coopération et communautés en ligne

Je me préparais à y aller d’un baroud d’honneur… parce que je crois devoir passer à d’autres la responsabilité de sites professionnels dont je me suis occupé bénévolement depuis plus de dix ans. Oui, déjà dix ans. Il est temps, en effet, que la prochaine génération prenne la relève.

Mais j’aurais bien aimé laisser un carré de sable un peu plus dynamique… Ayant quasiment déclaré forfait en ce qui regarde le logiciel installé mais peu utilisable pour l’extranet (entre autre parce qu’il exige tellement d’étapes avant la mise en ligne de nouveaux documents, un processus issu d’un mode de fonctionnement d’équipe logée au même endroit), j’ai fait une xième tentative en installant le logiciel Druppal sur notre site. Ça aura fonctionné quelques temps, mais finalement ça a planté au moment d’installer et certains modules nécessaires au travail en sous-groupes.

Au détour d’un billet de Stephen Downes, je découvre Smartgroups.

Je crée rapidement un espace de travail pour notre regroupement : http://www.smartgroups.com/groups/rqiiac. La francisation de l’environnement est intéressant de bien qu’il faille fonctionner en anglais pour les étapes d’inscription du début. Une offre gratuite comportant différentes fonctionnalités telles liste de courriel, espace de documents, photographies partagées… Je m’apprête à élargir l’expérimentation autour de cet espace quand, tout à coup, je me rends compte que les documents que nous versons dans l’espace partagé ne peuvent comporter d’accentuation dans les noms de fichiers. Vous me direz que c’est une limitation toute relative… C’est vrai. Mais ça a tout de même refroidi mon enthousiasme.

En cherchant autour du concept de extranets, sur Google, je suis arrivé sur quelque chose d’intéressant même si ce n’est pas gratuit : http://rqiiac.squarespace.com/ Ce n’est pas gratuit, mais le prix est abordable, comparativement aux offres concurrentes faites en français. Seul défaut : l’environnement est en anglais. Et puis, qui dit intéressant… dit un peu de complexité, au moins pour le côté gestionnaire. Mais, là, rassurez-vous, rien à voir avec Typo3 !!

Et puis il y a Xavier, de Adverbe, qui pointe vers quelques ressources, dont cet article de Hubert Guillaud sur Animer les territoires électroniques. Et aussi ce livre de Jean-Michel Cornu, disponible in extenso, sur La coopération, nouvelles approches. Des ressources qui devraient, certes, intéresser les futurs webmestres du RQIIAC ! Mais je me demande, et je vais le demander plus directement à Xavier et Hubert : ça n’existe pas un Squarespace en français ??

Publié par

Gilles Beauchamp

Organisateur communautaire dans le réseau de la santé, CLSC Hochelaga-Maisonneuve puis CSSS Lucille-Teasdale, à Montréal, de 1976 à 2012.

5 réflexions au sujet de « coopération et communautés en ligne »

  1. Il faudrait que j’ouvre un compte pour regarder de plus près mais je ne vois pas à, première vue, ce que Squarespace offre de plus qu’un bon petit CMS (CMS Made simple, Pluxml) sur base de logiciel libre.

    Une léger détournement de sa finalité peut aussi transformer des plateforme de blogs comme WordPress ou Dotclear en CMS léger (et même des versions mutualisées en ligne).

    Tour cela avec des interfaces multilingues, dont le français.

    Sinon, il existe des plateformes francophones payantes d’édition de site web, propriétaires, comme siteo.com.

    En matière de gestion de communautés en ligne je suis convaincu que le succès ne réside pas dans l’outil mais dans la qualité de l’animation. Pour l’outil, faire simple est la meilleure manière de s’assurer qu’il sera utilisé.

  2. Merci Xavier,

    Je vais aller voir de plus près ce CMS made simple…. que je n’avais pas vu la dernière fois que j’ai fouillé du côté d’OpensourceCMS.

  3. Je crois que c’est là que je l’ai découvert pourtant. Ou chez Framasoft ?

    Et pourquoi pas un wiki ? C’est vraiment pratique pour partager des documents ou travailler à plusieurs.

  4. J’en ai installé (et essayé) au moins une dizaine, sous Windows comme sous Linux… mais comme la première condition recherchée est de pouvoir travailler en « privé », genre extranet, et idéalement en sous-groupes privés, les wikis – en tout cas ceux que j’ai essayé – n’étaient pas adaptés.

    En fait, si nous avions 25 000$, le logiciel Simplicity, utilisé entre autre par la Banque mondiale pour animer ses réseaux d’entraide, serait idéal. Et qui dit espace d’échanges, dit soutien, administration, formation à l’usage… toutes fonctions qui deviennent lourdes pour des bénévoles, surtout quand l’objectif de la collectivité n’est pas a priori « militant » mais plutôt professionnel (bien qu’il y ait des liens, la profession ayant souvent pour objet de soutenir des réseaux bénévoles et militants… ).

    J’en suis à me demander si nous ne devrions pas nous tourner vers un soutien institutionnel et demander au réseau public (dont nous sommes partie) de nous faire une place dans l’intranet-réseau…

  5. Je puis conseiller eGroupware que j’utilise en Intranet pour une communaute de pratique de plus de 40 personnes et ca fonctionne bien… Outre le fait que ce n’est pas delaisse! Facile a prendre en main et a utiliser. Il est en licence GNU-GPL :

    http://www.egroupware.org/

    cf. :
    http://afup.org/article.php3?id_article=241
    et
    http://www.framasoft.net/article2527.html

    Ce logiciel collaboratif semble avoir un succes grandissant dans l’administration et dans les PME.
    Je connais plusieurs organisation qui l’utilisent.

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