économie de la santé

Une bonne affaire : les dépenses de santé sont non seulement un bon investissement produisant de la santé mais aussi un gage de stabilité dans la tourmente. Un discours qui change des sempiternelles histoires à faire peur sur les “dépenses insoutenables” que représentent la santé. Surtout s’il vient d’une institution comme le Conference board : Health Care in Canada: An Economic Growth Engine (14 pages, janvier 2013). Une référence de André Picard, dans le Globe and Mail. Voir aussi le rapport  Health Matters: An Economic Perspective (42 pages, février 2013).

D’autres rapports récents du Conférence Board (NOTE : il faut s’inscrire – gratuitement – pour obtenir ces documents) :

Je n’ai pas encore lu ces trois rapports, mais j’ai lu récemment un document sur une question similaire, en provenance du CD Howe : Long-term Care for the Elderly : Challenges and Policy Options (pdf. 40 pages). Un document intéressant même s’il ne tient pas vraiment compte de l’important programme québécois de crédit d’impôt remboursable pour le maintien à domicile des ainés.

Aussi, en provenance de la même source : How to Pay Family Doctors: Why ‘Pay per Patient’ is Better than Fee for Service. Si les think-tank de droite commence à trouver que le paiement à l’acte des médecins n’est plus de mise… on approche peut-être d’une véritable réforme !

<Ajout>Gérald Fillion commente comme si c’était la vérité pure, cet autre rapport de l’institut CDHoweLa gestion des coûts des soins de santé pour une population vieillissante : le défi fiscal que le Québec n’a pas encore relevé. Un bel exemple de ces histoires à faire peur : projeter les dépenses actuelles liées au vieillissement sur la courbe démographique des 40 prochaines années, c’est oublier que les “vieux de demain” seront en meilleure santé, que les services auront évolué pour être mieux adaptés aux maladies chroniques… </>

levées de fonds

En consultant les mises à jour de LinkedIn réalisées par certains contacts je prends connaissance de cette ressource, Ajah, dirigée par Michael Lenczner, un organisateur-développeur parmi les fondateurs, notamment, de Une île sans fil et de Montréal Ouvert.

Ajah offre un service en ligne : Fundtracker, qui aide les OBNLs à identifier et rejoindre des bailleurs de fonds ayant une affinité avec leurs activités. Le site est bilingue, malgré le nom du service (Pisteur de fonds ?) et cela m’a rappelé un service canadien (Big online) que nous avions utilisé durant une courte période au CLSC Hochelaga-Maisonneuve. Le caractère unilingue du service et les coûts élevés (le double de ce que demande Ajah) nous avaient empêché de maintenir l’abonnement plus d’un an.

La levée de fonds étant souvent une activité ponctuelle ou circonstancielle (autour d’un projet de développement spécifique) pour les organisations de petite et moyenne envergure, je me demande si le profil d’abonnement proposé par Ajah en tient compte ? Mais clairement, pour les équipes d’organisation communautaire des CSSS ou les équipes de soutien des CLD… c’est une ressource qui devrait être explorée.

fondations privées et action collective

Le débat sur la place de la fondation Chagnon (FC)** dans le financement de l’intervention sociale auprès des jeunes, et bientôt des enfants et des aînés… me donne le tournis tellement on entend de sornettes. Du genre :

Les fondations servent à se soustraire à l’impôt. On obtient des diminutions de l’argent du au fisc et on prive la population des revenus venant des impôts.

Pourtant, ceux et celles qui ont déjà donné (à Centraide, par exemple) un montant assez substantiel pour l’inscrire sur leur rapport d’impôt… ont sans doute été surpris, comme je l’ai été la première fois, par le peu d’impôt que cette “stratégie” permettait d’épargner ! En fait, j’ai toujours pensé que l’État permettait aux contribuables charitables de réduire partiellement leur salaire imposable parce qu’il faisait le calcul suivant : si en perdant 0,50$ d’impôts cela permet d’investir 1,00$ dans un service social… c’est 0,50$ de plus dans le service… et donc 0,50$ épargné du point de vue de l’État. Non ?

Un style de charité particulier.

“Il dirige sa Fondation comme s’il s’agissait d’une entreprise. Et comme autrefois en affaires, il n’hésite pas à user de son influence.” Zone Libre, mars 2004. Quelques données, pas toutes claires, sur les conditions de mise en place de la Fondation… que l’auteure de ces lignes dit avoir été financée aux trois-quart par les deniers publics. Encore une fois, ça dépend de comment on regarde la chose.

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