j’ai succombé…

Depuis que mon portable a rendu l’âme — après une agonie qui aura duré la moitié de sa vie ! — je reluquais du côté de l’iPad… recherchant avant tout la portabilité. Mais après avoir tenté d’écrire une phrase (en français, c’est à dire avec des accents) sur le clavier virtuel d’un iPad, j’ai déchanté : pour taper une lettre accentuée il vous faut marquer une légère pause au dessus du e (ou du a…), le temps que les lettres de substitution apparaissent, afin de pouvoir d’un mouvement subtil du doigt choisir le caractère (é, è, ê, à) désiré.

Le MacBook Air, dans sa version 11,6″ me permet d’avoir la portabilité (1 kg), la maniabilité d’un vrai clavier, un écran brillant (c’est un  Mac !) et une puissance suffisante pour le  travail en ligne (courriel, carnet…), et même la correction d’un document InDesign. Avec 128 Gb d’espace de stockage et 2 Gb de mémoire de travail, je ne remplacerai pas mon ordinateur de bureau mais ce sera un complément tout ce qu’il y a de performant, et sans avoir besoin d’un sac à dos pour le transporter !

Pour une fois que j’ai un gadget dont Pisani rêve encore ! En fait c’est la critique sévère, suivie du commentaire positif de la part de Dave Winer qui m’ont sans doute le plus influencé. Même si je suis prêt à l’admettre… je n’avais pas besoin qu’on me pousse très fort.

beauté typo

UrbanBike (malgré son nom, c’est un blogueur français), me fait découvrir cette perle de sagesse typographique et d’humour.  Vous avez déjà tenté de composer un dialogue, entrecoupé d’incises reflétant le discours du narrateur ? Il faut lire Signalétique du dialogue !

Quand devrait-on utiliser le tiret sur cadratin (—) ou semi-cadratin (–) à la place du vulgaire trait d’union (-) ? La métaphysique du tiret vous éclairera certainement.

système américain

Encore une fois en discutant cet après-midi je me suis demandé laquelle des deux chambres (Sénat ou Chambre des représentants) comprenait 100 élus… Il s’agit du Sénat, représentant les États confédérés, à raison de deux sénateurs par État. La Chambre des représentants, quant à elle, avec ses 435 élus, représente les citoyens américains.

Je crois que je vais m’en souvenir maintenant : la Chambre des représentants est la plus nombreuse, la plus représentative…

neurosciences et liberté

Le débat sur la nature de l’esprit humain entre les déterministes-réductionnistes et les tenants d’autre chose (dualistes nouveau genre ?) a remplacé, poursuivi l’ancien débat dualiste / monistes ou encore idéaliste / matérialiste. Mais, à part remplir les étalages des libraires de parutions érudites, quels sont les enjeux de tels débats ? Cela fera-t-il vraiment une différence que l’une ou l’autre tendance l’emporte ? En fait les positions radicalement opposées sont souvent le fait de procédés rhétoriques : il a toujours été plus facile de valoriser son point de vue quand celui de l’adversaire conduit le monde au cataclysme !

Mais les méchants ne sont pas toujours ceux qu’on pense. Ainsi le caractère profondément dualiste, imposant une séparation essentielle entre le corps et l’esprit, du point de vue de Descartes, qu’on a critiqué avec raison, aura sans doute été le plus grand contributeur, facilitateur du développement de la position matérialiste / scientifique d’aujourd’hui : en isolant de manière quasi étanche le monde de la matière de celui des idées, de l’âme, cela aura permis de dégager l’expérimentation scientifique de la tutelle de l’Église et ainsi facilité le développement rapide des sciences et de la position matérialiste-moniste. (suite sur la page Neurosciences et liberté – I)

performance de santé

En furetant sur le site du Commissaire à la santé et au bien-être, j’ai trouvé cette étude, datant de l’époque où le Conseil de la santé et du bien-être préparait l’arrivée du Commissaire. Intitulée Un cadre d’évaluation globale de la performance des systèmes de services de santé: Le modèle EGIPSS (pdf 2 Mo), les auteurs (François Champagne, André-Pierre Contandriopoulos, Julie Picot-Touché, François Béland, Hung Nguyen) examinent et comparent les cadres d’évaluation et indicateurs utilisés par l’OMS, l’OCDE, la Grande-Bretagne, les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada…

S’appuyant sur la théorie de l’action sociale (empruntant à Parsons, Friedberg, Rocher et Bourdieu et Wacquant) ils proposent un modèle intégrateur de la performance organisationnelle.

Cette théorie de l’action sociale précise les quatre fonctions essentielles qu’une organisation doit constamment maintenir pour survivre :

1- Une orientation vers les buts. Cette fonction est liée à la capacité de l’organisation d’atteindre des buts fondamentaux. Pour une organisation publique de santé, il peut s’agir de l’amélioration de l’état de santé des individus et de la population, de l’efficacité, de l’efficience, de l’équité et de la satisfaction des divers groupes d’intérêt. Continuer la lecture de performance de santé

cognition incarnée

Embodied cognition, que l’on traduit en français par cognition incarnée, c’est dire que la cognition, ou les mécanismes de la pensée ne sont pas limités ou enfermés dans les seules limites du cerveau. Certains poussent cette « incarnation » jusque dans la culture, l’environnement. D’autres insistent plutôt sur les racines corporelles, en plus du cerveau, pour expliquer les mécanismes de la pensée.

On s’éloigne, de plus en plus et heureusement, des conceptions toutes cérébrales de la pensée, pour redonner à la conscience son fondement en émotions, en animalité. Antonio Damasio, dont les recherches ont montré cette nécessaire présence de l’émotion pour asseoir, appuyer la décision même la plus logique, publie ces jours-ci un nouveau bouquin, Self Comes to Mind.  Jonah Lehrer présente ici l’auteur et lui pose quelques questions sur son blogue, Frontal Cortex.

Le débat fait rage, semble-t-il… ce qui me fait découvrir ce blogueur philosophe, et ce blogue de philosophes… qui m’apprend que les éditions Ithaque viennent de publier : L’esprit conscient : À la recherche d’une théorie fondamentale, une traduction de The conscious Mind: In Search of a Fundamental Theory, l’ouvrage majeur de David Chalmers.

médecins de famille ? vraiment ?

La campagne que mène actuellement la FMOQ pour dire aux Québécois qu’ils sont deux millions à ne pas avoir de médecin de famille est odieuse. Tout d’abord, si on offrait à tous les Québécois la possibilité d’avoir un médecin, tous ne répondraient pas… car une bonne partie des jeunes, et de moins jeunes, en bonne santé, n’y verraient pas d’intérêt. À tort, vous croyez ? Pas dans l’état actuel de la médecine-maladie. Peut-être un jour, quand les médecins seront entourés d’équipes multidisciplinaires aptes à soutenir des jeunes en phase de croissance… compétentes et équipées pour répondre aux questions que se posent les jeunes dans leur évolution vers la maturité… ou d’autres personnes qui n’ont pas de problèmes aiguës mais pourraient profiter de conseils et d’accompagnements.

De donner ainsi l’impression que tous ont le même besoin, c’est grossir artificiellement les chiffres et c’est passer sous silence ou réduire l’importance et les besoins urgents des personnes avec maladies chroniques ou des femmes enceintes qui pourraient sans doute être mieux servies par une meilleure organisation des services. La valorisation de la médecine familiale est une bonne chose. Mais dans le contexte actuel où les médecins spécialistes gagnent plus de 50% de plus que les médecins de famille (comme on le souligne dans le vidéo) et que ces derniers continuent d’être payés à l’acte (ça, on le passe sous silence), pour l’essentiel, je vois mal comment interpréter la campagne de la FMOQ comme autre chose qu’un exercice démagogique dans un effort de négociation salariale. Continuer la lecture de médecins de famille ? vraiment ?