ordinateurs et enseignement…

Les élèves sont meilleurs sans ordinateurs. La très britannique « Royal Economic Society » publie une étude sur le bénéfice de l’utilisation de l’ordinateur chez les jeunes élèves. Les politiciens et les revendeurs informatiques sont persuadés du bien-fondé de l’ordinateur. Hélas, cette étude vient contredire leurs opinions, et tout porte à croire que l’utilisation de l’ordinateur n’apporte aucun bénéfice dans l’apprentissage des connaissances fondamentales tels que le calcul ou la lecture. Tiré de[Telegraph] par [Sur la Toile]

Je ne sais comment réagissent les Remolino et autres Mario ?

AJOUT: Après lecture des commentaires et surtout de l’analyse détaillée de Clément (faite dès décembre dernier) je me rend compte que les titres de mes deux sources étaient en porte-à-faux : même l’article du Telegraph, intitulé Pupils make more progress in 3Rs ‘without aid of computers’, reconnaît qu’en tenant compte des différences socio-économiques « the relationship between use of computers and performance in maths and literacy tests was reduced to zero ». Par ailleurs les paragraphes suivants semblent contredire cette affirmation. Comme quoi, il vaut mieux retourner à l’information originale lorsque des conclusions contradictoires sont rapportées par ces petits articles à sensation. Merci pour le lien vers l’article en ligne, Clément. Plusieurs commentaires faits sur le billet de Clément pointent vers d’autres textes pertinents.

Publié par

Gilles Beauchamp

Organisateur communautaire dans le réseau de la santé, CLSC Hochelaga-Maisonneuve puis CSSS Lucille-Teasdale, à Montréal, de 1976 à 2012.

5 réflexions au sujet de « ordinateurs et enseignement… »

  1. Bof ! Tout ça est relatif à l’apprentissage « classique ». Les tests sont donc orientés vers la vérification de ces apprentissages et non vers la vérification des compétences des élèves.
    C’est un peu comme si on teste des tournevis droits avec des vis en étoile…

  2. Bonjour Gilles,

    On dirait que l’étude de Fuchs et Woessmann a plusieurs vies ! En décembre dernier, l’Infobourg en a fait écho à la suite d’un article du même genre que celui que tu répertories. Clément avait été sollicité par un journaliste du Devoir pour commenter l’article du « Christian Science Monitor ». Cela a conduit à ce billet (http://carnets.ixmedia.com/remolino/archives/007091.html) que nous commentons quelques collègues carnetiers.

    Je ne sais pas à Montréal, mais le Journal de Québec (en page 18 de l’édition du dimanche) y fait aussi allusion, reprenant j’imagine, un texte diffusé par la Presse Canadienne. Bref, beaucoup d’espace faite à une étude caractérisée par de la « généralisation abusive », repris par des titres d’articles « sensionalistes à outrance ». Sur plusieurs points abordés par les articles, les chercheurs sont plus nuancés dans leurs conclusions; il faut lire l’étude à la base de ces papiers (http://econpapers.repec.org/paper/cesceswps/_5F1321.htm) pour se rendre compte de la grande prudence à conserver avant de tirer de telles conclusions (que les élèves seraient « meilleurs sans ordinateurs »).

    D’un autre côté, il m’est facile de comprendre que les ordinateurs soient autant sur la ligne de front… D’un côté, ils sont sources de perturbations familiales quotidiennes et les utilisations par les jeunes ne sont pas toujours très « pédagogiques ». Le milieu scolaire dans son ensemble ne semble pas en favoriser l’utilisation ce qui laisse toute la place à des usages basées sur le divertissement plus ou moins « à valeur ajoutée ». Pendant le temps ou un jeune clavarde (comme ils jasait au téléphone auparavant), télécharge des fichiers ou joue en ligne, il ne se construit pas beaucoup sur le plan scolaire… À ce moment, je peux comprendre que le « temps valable en apprentissage » ne soit pas élevé par ces usages. C’est bien mieux de lire un livre et de consacrer du temps à son ouvrage plus scolaire… c’est une évidence ! Il est dommage que ces façons d’être utilisées prennent le dessus par rapport à tellement d’autres qui rendent les jeunes de meilleurs apprenants ! Je pourrais continuer sur plein d’exemples, mais je crois que tu sais ce dont je parle…

    Parfois, je me demande pourquoi la mentalité des gens semblent à ce point VOULOIR que le progrès soit plus « tare » qu’avancement… Ce serait tellement plus facile «si le monde des nouvelles technologies n’existait pas», laisse entendre plusieurs par leurs attitudes. On n’aurais pas à s’adapter pour tenir compte des immenses potentialités qu’il représente. On n’aurait pas à transiger avec son enfant qui est tenté par « cet aimant » qui l’attire tellement… C’est d’ailleurs suspect qu’il soit naturellement attiré tant que cela par l’objet-ordinateur; ça confirme qu’il doit y avoir du louche là-dessous ?!?

    Le besoin de communiquer… c’est vrai que c’est louche pour une société qui a souvent le réflexe du replie sur soi, de l’auto-satisfaction et de l’avoir plutôt que l’être. Bon, je m’arrête avant de trop divaguer !

    À+

  3. Oups… J’avais gardé ton billet pour « commentaire » ultérieur suite à un p’tit voyage de deux jours sans ordi Gilles. Je réalise que j’ai posté mon commentaire sans réactualiser le billet. Je constate qu’il est un peu « hors séquence »… Désolé !

  4. Y’a pas de quoi Mario… les éléments nouveaux et pertinents de ton commentaire valent bien quelques redites !

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