un film par jour !


C’est vrai, vraiment vrai : il y a un nouveau petit film à chaque jour (de la semaine) sur le site PIB L’indice humain de la crise. Et chaque vidéo de 3-4 minutes est de grande qualité. Le dernier sur l’industrie du camionnage Guilbault, celui de ce couple de fermiers de Sherrington, ou encore celui d’un père avec ses deux enfants au magasin Partage dans Rosemont, cette ex-rédactrice du magazine Chatelaine qui fait maintenant dans la pige à domicile…

Ce sont des bijoux ! On devrait en montrer au moins un ou deux, chaque soir, aux nouvelles… et ce n’est pas déprimant ! Enfin, la plupart ont un message de résilience, d’espoir…

services de garde et milieux défavorisés

Dans le travail de préparation de certains projets d’intervention auprès des familles avec jeunes enfants, on s’est (re)posé la question : Sur quoi repose notre sentiment, notre affirmation que les enfants de  milieux défavorisés fréquentent moins les services de garde que les autres ? On avait lu ça quelque part, en plus de l’avoir constaté (notamment le nombre moindre de CPE dans les territoires plus pauvres).

Dans le rapport régional de l’Enquête sur la maturité scolaire des enfants montréalais, en page 107 :

« Parmi les familles interrogées dans une enquête réalisée en 2006[1], 88 % des familles utilisatrices de ces services étaient biparentales, et près de la moitié des familles avaient un revenu familial annuel de 60 000 $ ou plus. Ces données laissent entrevoir une faible représentation des familles à faible revenu dans les services de garde.

Les statistiques vont en effet dans ce sens. Dans son bilan 2003-2006, le gouvernement estime à 11 500 le nombre d’enfants issus de familles prestataires de l’assistance-emploi accueillis dans les services de garde au Québec. Or, en 2005, le gouvernement estimait à 45 149 le nombre d’enfants de 0 à 5 ans issus de ces familles à l’échelle du Québec. »

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déterminants et inégalités de santé

Une évaluation (méta-analyse : addition des résultats d’autres recherches) des effets mesurables sur la santé des déterminants sociaux et environnementaux, sur les aspects suivants :

  • Housing and regeneration
  • The work environment
  • Unemployment and Welfare
  • Access to health and social care
  • Transport and health
  • Agriculture and food
  • Water and sanitation
  • Education

Un document de 102 pages (Tackling the wider social determinants of health and health inequalities: evidence from systematic reviews) mais le rapport lui-même fait 57 pages, le reste est constitué d’une présentation détaillée des sources et de la valeur (solidité) de leurs résultats.

accès aux fruits et légumes

Une recherche américaine met en évidence que les gens des quartiers pauvres ont moins d’accès aux distributeurs de fruits et légumes que les autres. (Reuther Health)

Un article de la revue American Journal of Preventive Medicine, du mois de janvier 2009. J’ai l’impression que cet article est d’accès libre… à moins que ce ne soit la manière dont je m’y suis rendu (par le biais de santecom.qc.ca) qui m’en a donné l’accès ! Si c’est le cas, je viens de découvrir quelque chose !

un résumé autre qu'exécutif

Les commentaires se sont multipliés à propos du rapport publié la semaine dernière. Le point de vue de l’Association canadienne de santé publique à propos du rapport de la Commission de l’OMS sur les déterminants de la santé.

De plus, un commentaire assez élaboré publié sur la liste de discussion SDOH (Social determinant of health) résume les principales conclusions du rapport final de la Commission de l’OMS. Comme son auteur le dit en introduction, le rapport synthétique (de 40 pages) ne présente pas toujours les idées les plus intéressantes du rapport complet (256 pages – disponible en anglais seulement). C’est aussi un sentiment que j’avais en lisant le rapport synthétique. Aussi je reproduit ici une « traduction machine » de ce commentaire, qu’on peut trouver en langue originale (anglais) sur les archives de la liste. J’a corrigé quelques erreurs de traduction, surtout au début, mais il en reste certainement… Voici donc le texte de David Woodward.

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Ce que le rapport de la Commission des Déterminants sociaux de la santé dit à propos de:

  • Soins de santé
  • Autres services liés à la santé
  • Les modèles économiques de développement
  • Marchés et le secteur des entreprises
  • L’emploi et les moyens d’existence
  • La protection sociale

Alors que la Commission fait un certain nombre de recommandations spécifiques, celles-ci sont limitées par son mandat et, par conséquent ne tiennent pas compte des suggestions et des propositions figurant dans le corps du rapport, où l’on traite de questions spécifiques qui sont clairement identifiées comme nécessaires si l’objectif de la Commission de « combler le fossé en une génération » doit être rempli. Dans le même temps, en raison de la très complexe nature des influences qui s’exercent sur les déterminants sociaux de la santé, des documents relatifs à un certain nombre de questions clés sont répartis entre plusieurs sections du rapport. Ce qui suit est une tentative de rassembler la matière sous une forme synthétique, dans le cadre d’un certain nombre de rubriques thématiques, en mettant en évidence les suggestions et les propositions, et les besoins spécifiques, identifiés par la Commission, ainsi que ses recommandations formelles.
Il convient de souligner que cette synthèse n’a pas de statut officiel, qu’il a été établi en toute indépendance de la Commission et son secrétariat, et qu’il ne doit en aucun cas leur être imputables. Bien que le contenu est destiné à tenir compte de ce que dit le rapport sur chaque sujet, une certaine sélectivité était inévitable, et sans aucun doute l’accent reflète les priorités de l’auteur. Continuer la lecture de un résumé autre qu'exécutif

inégalités meurtrières

C’est un rapport ambitieux, qui appelle à Combler le fossé en une génération: instaurer l’équité en santé en agissant sur les déterminants sociaux de la santé, que déposait ce matin la Commission de l’OMS sur les déterminants sociaux de la santé.

Son plan d’action se développe autour de trois axes :

  1. Améliorer les conditions de vie quotidienne, c’est-à-dire les circonstances dans lesquelles les individus naissent, grandissent, vivent, travaillent et vieillissent.
  2. Lutter contre les inégalités dans la répartition du pouvoir, de l’argent et des ressources, c’est-à-dire les facteurs structurels dont dépendent les conditions de vie quotidienne aux niveaux mondial, national et local.
  3. Mesurer et comprendre le problème des inégalités et évaluer l’efficacité de l’action menée.

Pour mener à bien ce programme, la commission compte sur la mobilisation de la société civile dans chaque pays et à l’échèle internationale; elle appelle l’OMS à jouer le même rôle qu’un ministère de la santé dans un gouvernement national, et à sensibiliser les autres arènes mondiales sur l’impact de leurs actions sur la santé.(Communiqué de presse en français; résumé analytique (40 pages) en français; rapport complet (256 p.) en anglais).

[autres commentaires à venir plus tard en matinée]