Vivian Maier, photographe

Des clichés d’une beauté époustouflante, témoins des rues de Chicago et de New York durant les années ’50 et ’60, ’70 œuvre d’une photographe amateure – nannie de profession.

Découverte par hasard, à la faveur d’une vente de biens issus d’une reprise de possession d’un entrepôt… ce sont des centaines de milliers de photos qui seront peu à peu découvertes, numérisées, développées même parfois. Un court reportage d’une émission de télévision de Chicago raconte cette histoire.

Quelques-unes de ses photos visibles sous forme de diaporama sur Youtube: série 1, série 2, série 3. [Merci Robert] – Le site officiel sur Vivian Maier. Le livre Vivian Maier, street phtotographer… et ici l’exposition qui a présentement cours (jusqu’au 28 janvier prochain) à la Howard Greenberg Gallery de New York.

projets de retraite – 1

Mon premier projet de retraite sera de marcher. Et tant qu’à marcher, pourquoi pas visiter les différents quartiers de Montréal, et y photographier les différentes places, institutions marquantes ?

Comme je me déplace en transport en commun, je pourrais ainsi documenter les pôles et axes de transport qui devraient ponctuer et orienter les développements actuels et futurs du Grand Montréal durable… La lecture du Plan métropolitain d’aménagement et de développement adopté par la CMM le 8 décembre, et celle du Rapport de consultation publique de la commission de l’aménagement (projet de PMAD (et aussi, sans doute, de quelques-uns des 340 mémoires présentés à la commission) me permettra certainement de contextualiser cette découverte des quartiers.

Je me demande jusqu’où le Plan de développement durable de Montréal 2010-2015 a été intégré au PMAD ?

y’a pas qu’à l’urgence

Comment se fait-il qu’un médecin spécialiste donne collectivement rendez-vous à tous ses clients pour 8h le matin alors que ceux-ci attendront 2, 3 ou 5 heures avant d’être vus ? Des personnes malades, âgées, qui n’ont rien mangé… De quel droit traite-t-on ainsi des personnes vulnérables ? La seule logique explicative est-elle vraiment de préserver le précieux temps, les coûteuses minutes du travail du spécialiste ? Ou s’il ne s’y mêle pas une part de mépris pour la clientèle « ordinaire », c’est à dire pauvre ?

Ça ne se passe pas dans les corridors de l’urgence, mais c’est tout aussi inacceptable !

soins de longue durée, vieillissement

J’ai été heureux de tomber sur ce texte du Centre danois de recherche sociale : Retirement improves cognitive performance (38 pages). Finalement, après avoir parcouru ce document, c’est très facile à comprendre et, en fait, c’est probablement la principale raison qui me pousse vers la retraite : le travail de bureau (entendre la sédentarité) est contraire à la santé, et au fonctionnement optimal du cerveau. Pour les « manipulateurs de symboles » que nous sommes, prendre sa retraite c’est devenir plus actif… et donc augmenter sa performance cognitive.

En provenance du même centre de recherche, sur la question des services aux ainés, le « home care », cette publication fait le bilan et la comparaison des systèmes et réformes récentes dans ce domaine (home care) dans 9 pays européens. LIVINDHOME – Living independently at home (250 pages).

Dans un domaine connexe, les services de longue durée (long term care), plusieurs études portant sur la situation dans 21 ou 27 pays d’Europe :  Relationship between Formal and Informal Care (42 pages); Informal Care Provision in Europe: Regulation and Profile of Providers (38 pages); Determinants of the Probability of Obtaining Care (31 pages). En visitant cette page vous aurez accès à plusieurs autres titres encore, dont des monographies distinctes sur les systèmes de soins de longue durée dans 22 pays européens.

projets de retraite ?

J’y pense de plus en plus souvent, de plus en plus sérieusement. Ce qui me retient (retenait) encore de partir, après 35 ans de services (en septembre dernier) ? L’impression d’avoir un job avec un espace de créativité, où je pouvais (prétendre) avoir une influence sur le développement et l’orientation des choses.

Mais les choses se corsent. Le contexte local devient de moins en moins favorable à l’expérimentation et l’innovation. Les contraintes liées aux processus d’optimisation et d’agrément… rétrécissent l’horizon plutôt qu’elles ne l’ouvrent. Et les collaborations régionales se résument de plus en plus à des voies de communication à sens unique où l’on consulte le local sur des produits déjà formatés, des problématiques déjà circonscrites avec bien peu d’espace pour poser des questions non déjà prévues au programme. Le dernier exemple en date étant le rapport sur les inégalités où les enjeux soulevés tournent essentiellement autour des compétences des équipes en place.

Où sont les efforts pour identifier et réduire les iniquités dont sont victimes les ainés dans leur accès aux soins et traitements ? Quelle est la portion de l’écart de longévité (entre classes de revenus) qui pourrait être corrigée pour peu que les conditions de vie en centres d’hébergement privés soient prises en compte ? Comment expliquer le silence entourant le caractère régressif du « crédit d’impôt pour maintien à domicile d’une personne âgée » qui fait qu’on soutient des deniers publics les personnes en fonction de leur portefeuille plutôt que de leurs besoins ? Continuer la lecture de projets de retraite ?