les vrais réseaux sociaux sont complexes

Cette présentation de Paul Adams, auteur de Social Circles, résume bien les limites des logiciels de réseautage actuels : un seul réseau d’amis… alors que dans la réalité chacun d’entre nous gère plusieurs réseaux qui ne communiquent le plus souvent qu’à travers nous : famille, amis du travail, amis de longue date, amis de telle région… Il semble que Google s’apprête à lancer quelque chose qui pourrait respecter ce type de discrimination entre les réseaux. Sera-ce assez pour détrôner Facebook ? Ou si cela incitera plutôt FB à amender son fonctionnement ?

Cette nouvelle me parvenait de cet article sur ReadWriteWeb. Un extrait :

School and work, friends and family, the sacred and the profane; we’ve always been able to communicate different things to different people in different circumstances. Facebook, Twitter and other online social networks have collapsed all those contexts into one big bucket. We speak to our « friends » all at once, no matter what we might want to say to one group of people or another. And thus we often feel less comfortable than we might saying anything at all.

Incidemment, l’auteur de la présentation (The real-life social network) travaille maintenant pour Facebook. Si Adams a quitté Google pour FB, peu après la publication de cette présentation, on peut comprendre la réticence de Google (suivant les derniers ajouts à l’article de RWW) à annoncer ses intentions…

quartiers pauvres mais riches ?

Bien dans mon quartier, bien dans ma tête ? Un colloque à l’hôpital Douglas sur les liens entre l’environnement et la santé mentale. Les media ont tôt fait de conclure de manière plutôt déterministe : Quand le quartier est parsemé de bâtiments décrépis ou abandonnés, que les espaces verts y sont inexistants et qu’y pullulent la restauration rapide et les commerces vendant de l’alcool, la vie y est plutôt déprimante et surtout stressante, voire anxiogène. (article du Devoir)

Pourtant les choses ne sont pas aussi simples. Le fait d’habiter un quartier défavorisé donne aussi accès à certains services, à des ressources qui sont distribuées en priorité dans ces quartiers; les organisations de ces quartiers ont parfois développé une approche, une offre qui veut tenir compte de cette concentration de pauvreté. Ce qui correspond en partie à ce que Small appelle les liens sociaux organisationnels. Dans son étude Unanticipated Gains il examine les relations sociales que nouent les utilisatrices des garderies à New-York et les conditions mises en place par ces services de garde pour soutenir les parents. Un adage dans les milieux de garde américains dit qu’on ne peut prendre soin d’un enfant sans prendre soin de sa famille.
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Facebook et santé publique

pasautorise

Il était prévisible que les outils de communication sociale et de réseautage (Twitter, Facebook, Myspace et autres blogues et RSS) soient aussi mis en oeuvre dans le cadre des campagnes de promotion et prévention ou encore dans les opérations de mobilisation (style H1N1). Voir article de l’American Public Health Association.

Avant que ces avancées soient applicables au Québec, il faudra peut-être que les politiques de restriction de l’accès Web dans le réseau de la santé arrivent au 21e siècle ! Les sites de Facebook et Twitter (de même que les services de courrier hotmail, yahoomail et gmail) sont bloqués par le service technique local alors que l’accès à Myspace l’est par le technocentre national.non accessible

Bienvenue dans le merveilleux monde des technologies des communications !

Heureusement, la formation du personnel dans le contexte de mobilisation contre la grippe A (H1N1) a amené le réseau à reconnaître que certains utilitaires de rendu dynamique (ex: Flashplayer) n’étaient pas utiles que pour « jouer » mais bien aussi pour communiquer… Nous avons eu droit à une mise à jour des navigateurs web à ce niveau !

Pour voir l’utilisation des medias sociaux par le CDC (Center for Desease Control) américain.

Sur le site Pandémie Québec, l’outil pratique le plus proche d’un « widget » : aide à la décision.

Il serait probablement facile (?) d’en faire une version interactive qui deviendrait populaire sur les réseaux tels Facebooks.

ESG 2008

La dernière livraison de Tendances sociales canadiennes porte sur les résultats 2008 de l’Enquête sociale générale, sa 22e itération annuelle. Les réseaux sociaux qui aident les Canadiens à faire face au changement. On y mesure les différents types de changements auxquels font face les canadiens suivant leur âge. Les types d’aide auxquels les gens recourent, les domaines de changements et le caractère positif ou négatifs de ces changements. Les différences hommes / femmes. Le document PDF de 26 pages. Le document en format HTML.

les espaces-logiciels de social networking

Après MySpace, Second Life, Facebooks, qui faisaient suite à Orkut, et autres Friendster… peut-on dire- que l’année 2007 fut celle du web social networking ? Je suis plutôt de l’avis de Kottke : les réseaux fermés (tel Facebook) sont beaucoup moins intéressants que ce que le web actuel peut offrir. Les efforts de certains pour créer un standard de Open social networking pourront peut-être faciliter les échanges et la mobilité des liens et de l’information entre ces réseaux.

Je n’ai pas fini de lire le dossier (et les liens) sur cette question dans la dernière livraison du bulletin du Online community report. La principale utilité que j’ai trouvée jusqu’ici à Facebook, c’est de m’avoir permis de contacter directement plusieurs de mes neveux et nièces à l’occasion des fêtes !

aussi : Wired : Slap in the Facebook

amis plutôt que famille ?

Une étude australienne, citée par la télé anglaise (BBC) note que les personnes âgées ayant un plus grand réseau d’amis vivent plus vieux que celles qui en ont moins… Les relations avec la famille ne semblant pas avoir le même effet de longévité. Mais comme beaucoup de ces croisements statistiques on ne peut jamais savoir si on parle de la cause ou de la conséquence : n’est-ce pas la vitalité accrue qui explique le plus grand réseau d’amis, et donc plus de longévité plutôt que l’inverse ?

BBC news this morning reports on an Australian study on the relative benefits for older people of strong family networks versus strong friendship networks. It seems to confirm what we already know about the health benefits of friendship networks, but questions family support by comparison.

« It was found that close contact with children and relatives had little impact on survival rates over the 10 years. However, those with the strongest network of friends and acquaintances were statistically more likely to be alive at the end of the study than those with the fewest. This was evident even if the person had been through major changes such as the death of a spouse or close family members, and the relocation of friends to other parts of the country. »

Une référence de Kevin Harris qui cite aussi un article du Guardian sur le même sujet.

D’autres études longitudinales sur le vieillissement.