Réflexion sur la refonte

Plutôt que de choisir une couleur différente pour chaque ajout (!) j’ai plutôt décidé de les déposer comme un blogue : les derniers arrivés sur le dessus.

[Ajout du 2022.04.16] Clément Mercier me rappelait la conférence organisée par le CRISES en novembre dernier :

COMMENT REPENSER LE SYSTÈME DE SANTÉ ET DE SERVICES SOCIAUX QUÉBÉCOIS APRÈS LA PANDÉMIE ?

Une table ronde présentée par Anne Plourde, chercheuse post-doctorale à l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) et à l’U. York, Mélanie Bourque, professeure et directrice du Départ. de travail social de l’UQO, membre de l’Institut universitaire Jeunes en difficulté (IUJD), membre régulière du CRISES, Josée Grenier, professeure et co-responsable des études de 2è cycle au Département de travail social de l’UQO, membre régulière du Réseau de recherche en santé des populations du Québec et membre associée du CRISES, Claudelle Cyr, présidente de la Coalition des tables régionales d’organismes communautaires (CTROC) et Réjean Hébert, MD MPhil, Professeur au Dép. de gestion, d’évaluation et de politique de santé à l’École de santé publique de l’U. de Montréal (ESPUM). Animée par Jacques Caillouette, professeur à l’École de travail social de l’U. de Sherbrooke, responsable de l’axe Politiques et pratiques sociales au CRISES. Table ronde offerte par l’axe de recherche Politiques et pratiques sociales du CRISES. Le 09/11/2021.

Les présentations (PDF) sont disponibles ici : Repenser le RSSS : quels obstacles ? (Anne Plourde) ; Repenser le système de santé et de services sociaux après la pandémie (Mélanie Bourque et Josée Grenier) ; Redonner à la participation citoyenne ses lettres de noblesse (Claudelle Cyr) ; Réformer les soins et services aux personnes âgées et handicapées : plus urgent que jamais (Réjean Hébert).

On peut revoir cette conférence (et d’autres) grâce aux archives vidéo du CRISES

Conférence de novembre 2021

AUSSI Clément note cet article dans Le Devoir du 15 avril 2022 : Un plan qui ne tient pas compte du droit à la santé par la Ligue des droits et libertés.

Ajouts du 2022.04.13 : en bleu.

Quelques vieux textes (et d’autres moins vieux) autour de la conception des CLSC et leur ancrage dans les communautés

Voir aussi billet du 25 février : communautés saines ou sécuritaires?

Le partenariat entre le réseau institutionnel et la communauté: un paradigme à définir 

Par Lionel Robert, Nouvelles pratiques sociales, Volume 2, numéro 1, printemps 1989 

Le partenariat entre le réseau institutionnel et la communauté : un paradigme à définir (erudit.org)

Une forme mouvementée de gestion du social : les CLSC, 

Par Bélanger et Lévesque, Revue internationale d’action communautaire, printemps 1988

Une forme mouvementée de gestion du social : les CLSC (erudit.org)

Le CLSC Le Partage-des-Eaux : un témoignage

Par Brian Smith, Nouvelles pratiques sociales, Volume 1, numéro 1, 1988

Le CLSC Le Partage-des-Eaux : un témoignage (erudit.org)

Voir aussi

LES CLSC : Ce qu’il faut savoir

Par Maurice Roy, 1987, éditions Saint-Martin, 172 pages.

La création d’une culture organisationnelle : le cas des CLSC 

Publié1 par le Fédération des CLSC en 1986. Pas moyen de trouver une version numérique en ligne. Une seule copie à la bibliothèque nationale, à consulter sur place. C’était une (LA?) référence de Pauline Gingras, dans L’approche communautaire : essai de conceptualisation2, publié  en 1988 par le Centre de recherche sur les services communautaires de l’Université Laval. Un essai sous la direction de Lionel Robert et Hector Ouellet. Le texte de Poupart est aussi la référence de Marie Drolet, dans L’approche communautaire : un moment pour réfléchir sur l’orientation du service social, Service social, Volume 35, numéro 3, 1986. 

Je ne trouve La création d’une culture… mais plutôt, publié par les mêmes trois auteurs, deux ans plus tard en 1988, dans un recueil intitulé La culture des organisations. Questions de culture, no 14. Leur contribution au recueil, intitulée Bureaucratisation de la cultur et enculturation de la bureaucratie : l’expérience des C.L.S.C. a été numérisée et conservée par le site classiques.uqac.ca

Incidemment, sur la question de la culture des organisations, le livre de Laloux (voir plus bas) souligne que les entreprises dont il parle s’en préoccupent peu.

Pour des CLSC

Daté de 1995, à la veille de la première vague de fusions d’établissements, un texte de Marcel Sénéchal 

2005 – le rapport Poirier, directeur de la santé publique du Québec.

Une suggestion de Denis Bourque : « Ajoutons l’excellent rapport du Dr Alain Poirier de 2005, alors Directeur national de la santé publique du Québec, selon qui sur les 30 ans d’espérance de vie gagnés depuis 100 ans au Québec, 8 sont attribuables aux services de santé et 22 à l’amélioration de l’environnement, des habitudes et des conditions de vie. Ce qui l’amène à affirmer que les principaux gains en santé des populations ne viendront pas du système de soins, mais de l’action sur les autres déterminants de la santé dont les conditions et les milieux de vie.  Il identifie donc les actions efficaces suivantes:
•    Réduire la pauvreté et les inégalités
•    Préserver l’environnement physique
•    Adopter de saines habitudes de vie
•    Soutenir le développement des enfants
•    Appuyer le développement de communautés solidaires »

Voir : Rapport national sur l’état de santé de la population du Québec – Produire la santé (PDF 110 pages); version synthétique de 21 pages

Plus récemment : 

Les effets de la création des CSSS sur les pratiques partenariales, psychosociales et communautaires 

http://w4.uqo.ca/crcoc/Fichiers/cahiers/1004.pdf (2010)

Identifier les productions pertinentes du CRCOC ??

Reddition de compte en intervention de proximité : comment dépasser la mesure et (re)trouver le sens?

Présentations PowerPoint faites à un atelier de l’ACFAS 2021 déposées dans le groupe de discussion thématique « Santé » de la plate-forme Passerelles. En particulier les présentations (pptx) de Lachapelle, celle de Divay, de Nancy Lévesque, et de J.-A. Joseph

André-Pierre Contandriopoulos m’a fait parvenir la sienne, qui manquait au dépôt : Présentation (docx) et Performance (pptx). [Je devrais déposer ces fichiers sur le même répertoire de Passerelles.]

Publications de l’IRIS

À la suggestion de René, j’ajoute « Le capitalisme, c’est mauvais pour la santé » par Anne Plourde. Les recherches et publications de l’IRIS, dont plusieurs portant sur l’organisation du réseau de la santé, seront à consulter dans une réflexion sérieuse, honnête sur la refondation, ou la refonte, comme l’appelle l’Institut économique de Montréal. 

Le même IRIS publiait une bien utile comparaison GMF-CLSC (2017), aussi sous la plume de Anne Plourde, qui faisait référence à une étude plus générale des dépenses en santé, notamment de la place des MD dans les budgets Santé. Voir aussi Résidences privées pour ainé·e·s — Une industrie florissante lourdement financée par des fonds publics (2021).

Autre documents

Denis Bourque a publié en décembre dernier (2021) : Décentraliser le système de santé

Réjean Hébert publiait dans LaTribune :

Une évaluation de la démarche Prendre soin de notre monde : Appropriation de la démarche Prendre soin de notre monde dont je cite plusieurs extraits dans mon billet des communautés saines ou sécuritaires ?

Une expérience néerlandaise: Buurtzorg

Une entreprise (Buurtzorg) constituée de petits (12 personnes max) groupes d’infirmières travaillant de manière très autonome dans un quartier. Un des exemples décrits dans le détail par Frédéric Laloux dans Reinventing Organizations — Vers des communautés de travail inspirées. (Le site officiel étant en anglais seulement, je fais un lien vers Amazon.ca, où on peut consulter des extraits du livre).

Parti d’une seule équipe de 4 infirmières en 2007, Buurtzorg en compte aujourd’hui 10 000, réparties en 850 groupes, soutenus par 15 coachs et 45 personnes au siège de l’entreprise, pour la facturation et les salaires.

Buurtzorg Nederlands employees over 10,000 nurses and assistants in 850 self-managed teams. 15 regional coaches support the teams as required. Buurtzorg’s back-office of 45 staff keeps overheads low, (8% as opposed to 25% in comparable organisations) taking care of payroll and invoicing to free up the rest of the organisation to focus on care.

Extrait du site web de Buurtzorg le 13 avril 2022.

Une critique sévère des effets de l’optimisation

Le livre de Laloux était une référence de La Troisième Voie du vivant, d’Olivier Hamant, publié en février dernier chez Odile Jacob. Une critique des effets de la recherche de performance par l’optimisation des systèmes. Une inspiration tirée du vivant pour une sous-optimalité choisie, la sobriété, la lenteur mais aussi la diversité, la tolérance à l’erreur, la robustesse démocratique. Une lecture recommandée à tous ceux et celles qui ont été victimes du rouleau compresseur de l’optimisation dans le réseau de la santé québécois.

Saurons-nous inventer une société riche de ses liaisons et interactions plutôt que de sa consommation matérielle ?

L’optimisation prend souvent la forme de la spécialisation, au détriment de l’approche et de la compétence généralistes.

L’entreprise française liée ou appliquant le modèle Buurtzorg s’appelle d’ailleurs Soignons humain.

  1. par A. Poupart, Simard J. J. et Ouellet J. P.  (retour)
  2. heureusement numérisée par l’INSPQ et rendu disponible sur santecom.qc.ca  (retour)

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