climat et élections américaines

Trop tard pour que les candidats prennent des engagements ? Malgré une année record de température et de sécheresse, malgré une vitesse de fonte des glaces arctiques qui a surpris même les plus pessimistes, le changement climatique ne semble pas faire partie des préoccupations américaines. À moins que ce ne soient les pétrolières qui étouffent toute prise de position conséquente comme la National Rifle Association empêche tout questionnement intelligent sur la question des armes…

Our two presidential candidates have managed to slog through a summer of campaigning that carried them through the hottest month in U.S. history (July) and across a heartland enduring an epic drought.

As they talked, the Arctic melted at a speed that astonished even the most pessimistic climatologists. But it appeared they somehow hadn’t noticed—it was as if they’d acquired some special weatherproof coating. (…)

Just as the NRA has terrified politicians of talking sensibly about gun laws, so the fossil fuel industry has imposed an effective muzzle on discussions of carbon. [ the daily beast]

Faudra compter sur l’action de la société civile et non sur la société politique pour empêcher le massacre !

It’s simple math: we can burn 565 more gigatons of carbon dioxide and stay below 2°C of warming — anything more than that risks catastrophe for life on earth. The only problem? Fossil fuel corporations now have 2,795 gigatons in their reserves, five times the safe amount. And they’re planning to burn it all — unless we rise up to stop them. [http://math.350.org/]

prendre aux mots

Des outils d’analyse de contenu appliqués tout d’abord, sur le site du NYT, aux discours d’inauguration des présidents américains depuis 1789 ! On y trouve aussi une image de chacun de ces présidents…

Le second site est Capitol Words, qui veut prendre au mot les élus américains ! Ainsi on peut y voir que le mot health a été le plus souvent prononcé  depuis le 4 janvier dernier par les législateurs américains (land, puis public sont les suivants); que Dianne Feinstein a été la plus verbomotrice avec près de 30 000 mots au cours des 60 derniers jours…

une sur quatre

Une jeune américaine sur quatre est infectée d’une MTS. La proportion monte à 50% chez les afro-américaines.

Nearly half the African-Americans in the study of teenagers ages 14 to 19 were infected with at least one of the diseases monitored in the study — human papillomavirus (HPV), chlamydia, genital herpes and trichomoniasis, a common parasite.[The New York Times]

Un échec de la politique d’abstinence promue par l’administration Bush ?

l’autre face de la culture américaine

Les conséquences de la culture du chacun pour soi, de la valorisation du salut par ses propres efforts… typiques de la société américaine sont visibles dans le chaos actuel en Nouvelle Orléans. Quelques articles sur le sujet éclairent d’un angle nouveau la question. Du Globe and Mail, Doug Saunders: Nasty, Brutish — Society’s Net Snaps , du New York Times, Paul Krugman: A Can’t Do Government ou encore, du Boston Globe, Derrick Z. Jackson: Big Oil’s Bigtime Looting . Des citations relevées par cette nouvelle (pour moi) source (mon 43e fil RSS!) The Common Dreams.
De la même source, sur un ton plus humoristique, Une lettre ouverte de Michael More à Georges Bush. Merci Alex.

le fameux système de santé américain

Quand on nous rabbat les oreilles (et placarde les premières pages) avec ces « dangers de mort » que courrent les quelques cas qui attendent trop pour certains traitements au Canada et qui doivent aller se faire soigner aux US…

Le manque de couverture santé provoque 18 000 morts états-uniennes par an (cela équivaut à 6 fois le nombre de personnes assassinées lors du 11 septembre 2001) [The New York Times, 12 janvier 2005 – cité dans « Les Etats-Unis en chiffres« ].

l’autre Amérique, en passant par la France

Chaque jour, les ondes grouillent de messages en forme d’avertissement, de menaces implicites ou explicites, d’invectives rageuses et de haine dirigés contre les voix dissidentes. Et le public reste muré dans son opposition silencieuse et sa peur. […] Qu’en est il de l’opposition politique dans l’antre de cette folie ? Où sont donc passés tous les démocrates ?

Quel bonheur d’entendre un autre point de vue… Tim Robbins, sur le Réseau Voltaire.

Introduction aux archives du mois de mai 2003