paiement direct et désinstitutionnalisation

La tendance à la “personnalisation” des services, en Grande-Bretagne, prend, entre autre, la forme du paiement direct, c’est à dire de la liberté donnée à la personne aidée de choisir son fournisseur de services, ou même le type de service qu’elle souhaite avoir. Il semble que la politique, au delà du buzzword de la personnalisation, ne soit pas près d’être implantée largement : peu de personnes y ayant droit y ont eu recours, particulièremenet chez les aînés et les personnes avec problèmes de santé mentale. Voir cet article du Guardian, par un des auteurs de la recherche Direct Payments Survey: A national survey of direct payments policy and practice.

Le même auteur, Martin Knapp, publiait en collaboration une comparaison européenne des coûts et résultats des politiques de désinstitutionnalisation (Deinstitutionalisation and Community Living: Outcomes and costs – a report of a European Study). Résumé en français (pdf, 19 pages) et rapport complet (anglais, 140 pages).

développement local, adaptation des services

Quelques autres documents britanniques trouvés dans ma quête autour du thème de l’empowerment et de la cohésion sociale. Des communautés en santé, fortes et prospères, un document de 24 pages (en anglais) faisant le lien entre des politiques visant la personnalisation des services et celle visant le “développement de places” (place-shapingpdf 44 pages), mettant en valeur les complémentarités possibles (à quelles conditions) entre des approches qui pourraient à première vue être conflictuelles (accessibilité à tous et adaptation personnalisée aux besoins de chacun).

Cette personnalisation des services sociaux, semble s’appuyer sur l’orientation Our health, our care, our say, mettant l’accent sur l’accessibilité locale, l’adaptation des services, la participation. Mais aussi, sans doute, quelque chose que nous prenons pour acquis ici au Québec, l’articulation étroite des services de santé et sociaux. Une orientation ayant donné lieu récemment (décembre 2007) à une déclaration commune (concordat) des directions de la santé et des services sociaux ainsi que des instances locales de gouvernement britanniques Putting People First (pdf, 8 pages). Ce qui a donné lieu à une Circulaire des autorités locales (LAC) sur la transformation des services sociaux vers une plus grande personnalisation des services sociaux aux adultes, et même à un “toolkit” sur la dite personnalisation, ce dernier élément faisant partie d’un site consacré au réseautage et au soutien à la transformation des services sociaux et de santé (le Care Services Improvement Partnership – CSIP Networks).

Un autre document récent (2008) publié par Involve, rend compte d’une étude sur les liens entre la participation et la cohésion sociale (Everybody Needs Good Neighbours, pdf 96 pages). Une première partie est consacrée aux manières et raisons concrètes de promouvoir la cohésion sociale par la participation alors que la seconde partie pose un cadre de références plus théorique en la matière.

déterminants sociaux de la santé

Je notais récemment le rapport (pdf) de la commission de l’OMS sur la question en titre. On peut consulter sur le site de l’Agence de santé publique du Canada la “réponse du Canada” à cette Commission. Je ne sais si le gouvernement fédéral a trouvé une réponse aux inégalités sociales de santé !?

Un article de Andre Picard, du Globe and Mail, sur le site de la dite Commission : Untreated social ills make for higher medical costs, reprend en bonne partie les propos critiques de Mme Bégin, membre la Commission, mettant à mal l’image idyllique du Canada comme pays généreux au réseau social “tissé serré”… Peut-être faut-il y voir le stimulus à l’origine de cette “réponse du Canada” . Après lecture des documents proposés dans cette “réponse” je crois plutôt que le terme signifie la contribution du Canada aux travaux de la Commission internationale.

déterminants structurelsIncidemment je suis à lire un document que j’avais téléchargé depuis quelques semaines : Framework prepared for the Commission on Social Determinants of Health by the members of the WHO secretariat. Un cadre de référence vraiment intéressant, magistral oserais-je dire (77 pages), qui fait le tour des approches historiques et théoriques tout en insistant sur les dimensions politiques, de pouvoir des déterminants sociaux de la santé. Le graphique à gauche (cliquer pour agrandir) décrit les déterminants sociaux structurels de la santé. On y décrit aussi une série de déterminants intermédiaires, puis la synthèse.

tendances de la cohésion sociale, gouvernance & indicateurs

Une revue européenne, Tendances de la cohésion sociale, dont la plupart des numéros sont disponibles gratuitement en format PDF. Le numéro 14 (PDF de 1 Mo, 248 pages) comprend, notamment, un article de Benoit Lévesque : Un nouveau paradigme de gouvernance : la relation autorité publique-marché-société civile pour la cohésion sociale. Une référence tirée de la bibliographie du Supplément sur La gouvernance partagée (pdf) du dernier numéro (vol. 8, no. 2) de la revue Développement Social.

Réal Boivert, un des auteurs de ce dossier, fait un travail remarquable depuis plusieurs années sur les indicateurs de développement des communautés. Son rapport Vers le déploiement d’un dispositif national de surveillance en fait foi.

liens et documents utiles

De retour d’une petite semaine de vacances… les trouvailles sont multiples…

les espaces-logiciels de social networking

Après MySpace, Second Life, Facebooks, qui faisaient suite à Orkut, et autres Friendster… peut-on dire- que l’année 2007 fut celle du web social networking ? Je suis plutôt de l’avis de Kottke : les réseaux fermés (tel Facebook) sont beaucoup moins intéressants que ce que le web actuel peut offrir. Les efforts de certains pour créer un standard de Open social networking pourront peut-être faciliter les échanges et la mobilité des liens et de l’information entre ces réseaux.

Je n’ai pas fini de lire le dossier (et les liens) sur cette question dans la dernière livraison du bulletin du Online community report. La principale utilité que j’ai trouvée jusqu’ici à Facebook, c’est de m’avoir permis de contacter directement plusieurs de mes neveux et nièces à l’occasion des fêtes !

aussi : Wired : Slap in the Facebook