réseautage et développement communautaire

Le même Designing for Civil Society, citait Alison Gilchrist une organisatrice communautaire de Grande-Bretagne qui vient de publier un bouquin sur les communautés bien branchées. Alison, directrice du Développement des pratiques à la Community Development Foundation, rencontrée en 1999 à Edimbourg. Extrait de la préface de ce livre intitulé The Well Connected Community

I began to realise that networking was not only an efficient approach to developing collective action, but represented an aspect of work that was insufficiently rewarded. I was motivated by a desire to find out why and how networking enabled people to work together achieve their common goals. What makes a good networker? Why are networks so useful? These were the key questions that led me into an investigation of the skills and strategies that under pin both effective and ethical networking.

Incidemment, la CDF devrait peut-être appliquer certains principes du réseautage Internet… car je crois bien que son site n’est pas répertorié par Google ! Ni ne possède aucun méta-codage dans son entête (pour faciliter l’indexation) !! En tout cas, aucun lien n’est répertorié par Google pointant vers le site de la Community Development FOundation. C’est en déduisant d’une adresse courriel le nom de domaine du site que j’y suis arrivé.

bientôt deux ans de ce carnet

C’est bien peu, deux ans, finalement. L’an dernier à pareil date je faisais le point après “presqu’un an”… soulignant que la participation visée en premier lieu (par la technologie des carnets) dans l’animation d’un site collectif n’avait pas été atteinte. La conversation était le mot clé.

Aujourd’hui, un an plus tard, mon rythme d’écriture dans ce carnet s’est ralenti… la dimension conversation s’est d’autant amenuisée mais elle n’est pas disparue pour autant. Mes efforts de promotion de cet outil comme vecteur professionnel au service d’une communauté (de communautés?) de pratiques passeront par l’interaction en face-à-face et non pas seulement à travers les TIC.

D’autre part en cette fin d’année propice aux bilans et retours en arrière je suis à relire des documents écrits depuis une vingtaine d’année. Ce qui fait pas mal plus long que deux ans de carnet ! Déjà j’avais déposé certains textes ici mais d’autres devront être scannés pour être rendus accessibles… si cela me semble utile.

Tiens, la dernière phrase d’un texte de 1983 : «Car ni l’archipel des pouvoirs politiques et professionnels, ni la presqu’île du pouvoir militant-populaire ne peuvent se vanter de représenter, et encore moins mobiliser tout le continent vernaculaire. »

le logiciel social…

Social Software Reader. Nice list of useful readings on the topic of social software. Seb’s faves from this list include Stowe Boyd: Are you ready for Social Software, GBN/Shirky: Social Software and the Next Big Phase of the Internet, Lee Bryant: Smarter, Simpler, Social, and the SocialSoftware page on Meatball Wiki. By Ross Mayfield, Ross Mayfield’s Weblog, November 24, 2003 [Refer][Research][Reflect] [OLDaily]

Je sais pas si c’est social vraiment… au point de me donner quelqu’argument pouvant dissoudre les résistances, toutes sociales, de mes confrères ? Allons-y voir, donc ! Tiens, je commencerai par Shirky, dont j’ai déjà lu quelque chose d’intéressant… me semble que ça s’appelait “Le pire ennemi d’un groupe est lui-même” Ou plutôt, le groupe est son pire ennemi : A group is it’s own worst ennemy.

Introduction aux archives du mois de novembre 2003

l’espace comme organisation du comportement (ou vice versa)

“a stable, enduring and obdurate (though not immutable) world of spatial arrangements, the meaning of which is known in common by members”. Remarks on the social organisation of space and place (pdf) Andy Crabtree

Abstract. Human conduct is always situated in a particular space or place yet little is understood about the social organisational relationship between space, place and conduct. (…)
Keywords. Space, place, social organisation, situated activity, embodied practice, interactional competence, naturalistic inquiry, ethnography, ethnomethodology. Référence de  [Purse Lip Square Jaw]
Dans le débat sur la territorialité… ce texte mais aussi (peut-être plus) sa bibliographie sont à lire.

Rendez-vous d’automne

Un dépliant de l’ACCQ qui a de la gueule… plus que d’habitude. On s’organise… on s’inscrit.

Suffirait-il de s’inscrire pour s’organiser ? En tout cas j’ai suivi de trop près ces débats depuis des années pour manquer ça. Castonguay, Rochon et Clair… sur le diagnostic; suivis du point de vue des acteurs, puis après dîner les “principes” avec Vaillancourt (les démocratie), Lalande, des VVS, (la territorialité) et Paul Lamarche (la première ligne).

Introduction aux archives du mois de septembre 2003

carnets d’affaires

Blogs for What Business?. Jimmy Guterman’s new piece on business blogging (sub. required) is sure to cause a stir. He charges the blogging community as being “self-absorbed and elitist” and says its not essential for business. (…) I believe what Jimmy is saying is that there isn’t a consumer market for blogging and that it isn’t essential for businesses to address it. (…) The number of participants is growing at 400% per year, and that’s before AOL’s entry. (…)

The enterprise market is entirely different than the consumer market. What is in common is an efficient, and dare I say fun, way of having conversations that contribute to productivity. Maybe its time we start telling more of our customer stories, but the distinction between consumer and enterprise needs to be made. [Corante: Social Software]

Ce ne sont ni les blogueurs ni les lecteurs de carnets qui seront les “marchés”. J’ai l’impression que l’outil carnet s’inscrira dans la palette des outils Web, afin d’accélérer les échanges, d’initier la conversation entre clients (lecteurs ou visiteurs – clients potentiels) et producteurs, entre clients eux-mêmes… À mon sens l’outil carnet représente une avancée, une nouvelle génération de protocoles (comme les newsgroups ou forums à une autre époque) qui pousse un peu plus loin la capacité d’interaction et de communication.

De ce point de vue, le carnet utilisé en contexte d’affaires c’est d’abord une interface pour la mise à jour facile (par un non-technicien) et régulière, favorisant les échanges-commentaires et le feed-back (ping et trackback) avec les partenaires, les clients, les compétiteurs… Je ne sais plus qui disait récemment : ce n’est pas la mise en page qui compte mais ce que tu dis ! Et si ce que tu dis s’inscrit dans le contexte de ce que les autres disent, sous forme de commentaires, de critiques, de suggestions… de conversation, donc, tu attireras des lecteurs, et tu deviendras un point de référence.

C’est à cela que l’outil carnet servira. Et il n’est même pas essentiel : on peut et on pouvait faire cela bien avant les blogs. C’est juste qu’aujourd’hui on n’a plus besoin d’un technologue pour faire la mise à jour et tricoter les liens et bases de données… Ce qui rend accessible cette manière d’utiliser la Toile à presque tous. Mais la technique ne remplacera pas le contenu, et c’est bien ainsi !

Le contenu est certes influencé par la technique, en ce qu’il doit s’ajuster continuellement, qu’il a avantage à s’inscrire comme un flux plutôt qu’une encyclopédie… qu’il doit oser s’ouvrir, dialoguer, assumer le risque de se tromper. Les meilleurs carnets d’affaires ne s’identifieront peut-être même pas comme carnets (blogs) : ceux-ci ne seront qu’une porte ouverte, à côté de la vitrine traditionnelle.

Introduction aux archives du mois d’août 2003

BMJ payant en 2005

Ça pouvait pas durer… Le site du British Medical Journal, d’une qualité exceptionnelle, deviendra payant (sauf pour les étudiants en médecine et les visiteurs venant des pays pauvres). La circulation sur le site a connu une croissance exponentielle ces dernières années.

Restera à convaincre mon CLSC, ou la bibliothèque du coin, de s’abonner ! Incidemment cette semaine l’éditorial porte sur la valeur des résultats négatifs… Quand la recherche démontre qu’il n’y a pas d’effet à utiliser tel ou tel médicament. C’est effectivement moins ‘sexy’ – ce qui fait que ces recherches sont parfois rejetées par certaines revues. La référence de l’éditorialiste à un commentaire (une croyance serait plus juste) de Bush fait sourire :

 “I know whatI believe,” he said in Rome two years ago. “I will continueto articulate what I believe and what I believe—I believewhat I believe is right.” Well, often what we believe is notright.

On se prend à regretter déjà les limites à la diffusion de ces éditoriaux indépendants.

Introduction aux archives du mois de juillet 2003