urgences, hôpitaux et CSSS

Le rapport Ross, The Patient Journey Through Emergency Care in Nova Scotia (pdf – 104 pages), sur les services d’urgence en Nouvelle-Écosse, résumé ici par André Picard du Globe and Mail, soulève des questions (et suggère des réponses) qui, même si elles s’inspirent de la situation dans cette province pourraient bien s’appliquer au Québec et ailleurs au Canada.

Plusieurs des recommandations sont connues et ont déjà fait l’objet de multiples rapports ici et ailleurs : de meilleurs services à domicile, des suivis plus adéquats pour les malades chroniques et les personnes avec problèmes de santé mentale… Mais l’une d’entre elles mérite d’être soulignée : salarier les médecins de l’urgence. Ici j’avoue mon ignorance : est-ce que les médecins à l’urgence d’un hôpital comme Maisonneuve-Rosemont sont encore rémunérés « à l’acte » ? Si c’est le cas (comme ça l’est en Nouvelle-Écosse) on peut comprendre qu’ils n’aient pas beaucoup de motivation à ce que les urgences soient libérées des cas bénins car ce sont ces cas qui sont la principale source de leurs revenus.

On peut consulter sur le site de la Régie de l’assurance-maladie du Québec le manuel de facturation des omnipraticiens (464 pages), les lettres d’entente et accords particuliers (996 pages) pour avoir une idée des mécanismes (complexes) de rémunération à l’acte ou mixtes qui sont actuellement appliqués. Il y a aussi un autre manuel de facturation (725 pages) et un ensemble de lettres d’ententes et accords particuliers (417 pages) pour les médecins spécialistes.

Pour avoir fréquenté ces dernières années l’urgence de cet hôpital plus souvent que je ne l’aurais souhaité, en l’occurrence pour y retrouver ou accompagner ma mère, je suis encore surpris, à chaque fois, du nombre effarant de personnes qu’on entasse dans les corridors. Car c’est cela l’urgence : des dizaines de patients couchés sur des civières le long des corridors. Continuer la lecture de urgences, hôpitaux et CSSS

10 tactiques pour transformer l’information en action

 

Voir ce site www.informationactivism.org pour y découvrir ces 10 tactiques, expliquées avec exemples à l’appui. En anglais, mais parfois avec des sous-titres… Quelles sont ces tactiques ?

  • mobiliser les gens
  • recueillir et soutenir l’enregistrement de témoignages
  • être créatifs dans l’illustration, la visualisation du message
  • utiliser des messages personnels
  • utiliser l’humour
  • développer son réseau de contacts
  • utiliser les données disponibles, en provenance parfois des gouvernements, pour illustrer, avec des cartes le propos, des situations parfois complexes
  • les technologies permettent de relier, en temps réel, les acteurs ou témoins de situations et de diffuser cette information autour du monde
  • utiliser des technologies qui « écoutent » les gens, et leur répondre; l’utilisation du téléphone dans les pays en développement est très poussée
  • documenter et dénoncer

Des exemples inspirant, même pour ici alors que la plupart des exemples viennent de pays en développement, avec des outils (affichettes, vidéos…) à réutiliser…

<2017> de nouvelles tactiques, plus audacieuses ou offensives (?) ont été développées sur le Information Activism</>.

un petit guide pratique

BAREFOOTThe Barefoot Guide (le guide nu-pieds !) to Working with Organisation and Social Change.

Un petit [pas si petit que ça (174 pages)] guide drôle, plein de caricatures, de « recettes » qui ont une odeur « années ’70 » mais aussi un côté terre-à-terre très efficace.

{Une version française de ces guides est offerte}
Je dépose une version des quatre guides « Barefoot »
ici, sur Gilles en vrac…

Un guide pour soutenir le développement d’organisations locales souveraines. Comprendre ce qui motive les individus; comment fonctionnent les organisations; comment les relations fonctionnent, le pouvoir; les phases du développement des organisations; faciliter le changement dans les organisations; rendre ce changement viable, soutenable; rendre nos organisations apprenantes…

UN BEAU PROGRAMME ! Une référence pigée à partir d’un lien dans le dernier Bulletin des politiques publiques et santé (à ne pas confondre avec le dernier Bulletin Santé pop !) : la référence portait sur le Outcome mapping (traduit par le Bulletin par la Cartographie des résultats, mais je préfère la Cartographie des incidences, tel que suggéré par le site Outcome Mapping dans ses quelques documents français). C’est dans la dernière livraison de ce bulletin Background Notes de l’organisation britannique Overseas Development Institute que l’on présentait cette méthode (cartographie des incidences ou Outcome Mapping) comme une « alternative réaliste aux pratiques de planification, monitorage et d’évaluation» (Outcome Mapping: a realistic alternative for planning, monitoring and evaluation).

économie des organisations

Ce billet du carnet orgtheory.net donne une liste de textes, dont plusieurs classiques de théorie des organisations. J’ai trouvé certains de ces textes in extenso, en ligne.

Cette page présente un résumé (en anglais) de certains de ces textes).

Des textes courts mais qui ont marqué les dernières décennies de débat sur l’économie et les organisations.

un rapport annuel qui sera lu !

Les rapports annuels ne sont pas toujours lus d’une couverture à l’autre… Celui-ci l’a été, deux fois plutôt qu’une !

Une idée à reprendre… Qui n’est pas nouvelle en soi, je me souviens de brochures sur la question du logement qui avaient la forme de photo-romans. Je crois même en avoir encore une copie dans mes archives…

Une référence de Facilitating Change.

outils et guides

Cette ressource est toujours aussi intéressante : le Community Toolbox, de l’Université du Kentucky. Ici la Table des matières de cette boîte à outils : 46 chapitres, allant des modèles de promotion de la santé aux méthodes de mobilisation des acteurs, aux outils d’évaluation de l’état de santé ou de l’impact de l’action… des guides pour une action critique (advocacy) efficace, ou pour assurer l’institutionnalisation d’une initiative.

Quarante-six chapitre comprenant plus de 300 sections, chacune avec ses documents utiles (listes à ne pas oublier, présentations powerpoint…).

Contribuer à la traduction ?

Community Toolbox – Bringing Solutions to Light. People around the world are volunteering to translate and culturally adapt community capacity-building tools into Spanish, Arabic and Portuguese. Over one-third of one million plus visitor sessions per year come from countries outside of the U.S., but our vision is to reach even more people around the globe. We are relying on people like you who want to make a difference by helping translate and culturally adapt these tools.

Je suis surpris de ne pas voir de traduction française en cours…

santé primaire et services communautaires

La vision d’avenir en matière de santé primaire (Our vision for primary and community care) publiée par le Département de santé anglais. On y met l’accent sur

  1. la promotion de la santé, particulièrement avec un grand programme d’évaluation (assessment) de la santé cardiovasculaire des 40-74 ans déployé par les omnipraticiens mais aussi les pharmaciens et autres services;
  2. l’amélioration de la qualité, mesurée en termes d’effets sur la santé plutôt que de procédures effectuées;
  3. les choix offerts aux usagers : choix de la clinique (le financement suivant le client); choix de plans de services individualisés pour les malades chroniques; et expérimentation d’un « budget santé ».

Il est question d’une meilleure articulation entre les services de santé et sociaux (tiens tiens…); d’ici 2010 toutes les personnes souffrant d’une maladie chronique (y compris les personnes avec problèmes de santé mentale) devraient se voir offrir un plan personnalisé de services adapté à leurs choix et préférences (tailored packages of care to meet their individual requirements and wishes). Des expériences dans le domaine des services sociaux où l’on a donné plus de pouvoir aux bénéficiaires sur leur « budget de services » incitent à développer des projets pilotes semblables dans le domaine des services de santé.

Experience with direct payments and individual budgets in social care has shown the benefits of giving people greater say over how public resources are used to provide their individual care. We want to test if we could achieve the same benefits for people with complex but predictable health and social care needs. We will work with patient groups to pilot individual budgets to allow people with long-term conditions greater control over how NHS funds are used. Extrait de What it means for local governments. (pdf) (Voir section 4.30 du document principal – pdf) [voir aussi éditorial du BMJ]