le débat des revues

J’avais décidé de ne pas renouveler mon abonnement à L’Actualité (…) Je viens de renouveler mon abonnement. [commentaire sur le site de l’Actualité]

Si Rogers avait voulu augmenter ses chiffres de vente, il n’aurait pu mieux faire que d’orchestrer cette chicane entre ses deux revues | nationales ! Mais il n’y a rien de machiavélique dans cette bataille des revues… seulement un peu de corde laissée (et une première page) au chauvinisme canadien rampant.

La réplique de Lisée (ici en français) est une pièce à conserver ! Et il présente le « remake » du Bonhomme fait par l’Actualité à Tout le monde en parle ce dimanche. Martin Patriquin, auteur de l’article Québec : The most corrupt province sera aussi présent… Est-ce assez pour me donner le courage d’endurer Lepage et l’autre ?

sauvetage, ou non, des 3 grands de l'auto

Je ne sais si Reguly (du Globe and Mail) écrirait la même chose en habitant Détroit, ou Windsor… Pourtant je trouve sa chronique contre l’idée de sauver les 3 grands de l’auto plus intéressante, beaucoup plus que ce petit paragraphe de Krugman, dans le NYT.

La partie intéressante de ce dernier article, ce sont les 87 (à date) commentaires.

cause ou effet ?

Une recherche australienne ayant suivi plusieurs années durant plus de 1000 femmes concluait… qu’il y a corrélation entre le fait de fumer beaucoup et celui d’être déprimée. Pas trop compliqué à comprendre… mais les conclusions qu’en tirent les journaux, à voir les grand titres : « La cigarette cause la dépression » !

Et pourquoi ce ne serait pas la (tendance à la) dépression qui causerait le tabagisme ? ?

merci Konrad

Non, pas Black mais Yakabusky ! Il a souvent la plume acérée, le commentaire juste. Encore ce matin, sur la question de la fusion des bourses de Montréal et Toronto, il ne mâche pas ses mots : Montreal can kiss its exchange goodby. C’est raffraichissant d’entendre quelqu’un dire clairement les choses, sans tenter de ménager les susceptibilités, les rêves, la chèvre, le chou… Raffraichissant mais pas nécessairement drôle ! Si la logique économique transcende les différences culturelles (parce que nous voulons que nos investissements et nos pensions rapportent le maximum), amenant l’inexorable concentration des centres de décisions… il nous reste quoi ? Le quartier des spectacles ? On se met tous à danser la claquette !

Sur un autre sujet, le même journaliste du G&M, traçais récemment un portrait très intéressant : le poids des Finlandais dans le monde des forestières et papetières. Comparant le dossier canadien à celui de cette petite nation innovatrice, il mettait en lumière certaines pratiques qui permettent à ce petit pays se tailler une place disproportionnée dans ce marché : investissements et recherche; coopératives dans le domaine de la gestion forestière; concertation nationale des efforts…

But our forest companies have frittered away every competitive advantage they once enjoyed—mostly, it seems, out of laziness. (…) Canada’s forest industry, once the envy of the world, is now a laughingstock.

(…) The average Canadian pulp mill has a capacity of about 200,000 tonnes; our newsprint mills average 280,000 tonnes. Compare that with the one million-tonne Finnish-owned mills that are either already operating or are being built in Latin America.

(…) Metso, one of only three large-scale manufacturers of paper­­making machines left in the world, is also based in Finland. Canada has no paper machine makers. The world’s biggest man­ufacturer of the chemicals used in papermaking, Kemira, is also Finnish. Canadian-based chemical makers? None.

(…) They drew on their so-called small-country advantage—characterized by a homogeneous, highly educated population with a unique language (practically unlearnable, for a foreigner) and culture—and took their place in a rapidly globalizing market.

(…) Technically speaking, Canadians own their woods, too, but through their provincial and federal governments, which possess 93% of this country’s forests. (…) In Finland, however, almost 60% of forest land is owned by about 400,000 families. Their plots are small, averaging about 35 hectares, compared to the hundreds of thousands of hectares typically covered by a single forest tenure licence in this country.

Finalement, peut-être qu’il y aurait autre chose que la claquette ?

Profitez-en pendant que l’article est encore accessible

quand la publicité devient répulsive

Envoyé ce commentaire ce matin…

Bonjour,

I have been an enthusiastic reader (and online subscriber) of BMJ since… years. I don’t have any moral or aesthetic objection to the presence of graphic publicities on the pages of BMJ. But lately I noticed some more aggressive (flashing white on dark green « click here » on the side bar – notably from plumicort.com) messages that are so disturbing to the eye that I have difficulties to read what I want to read. This kind of visual aggression is enough to stop me coming to your site… and subscribe your journal. Or at least to lose a part of the enjoyment I had to ccome to your site.

In one word : publicity, yes. To the detriment of the readability of your site : no !

Thanks, G.B.

1 site : 555 milions de pages par mois

« je crois vraiment qu’un site Web – et a fortiori un site de média – qui ne propose pas de fils RSS aujourd’hui n’a rien compris à ce qui est en train de se passer sur le Web.»

Tout à fait d’accord. L’exemple du site du New York Times, rapporté par Cyril, avec ses 555 millions de pages vues en 1 mois (!!) est éloquant. Mais pour les petits sites… trop gros pour être gérés comme des blogues… c’est pour quand le gestionnaire de pages / site qui intégrera automatiquement la production de fils RSS ? Comment se fait-il que Macromedia n’a pas encore intégré cette fonctionnalité (version XML mise à jour en même temps que la version html ou php) ? Faire affaire avec un service externe n’est qu’une mesure dilatoire.

Mais l’enjeu est moins technologique que de persception de la relation entre visiteurs (clients) et producteurs d’information (de sites). Tant que ces dernier concevront leurs sites comme des vitrines, et les usagers comme des récipiendaires passifs… plutôt que des interlocuteurs dans le cadre d’un entretien, d’une conversation, peu de chance qu’ils se précipitent pour assurer le rendu RSS de leurs sites. Surtout si le dit site web doit s’autofinancer avec la publicité.