activité physique, tabagisme : dans le bon sens…

Deux sujets abordés dans le dernier numéro de Rapports sur la santé de Statistique Canada. (PDF complet, 92 pages)

La proportion des personnes de 15 ans et plus qui fument régulièrement ou occasionnellement est passé de 24 à 18 % entre 2000 et 2006. Les interdictions de fumer dans les lieux de travail et les domiciles semblent faciliter la diminution et la cessation. Voir résumé dans Le Quotidien.

Les hommes font plus d’activité physique après 55 ans que de 45 à 54 ans ! 52% des Canadiens de 12 ans ou plus (49% des Québécois) étaient au moins modérément actifs durant leurs loisirs. Il reste encore du chemin à faire mais la tendance est la bonne : de 1997 à 2005 la proportion des gens modérément actifs durant leurs loisirs est passée de 43 à 52%. Ces données récentes sont tirées de l’Enquête sur la santé des collectivités canadiennes de 2005 (ESCC 3.1). On retrouve dans l’article du dernier Rapports sur la santé des précisions par groupes d’âge, sexe, types activités… Incidemment, les données tirées de la même enquête ont fait l’objet d’une publication par la Direction de la santé publique de Montréal, qui traçait un portrait des Montréalais, avec des données pour la région et par CSSS – car un sur-échantillonage avait été fait par territoire de CSSS afin d’avoir un minimum de 450 répondants.

Ces données régionales nous permettent de voir que si la tendance est à la baisse pour le tabagisme, au Québec et à Montréal, les taux sont passablement plus élevés que la moyenne canadienne: 24,2% pour le Québec et 24,9 % pour Montréal (Canada : 18%). À Montréal, les taux de tabagisme par CSSS vont de 36% pour Jeanne-Mance à 19 % pour de la Montagne.

quelques minutes suffisent…

Plus d’excuse pour ne pas vous entretenir physiquement: « Les gens justifient souvent leur manque d’exercice par le manque de temps. Ce ne sera plus une excuse valable d’après cette étude… »(Via Sur la Toile!.)

Et dire qu’il y a quelques années, les pros de la santé publique nous disaient que ça ne valait pas la peine si on n’y mettait pas au moins trois-quart d’heure intense trois fois semaine. Mais finalement, ce microprogramme fait quand même 22,5 minutes par jour (5 fois 30 sencondes avec 4 minutes de repos entre les 30 secondes), pour un total hebdomadaire de 157,5 minutes. Mais la vraie leçon de l’expérience concerne l’intensité : 4 à 6 fois 30 secondes chaque jour ne valent pas mieux que 90-120 minutes d’efforts intenses.