fondations privées et action collective

Le débat sur la place de la fondation Chagnon (FC)** dans le financement de l’intervention sociale auprès des jeunes, et bientôt des enfants et des aînés… me donne le tournis tellement on entend de sornettes. Du genre :

Les fondations servent à se soustraire à l’impôt. On obtient des diminutions de l’argent du au fisc et on prive la population des revenus venant des impôts.

Pourtant, ceux et celles qui ont déjà donné (à Centraide, par exemple) un montant assez substantiel pour l’inscrire sur leur rapport d’impôt… ont sans doute été surpris, comme je l’ai été la première fois, par le peu d’impôt que cette « stratégie » permettait d’épargner ! En fait, j’ai toujours pensé que l’État permettait aux contribuables charitables de réduire partiellement leur salaire imposable parce qu’il faisait le calcul suivant : si en perdant 0,50$ d’impôts cela permet d’investir 1,00$ dans un service social… c’est 0,50$ de plus dans le service… et donc 0,50$ épargné du point de vue de l’État. Non ?

Un style de charité particulier.

« Il dirige sa Fondation comme s’il s’agissait d’une entreprise. Et comme autrefois en affaires, il n’hésite pas à user de son influence. » Zone Libre, mars 2004. Quelques données, pas toutes claires, sur les conditions de mise en place de la Fondation… que l’auteure de ces lignes dit avoir été financée aux trois-quart par les deniers publics. Encore une fois, ça dépend de comment on regarde la chose.

Continuer la lecture de fondations privées et action collective

un kit et un bilan

Deux documents, tirés du dernier bulletin Politiques publiques et santé.

Le premier se veut un guide pour les leaders locaux et provinciaux (state leaders) qui veulent développer des stratégies d’action pour l’activité physique et la saine alimentation dans leurs communautés.

tacklingA Guide for Local and State Leaders Working to Create Healthy Communities and Prevent Childhood Obesity : le tool kit (pdf 102 pages); le site de présentation.

Le second document fait le bilan de 10 ans d’efforts pour réduire les inégalités de santé en Angleterre. Tackling Health Inequalities: 10 Years On. (pdf de 147 pages)

St-Paul piétonnière

(…) a part of Saint-Paul Street is to be pedestrianized during the construction holiday as an experiment. It’s a natural choice, as cars often have to force their way through throngs of tourists and party people along there anyway. [Montreal City Weblog]

Il était temps… À chaque fois que je mets les pieds dans le Vieux, je ne peux m’empêcher de pester contre ce qui me semble une marque de servilité devant l’automobile… et les réactions épidermiques des commerçants qui avaient jusqu’ici empêché de rendre cette petite rue piétonnière. Avec quelques navettes et taxis, même les personnes à mobilité réduite pourront s’y rendre.

Et ça n’est même pas permanent… un mois d’essai ! Je me demande vraiment si on sera capable de faire les changements significatifs à nos modes d’habiter et de transport qui seront nécessaires… à ce rythme !

sur la montagne

Parti de la librairie Olivieri, pour passer par le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, jusqu’au Belvédère… puis redescendu vers la rue Peel. Quelques photos.

[slidepress gallery=’montagne-15-mai-2009′]

Pour lancer la présentation, cliquez sur le second bouton à partir de la droite (les boutons apparaissent lorsque vous passez la souris au dessus de l’image). Pour voir les image en grand format (plein écran) cliquez sur le dernier bouton à droite.

démocratie et décision

Deux billets consistants de Hubert Guillaud sur InternetActu, portant sur le Forum Réinventer la Démocratie. Expériences démocratiques en France et Internet, nouvel espace démocratique ?

Par ailleurs, d’un auteur que j’aime bien : How We Decide by Jonah Lehrer, présenté ici sur le blog Uncertain Principles, sur ScienceBlogs Channel.

économie des organisations

Ce billet du carnet orgtheory.net donne une liste de textes, dont plusieurs classiques de théorie des organisations. J’ai trouvé certains de ces textes in extenso, en ligne.

Cette page présente un résumé (en anglais) de certains de ces textes).

Des textes courts mais qui ont marqué les dernières décennies de débat sur l’économie et les organisations.

troisième millénaire ou trentième ?

Une pensée qui surgit en lisant ce commentaire dans une critique du livre Mothers and others: The Evolutionary Origins of Mutual Understanding.

L’auteure de la critique, Claudia Casper, dans le G&M d’aujourd’hui, commence un paragraphe vers la fin de son article par « As our species embarks on the third millennium »…  Ça m’a frappé sur le coup, dans le contexte d’un travail anthropologique portant sur l’évolution des primates humains : troisième millénnium ! Ne devrait-on pas compter en dizaines de millénaires notre histoire ? Bon, OK, il faudrait inclure la préhistoire mais 3 000 ans c’est court, même du point de vue de l’histoire. L’écriture date de… 6000 ans; et si on compte les formes artistiques et symboliques de l’art on remonte à plus de 30 000 ans ! « Il y a environ 32 000 ans, l’art est déjà très diversifié et abouti« .

Si on se disait, si on se pensait comme au début du 33e millénaire plutôt que du 3e, ça aurait l’avantage de nous donner de la perspective, vers le passé mais aussi, comme par un effet miroir, vers l’avenir, non ? Ça serait aussi un peu, beaucoup moins centré sur l’histoire de l’Occident. Pendant combien de dizaines de milliers d’années la culture humaine s’est-elle développée, essentiellement basée sur la tradition orale mais aussi sur la transmission de savoirs utiles inscrits dans des outils, des manières de cultiver, de chasser… qui ont accompagné, façonné l’humanité longtemps avant le langage écrit.

Nous situer dans le temps  une telle échelle imposerait de porter, au quotidien, la mémoire d’une longue gestation et marquerait d’une certaine humilité la civilisation occidentale chrétienne. Ce serait bien pour la planète !