dollars par personne. Cette somme - qui représente 40 % des budgets provinciaux – permet-elle aux Canadiens d’obtenir les services auxquels ils aspirent? Les auteurs s’interrogent aussi sur le choix des services actuels financés : les dépenses sont-elles effectuées au bon endroit? Le site : Valeur de la santé Canada; le document (pdf) : la valorisation de l’argent au sein de notre système de santé public. [est-ce une différence culturelle Québec-Canada, mais l'expression "valorisation de l'argent" me laisse un arrière-goût... pas vous ? Je comprend bien qu'il s'agit de l'effet que peut avoir la gratuité (relative) des services sur l'utilisation qu'on en fait... mais n'est-ce pas la santé qu'il faut, malgré tout, valoriser grâce à une meilleure utilisation des ressources que nous y consacrons ?]
Le dernier numéro (mars 2009) de la revue Développement social a pour dossier principal le développement territorial en Montérégie. « En première partie, ce dossier présente certains défis et enjeux tandis que la deuxième partie propose des solutions aux problèmes vécus par certains territoires, notamment sur le plan du décrochage scolaire et de la lutte à la pauvreté. Parmi les articles proposés :
Un document que j’ai fait il y a quelques mois, suite à la lecture du rapport Perte d’autonomie liée au vieillissement (PALV) : Portrait des indicateurs du tableau de bord stratégique 2005-2006. Je voulais « en découdre », sur le coup, avec les auteurs qui utilisaient une méthode de pondération très grossière du nombre de personnes âgées de 75 ans et plus, supposément pour tenir compte de facteurs socioéconomiques… Mais la pondération finit par masquer plus que révéler les réalités.
Surtout que la variable (une des deux) utilisée pour pondérer le nombre de personnes de 75 ans et plus sur les territoires de CSSS est l’élément de mesure de l’incapacité produit par Statistique Canada, une variable sur laquelle j’avais déjà éprouvé assez de doutes pour téléphoner à Ottawa et m’entretenir un bon quart d’heure avec l’auteur de la recherche… Alors quand j’ai lu qu’on avait utilisé cette variable… Bon, je voulais creuser, faire des croisements… en fait j’aurais bien voulu développer un autre indicateur. Mais c’est pas si facile ! J’ai quand même accumulé quelques données, qui pourraient éventuellement servir. Mon premier objectif étant de dénoncer l’utilisation de l’incapacité, parce que cette variable est trop biaisée culturellement. Voir le petit texte Pondérer pour comprendre, pour rendre comparable (pdf, 5 pages)
Je ne sais jusqu’à quel point ces textes seront encore pertinents… je laisse à d’autres le soin d’en juger. Puisque j’avais déjà fait le gros du travail… d’édition, d’assemblage en deux documents « synthèses », cela depuis quelques mois déjà, et que je n’ai pas trouvé le temps de faire les mises en contexte que je comptais faire au départ, j’ai décidé de déposer les documents tels qu’ils ont été écrits. C’est donc dire que le mémoire de sociologie s’ouvre sur une vingtaine de pages à saveur plus méthodologique (ce qui ne sera pas au goût de tous) mais le reste des 70 pages porte sur les pratiques d’organisation communautaire qui ont marqué le début, les quinze premières années du service d’organisation communautaire (SAC) au CLSC Hochelaga-Maisonneuve. De même mes articles rassemblés en un recueil auraient sans doute mérité des notes historiques, des rappels, pour les plus jeunes… mais ça fait plusieurs mois que je me dis que je vais le faire… quand je le ferai, ce sera une nouvelle édition !
Vous trouverez donc, dans un premier document (PDF) une trentaine d’articles, dont la majorité furent publiés dans la revue Interaction communautaire, entre 1986 et 2006. Cela fait une centaine (98) de pages… publiées sous le titre Pratiquer le social aux frontières. Dans la même veine j’ai produit une version PDF de mon mémoire de socio (1991), qui était par ailleurs disponible en format HTML (moins facile à imprimer) sur ce site depuis 2002. Bonne lecture ! Et, si jamais ça vous est utile… donnez m’en des nouvelles !
Construire des solutions sociales pour les plus âgés: « Que faut-il pour vieillir heureux ? Un réseau social d’au moins six personnes que vous voyez régulièrement et une solution pour remédier aux petits tracas du quotidien que vous n’êtes plus capable de résoudre (comme les fuites de robinetterie, le besoin de changer une ampoule…), explique Hilary Cottam, cofondatrice de Participle, un collectif de designers, de sociologues et de consultants britanniques engagés. »(Via InternetActu.net.)
Ce Participle me semble générer des idées et initiatives en matière de soutien aux ainés, mais aussi en terme de reconnaissance des capacités et des resources que peuvent mettre en branle les ainés eux-mêmes.
Participle – Our Projects: « The question is not just ‘What can public services do to improve quality of life and well-being for older people?’ but rather ‘How can a locality mobilise public, private, voluntary and community resources to help all older people define and create quality of life and well-being for themselves?’. «
Ajout : Dans les commentaires sur l’article de Hubert Guillaud, un site français d’échanges de services orienté vers les « seniors », comme disent les cousins, BiTWiiN