métro, tramway et SRB

François Cardinal publiait hier  une entrevue avec Enrique Peñalosa, ancien maire de Bogota. Son message : développer les SRB (services rapides par bus) est une solution à privilégier plutôt que le prolongement du métro, et même les tramways qui sont (re)devenus à la mode… C’est d’ailleurs ce que disait Cardinal dans une de ses contributions aux 101 idées pour Montréal, et c’est aussi ce que laisse entendre cet article tiré de The Atlantic Cities When It Comes to Streetcars and Economic Development, There’s So Much We Don’t Know. Je n’ai pas encore terminé la formulation de la 102e idée pour relancer Montréal, la mienne…

Dans ce contexte je me demande comment prendre cette annonce du gouvernement Marois à propos du prolongement du métro. À 300M$ du kilomètre, c’est une facture de 2G$ qu’on se prépare… Restera-t-il des sous pour les solutions plus immédiates et moins couteuses que sont les voies réservées pour bus rapides (SRB) ? Il semble que cette avenue soit reprise par tous les candidats à la mairie dans les réponses qu’ils donnent, ce lundi matin, à la question : Comment éliminer la congestion ?  Quand à Mélanie Joly, elle en fait le premier de ses 5 engagements électoraux.

Publié par

Gilles Beauchamp

Organisateur communautaire dans le réseau de la santé, CLSC Hochelaga-Maisonneuve puis CSSS Lucille-Teasdale, à Montréal, de 1976 à 2012.

2 réflexions au sujet de « métro, tramway et SRB »

  1. Un métro de surface pourrait être aussi efficace qu’un métro souterrain. On voit ce genre de prolongement à Toronto, à New-York et Paris. Par exemple, le Gouvernement parle de prolonger la ligne jaune à Longueuil. Pourquoi ne pas le faire en surface au lieu de creuser.
    D’autre part on parle de voie réservée sur le boul. Pie IX depuis combien d’années. On dirait que l’automobile a pris tellement de place qu’il semble impossible de la déloger de nos rues pour faire des voies réservées pour le SRB. L’étalement urbain est tellement étendu que la voiture semble la solution facile (et combien coûteuse) pour les familles de la banlieue. Je n’habite pas trop loin de Montréal, à St-Hubert et quand je me promène dans les rues avoisinantes je remarque qu’il y a en moyenne de 2 à 4 voitures par maison.
    Avec des voies réservées et une amélioration du confort je suis certains que plus de gens utiliserait le transport en commun. En tout cas c’est sûr qu’il faut un volonté politique pour amorcer un changement de mentalité

  2. Une solution simple et moins coûteuse… Pourquoi ne pas réserver certaines rues aux autobus?

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