scénarios d’effondrement

« [L]a civilisation tel que nous la connaissons aujourd’hui pourrait bien disparaître dans les prochaines décennies en raison d’un problème de gestion des ressources naturelles et d’une mauvaise répartition des richesses. » [Bigbrowser.lemonde.fr]

Two important features seem to appear across societies that have collapsed: (1) Ecological Strain and (2) Economic Strati cation.

Pour que la civilisation actuelle (occidentale ? industrielle-informationnelle ?) n’aille pas à sa perte, comme d’autres avant elle (Maya, Romaine), il faudrait s’empresser de « réduire les inégalités économiques afin d’assurer une distribution plus juste des ressources, et de réduire considérablement la consommation de ressources en s’appuyant sur des ressources renouvelables moins intensives et sur une croissance moindre de la population. »

C’est un article du Guardian qui faisait état, vendredi dernier, de cette étude du Centre de vols spatiaux Goddard de la NASA (pdf, anglais). « [P]lusieurs empires ont disparu notamment à cause de l’aveuglement des élites qui, jusqu’au bout, se croyaient protégées et ont refusé de réformer leur système de vivre-ensemble. »

La rareté des ressources provoquée par la pression exercée sur l’écologie et la stratification économique entre riches et pauvres ont toujours joué un rôle central dans le processus d’effondrement. Du moins au cours des cinq mille dernières années.

HANDYPour ceux et celles qui aiment les équations, le document en question vous réjouira… Mais la synthèse des recherches déjà publiées sur la chute des empires et civilisations passés, de même que l’identification des facteurs mis en oeuvre dans différents scénarios sont accessibles au non initié.

Bizarre comme la mise en forme mathématique donne du poids à un discours qui n’est pas nouveau… Mais je ne suis pas certain que les « élites » et décideurs seront pour autant poussés à l’action. N’est-ce pas d’ailleurs une des conclusions des études sur les effondrements passés : les élites avaient des richesses qui les mettaient temporairement à l’abris des conséquences néfastes des modes de production et de consommation insoutenables développés par leur civilisation… jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

Publié par

Gilles Beauchamp

Organisateur communautaire dans le réseau de la santé, CLSC Hochelaga-Maisonneuve puis CSSS Lucille-Teasdale, à Montréal, de 1976 à 2012.

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