Gilles en vrac… depuis 2002

quelle crise ?

Oui, effectivement les marchands d’automobiles sont en peine… mais l’industrie de la construction est en ébullition.

>>>tiens. ça me rappelle La muse ment et l’amant peine

J’ai eu, moi aussi, l’impression (il y a un an de cela) qu’on allait, enfin, changer des choses importantes. Qu’on allait saisir cette opportunité trop « belle » pour la laisser passer (Il ne faut jamais laisser passer une bonne crise, dixit le chef de cabinet d’Obama). Après tout, il y avait un nouveau président américain avec un potentiel d’action inégalé. Mais à force de ménager la chèvre et le chou, d’avoir à l’oeil le prochain rendez-vous électoral (aux deux ans aux États-Unis) ou la prochaine partielle (importante pour les gouvernements minoritaires), l’occasion du changement s’éloigne peu à peu. L’espoir s’est déjà étiolé et la confiance redevient méfiance traditionnelle à l’endroit des décideurs et autres amuseurs…

Comme disait l’autre : y’en aura pas de facile. Alors autant se donner quelques outils, quelques arguments… Ici, L’urgence d’agir, l’importance du moment, soit l’avant-propos du recueil intitulé Imaginer l’après-crise. Une publication sous la direction de Jean-François Lisée et Éric Montpetit (ici la Table des matières) avec, entre autres, une contribution de Paul Bernard (De nouvelles idées pour la gauche) qui aborde ces thèmes :

  • Des riches de plus en plus puissants
  • Un champ de possibles ?
  • Égalité des chances, version suédoise
  • Une marge de manœuvre pour le Québec ?
  • Distribuer la richesse pour la créer
  • Développer le potentiel des individus par l’investissement social
  • La flexicurité à la rescousse
  • Pour une fiscalité redistributive efficace
  • L’approche des parcours de vie

et parmi les autres contributeurs : Pascale Dufour (La victoire des altermondialistes ?), Gilles Dostaler (Crise et sortie de crise : de Keynes au Keynésianisme), Lionel Jospin (Les premières leçons de la crise) et plusieurs autres… Extrait tiré du résumé : La crise du capitalisme financier, puis du capitalisme tout entier entamée en 2008 se superpose à la crise écologique latente, celle d’une marche à peine freinée vers un réchauffement irréversible de la planète qui causera de nombreux bouleversements. Les décisions qu’auront à prendre au cours des cinq prochaines années les peuples et leurs décideurs sont donc plus lourdes de conséquences que celles qui attendaient leurs prédécesseurs, après la crise de 1929.

Ici, je ne suis pas sûr d’apprécier le juste poids de l’expression : les décisions de l’après-crise de 1929 n’ont-elles pas conduit à la seconde guerre mondiale ? Je le crois aussi, que les conséquences écologiques, économiques et politiques de notre actuelle relative inaction seront sans doute de cette ampleur, sinon pires. Mais juste après avoir vu quelques épisodes de la série Apocalypse, c’est difficile à imaginer. Imaginer l’après-crise. Je suis pas sûr que c’est ce type d’imagination que les auteurs avaient en tête. Mais d’autres l’ont déjà eu. Et je ne parle pas du navet (réputé) de 2012.


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