L’économie sociale au Québec : publications récentes & al

L’économie sociale au Québec : histoire et actualité en 4 documents, 275 pages. Un siècle et demi d’économie sociale au Québec : plusieurs configurations en présence (1850-2007), par Benoît Lévesque, 74 pages; Enquête auprès d’entrepreneurs sociaux, Allard et al, 104 pges; Jeunes et économie sociale au Québec en 2006 : Un portrait exploratoire, Bertrand-Dansereau et al, 61 pages; Rapport annuel du Chantier de l’économie sociale, 32 pages.

Je ne reproduit pas ici les petits paragraphes de résumés que la Lettre “PolitiquesSociales.net” nous présente dans le cadre de son dossier sur la question. Une couverture de qualité de l’actualité en politiques sociales.

Dans ce numéro, aussi, un dossier Couple et famille : l’impact sur les carrières, avec 5 documents européens sur la monoparentalité, l’impôt sur le revenu des concubins, deux études longitudinales anglaises sur le travail à temps partiel et la parentalité en début de carrière.

Et beaucoup d’autres choses comme La mondialisation et l’inégalité, 20 ans de libre échange (ce qui est pour l’essentiel la table des matières et des liens vers les textes du dernier numéro de Options politiques.

des sites pour changer le monde

Une référence d’un apôtre qui ne lâche pas : Designing for civil society. NetSquared qui se veut un outil de “remixage du Web pour le changement social”, pointait vers un répertoire de sites Web pour le changement social [En]. Ce site, intitulé Social change websites, fait la liste et le classement de plus de 800 sites dans des dizaines de catégories :  community building, réforme des prisons, pauvreté, santé, personnes âgées, volontariat

Grassroots.org, un autre site d’intérêt, qui offre l’hébergement et certains supports aux organisations d’action citoyenne.

Dans la même veine, du côté du Royaume-Uni : le National Council for Voluntary Organisations, avec sa revue VS .

pas d'écoles mais des centres d'apprentissage

No more school as council opens ‘learning centres’ : À Merseyside, près de Liverpool, on se prépare à fermer toutes les écoles secondaires pour ouvrir des centres d’apprentissage, ouverts de 7h30 à 22h00 où les étudiants (apprenants ?) pourront suivre à leur rythme, suivant leurs intérêts, un programme adapté à chacun d’eux. Un moyen drastique de contrer le décrochage et le désintérêt qui atteint des sommets dans cette région. Une référence de Stephen’s Web.

interaction dans les espaces publics

Une référence provenant de la même source que le billet précédent. Un rapport de la Fondation Joseph-Rountree sur le sujet en titre. Les faits saillants. Le rapport.

As we would expect, there were clear differences in use by age groups, with distinct timetabling of use: « older adults were present in the town centre mainly in the mornings and early afternoon, but strikingly absent almost everywhere by evening.» The researchers found little interaction between generations, particularly between strangers, and ‘a distinct separation’ between the public lives of younger and older people.

«This study emphasises the essential tension in public spaces between the need to ‘live and let live’, and the need to manage and regulate. Successful management needs to involve constant negotiation between the extremes of over-regulation and laissez-faire approaches. Public education, information and involvement are essential to this process. The research suggests the need for some gradation of security, drawing on community support and harnessing the general inclination of people to self-regulate to avoid conflict.» [Via Neighbourhoods].

des quartiers qui changent

J’ai fait cette semaine deux “portraits” des naissances dans les quartiers Rosemont et Hochelaga-Maisonneuve. Je n’ai pas en main les chiffres exacts (je les corrigerai la semaine prochaine en revenant au bureau) mais la tendance est assez lourde pour ne pas se tromper. Alors que ces quartiers étaient encore peu touchés par l’immigration au dernier recensement (surtout Ho-Ma, quartier encore “blanc foncé” en 2001 avec seulement 10% d’immigrants) la tendance s’est accélérée vers la diversité.

mais même avec 10% d’immigants (en 2001), la répartition géographique n’étant pas uniforme, il y avait des secteurs de recensement à plus de 40%, des aires à plus de 60%. ça donne de la texture (de la couleur ?) à une carte…

Dans quelques mois, nous aurons les données du recensement 2006 en termes d’immigration : le 4 décembre prochain, suivant la planif de Stat-Can. D’ici là, les données concernant les naissances peuvent nous donner une petite idée…

Près de 45% des naissances dans le quartier Rosemont, en 2006-2007 (du 1er avril au 31 mars), ont été le fait de mères immigrantes (nées ailleurs qu’au Canada). Dans le quartier HoMa, ce pourcentage est autour de 37%. Je reviendrai lundi prochain avec les détails… Mais si on ajoute le fait que pour près de 15% des mères nées ici, dans Rosemont, le père est immigrant… On peut se demander si la natalité n’est pas le premier objectif visé par les politiques d’immigration !

D’autre part, cette question (l’immigration en croissance), soulevée par des groupes communautaires dans le cadre de la semaine de la famille, pose l’urgence de l’adaptation de notre intervention à une réalité en rapide développement. Intervention des groupes communautaires autant que des services publics.