L’héritage de Jürgen Habermas

Benhabib, Bosetti, Habermas, Schwering

Traduction de The Legacy of Jürgen Habermas1URL accédé le 26 mars 2026, non daté, sur ResetDOC.


Les marchés mondiaux s’étendent, les sociétés se fragmentent et la démocratie risque de se vider de sa substance. C’est au cœur de cette tension – déjà au centre des premières réflexions de Jürgen Habermas sur les médias de masse et la « reféodalisation » progressive de la sphère publique – que son héritage revêt une urgence renouvelée. Ce dossier retrace cette trajectoire, en réunissant une nécrologie de Giancarlo Bosetti, une interview de Seyla Benhabib et une sélection d’écrits de Habermas tirés de Reset DOC et des archives de Reset. À travers ces contributions, un fil conducteur se dessine : celui d’un penseur qui a rompu à la fois avec les illusions de l’étatisme marxiste et les ombres persistantes du totalitarisme nazi, et qui a au contraire insisté sur les fondements fragiles mais exigeants de la vie démocratique, ancrés dans la communication entre citoyens libres et égaux.

De sa critique de la marchandisation du discours public à sa défense d’une Europe politiquement intégrée comme horizon nécessaire à la démocratie dans un monde globalisé, Habermas n’a jamais renoncé à la conviction que la légitimité doit être construite plutôt que présumée. Même son engagement tardif envers le post-séculier2?Néo-religieux ? GBpeut être compris sous cet angle — non pas comme un recul, mais comme un effort pour reconstituer les ressources morales que les sociétés libérales semblent de plus en plus incapables de générer de l’intérieur. Ce qui en ressort finalement, c’est moins une doctrine figée qu’une entreprise intellectuelle soutenue : une tentative de maintenir ensemble ce que la modernité elle-même ne cesse de séparer — marchés et démocratie, droit et participation, pluralisme et cohésion.



Par lequel de ces textes devrais-je commencer ? Qu’en pensez-vous ?


Voir aussi Entre naturalisme et religion, J. H., 2008 – présenté sur EspacesTemps : Habermas et la religion au-delà des limites de la simple raison. Et sa propre présentation à Istanbul en juin 2008, reprise en septembre sur Reset, que j’ai traduite : Une société « post-séculière » : qu’est-ce que cela signifie ? C’est le quatrième item dans la liste des articles ci-dessus.


Liste évolutive des traductions par Gilles en vrac
Les caractères gras dans le texte sont de Gilles.
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Notes

  • 1
    URL accédé le 26 mars 2026 ↩︎
  • 2
    ?Néo-religieux ? GB ↩︎

Qu'en pensez vous ?