climat et élections américaines

Trop tard pour que les candidats prennent des engagements ? Malgré une année record de température et de sécheresse, malgré une vitesse de fonte des glaces arctiques qui a surpris même les plus pessimistes, le changement climatique ne semble pas faire partie des préoccupations américaines. À moins que ce ne soient les pétrolières qui étouffent toute prise de position conséquente comme la National Rifle Association empêche tout questionnement intelligent sur la question des armes…

Our two presidential candidates have managed to slog through a summer of campaigning that carried them through the hottest month in U.S. history (July) and across a heartland enduring an epic drought.

As they talked, the Arctic melted at a speed that astonished even the most pessimistic climatologists. But it appeared they somehow hadn’t noticed—it was as if they’d acquired some special weatherproof coating. (…)

Just as the NRA has terrified politicians of talking sensibly about gun laws, so the fossil fuel industry has imposed an effective muzzle on discussions of carbon. [ the daily beast]

Faudra compter sur l’action de la société civile et non sur la société politique pour empêcher le massacre !

It’s simple math: we can burn 565 more gigatons of carbon dioxide and stay below 2°C of warming — anything more than that risks catastrophe for life on earth. The only problem? Fossil fuel corporations now have 2,795 gigatons in their reserves, five times the safe amount. And they’re planning to burn it all — unless we rise up to stop them. [http://math.350.org/]

Open Access, #Inistgate

Un débat (#Inistgate) lancé par Olivier, chercheur, enseignant et blogueur (affordance), dénonçant la revente de certaines de ses publications par un service public français, alors que ces mêmes textes sont en accès libre ailleurs sur le web. Belle plume que celle d’Olivier Ertzscheid.

La question de l’accès libre aux publications scientifiques se complexifie : on distingue des voies vertes, dorées ou même platines de développement de l’Open Access, avec des modalités de financement, et des définitions de ce qui est accessible gratuitement et de ce qui est commercialisé parmi les productions scientifiques… Voir la position du conseil scientifique de l’OpenEdition, à l’occasion de cette semaine de l’Open Access.

communautés locales en ligne

Kevin Harris, un blogueur anglais [neighbourhoods] qui travaille depuis longtemps les questions de voisinage, en particulier autour des aînés si je me souviens bien, annonce la publication de ce rapport faisant état de quatre expériences récentes de « réseaux de voisinage en ligne » : Online neighbourhood networks in low income areas. Comme le résume le billet de lancement :

The basic rationale was to test whether resident-run online neighbourhood networks could be established in low income neighbourhoods and if they could be shown to bring social benefits.

Le rapport complet est disponible ici, et un résumé ici.

ce qu’il reste de la culture commune

(…) the growing inequality of our society makes it almost impossible to imagine ever formulating a shared sense of the good life.  The very idea of the common good becomes a stretch given the profoundly different ways in which the super rich, the poor and the majority experience life.  They breathe different air and especially as social mobility dries up they lose touch with each other.  In an increasingly privatised world, they do not meet as fellow citizens.  Their kids go to different schools.  They live increasingly in different neighbourhoods.  In Canada the last place that is meant to accommodate all of us in shared experience is our public health system – and no wonder the pressure to privatize is relentless. (…) just as the very rich want to see taxes cut to hold on to what they have, so too do the majority want to withhold their money from a state they no longer trust.[via Alex Himelfarb’s Blog]

Une autre page intéressante de ce blogue sur l’état de la société démocratique canadienne.

évolution climatique et paléoanthropologique

OIS-3 (Oxygen Isotope Stage Three) une étude le l’évolution climatique de la planète pour la période entre 60 000 et 20 000 ans avant aujourd’hui. Voir le Stage Three Project. Une source citée (indirectement, il m’a fallu chercher le sens de OIS-3 !) par cette belle page de paléoanthropologie en français. Un cours de Paléontologie humaine, par Michel Brunet, suivi d’un séminaire avec plusieurs contributeurs.

l’émergence du genre Homo, doté d’un cerveau relativement développé et taillant la pierre, est liée aux changements climatiques importants qui eurent lieu aux alentours de 2,5 Ma.

Ce ne serait donc pas seulement l’évolution « récente » (60-40 000 ans) qui aurait été favorisée, précipitée par les changements climatiques, mais aussi l’évolution de fond, du genre Homo.

gratuit le stationnement ?

À Montréal, 8,5 % de la surface du centre-ville est occupée par des stationnements. C’est 2 fois plus que le centre-ville de Toronto, que celui de Boston, et 16 fois plus que celui de New York. [Un outil pour favoriser la mobilité et l’aménagement durable ? – pdf]

Une des sources du chapitre environnement du 6e édition du rapport Signes vitaux du Grand Montréal. Cette présentation (.ppt) de Daniel Bouchard, du Conseil régional Environnement Montréal, nous apprend combien coûte une place de stationnement… qu’il s’est construit 7500 places de stationnement (public et privé) depuis 15 ans au centre-ville, au coût moyen de 27633$ par place; qu’il est prévu d’en construire plus de 25 000 dans un avenir prochain, au coût moyen de 40 437$; que 6 000 de ces places (à plus de 50 000$ chaque) sont prévues dans le cadre des développements du  CHUM et 2 834 places sont prévues pour le CSUM. Une référence de Communagir.

la photo ratée

Il y a de ces photos qui mériteraient qu’on s’arrête un peu. Et je ne l’ai pas fait, comme trop souvent.

Cette photo fut prise juste au moment de partir, alors qu’un dernier coup d’oeil au fleuve à travers cette porte jouxtant la remise pour de bois de chauffage, vide pour le moment, l’espace grillagé n’étant occupé que par une brouette jaune. Cette photo étant un recadrage de la photo d’origine, prise de plus loin, avec le côté en pierre de la maison pour la moitié de l’image, que j’ai préféré oblitérer au montage pour ne conserver que le contraste entre la porte lumineuse et la remise à l’ombre grillagée. Déjà, au départ, je faisais l’erreur du débutant : ne pas serrer correctement mon sujet…

Si cette photo est « ratée » c’est surtout que je n’ai pu en faire un tirage satisfaisant sur papier, malgré plusieurs essais et traitements pour pousser un peu la lumière du côté sombre. L’image, déjà trop sombre à l’écran… devient vraiment imbuvable sur papier. Si j’avais pensé quelques secondes de plus, j’aurais utilisé la fonction bracketing (prise de vue en fourchette) de l’appareil. C’était un sujet parfait pour cette technique de multiple prises de vue avec différents temps d’exposition, permettant d’avoir une image où la partie sombre est bien visible, et une autre avec la partie lumineuse bien exposée, les images étant par la suite fusionnées en ce qu’on appelle une image à large gamme dynamique (ou HRD, high dynamic range). L’utilisation du format « raw » permet certainement de retravailler les fichiers mieux qu’avec un format « jpeg », mais il y a des limites à pousser (ou tirer) la lumière dans les parties ombragées.

Même la puissance de Photoshop n’aura pas permis de sauver cette photo. Ce qui ne parait pas trop à l’écran devient, à l’impression, un aplatissement total des gris, trop tirés vers une lumière qui n’était pas là… En conclusion ? Lorsque l’intuition d’une photo intéressante se pointe, prendre le temps de penser : 1. le cadrage; 2. la lumière; 3. la composition… Là j’aurais dû déplacer la brouette jaune un peu vers la gauche, pour la faire entrer entièrement dans le nouveau cadre… Un peu d’attention et de réflexion ne tuent pas la magie mais peuvent, au contraire, la prolonger. Car il y avait de la magie dans ce moment. Mais on oublie trop souvent à quel point l’oeil, et le cerveau, traitent et transforment les images que nous voyons.