carpe diem

David Dayden soulignait avec ce graphique comment la crise actuelle allait faire, fait déjà des gagnants…

Ce à quoi répond Next System Project : ” Il sera essentiel d’offrir des contre-propositions favorisant l’acquisition sociale des entreprises en difficulté – reprises par les travailleurs, par les communautés, ou le public – si on ne veut pas que l’économie soit en core plus qu’avant aux mains des vautours de l’équité privée.

En effet, beaucoup d’entreprises en difficultés se feront racheter par les “grandes poches” qui n’auront d’autre idée que de rationaliser, optimiser et créer de grandes entreprises profitables pour de grands marchés qui seront d’autant plus fragiles lors de prochaines crises. C’est l’occasion de soutenir la mise en oeuvre d’alternatives à cette appropriation à rabais : coopératives de travailleurs, rachats communautaires ou acquisitions publiques.

Par ailleurs le “marché de l’emploi” et le marché capitaliste en général n’est pas composé que d’entreprises exemplaires en savoirs-faire et en produits de qualité… beaucoup de ces entreprises vivaient “à la limite de la rentabilité”, et ce n’était pas toujours la faute des banques ! La clientèle n’était pas au rendez-vous parce que le produit n’était pas satisfaisant… Aussi le soutien aux entreprises en difficulté ne devrait pas se passer d’une évaluation sérieuse de la valeur des acquis et du potentiel.

En fait il devrait y avoir des décisions et des orientations conscientes à dimension éthique : privilégier les secteurs à bas carbone et à valeur éducative ou roborative élevée. Soutenir le développement d’alternatives aux vacances à l’étranger : circuits locaux de découverte, d’activités, d’hospitalité couplés à des circuits régionaux de transport. Et des entreprises de rénovation et de mise aux normes climatiques des logements; des équipes volantes de formation à l’utilisation des outils de télécommunications (cartes de paiement électronique, interfaces d’utilisation des services gouvernementaux…); des entreprises de transport et livraison locales, pour les commerces locaux; des réseaux d’inclusion, d’accompagnement et de soutien aux personnes isolées, frêles ou malades…

Les programmes de compensation aux chômeurs et travailleurs qui perdront des heures ou des emplois ne pourraient-ils être expérimentés ou réfléchis dans le cadre d’un éventuel programme de revenu garanti ou minimum ? Une avenue d’autant plus nécessaire que la “remontée” sera plus longue et la crise profonde. Le soutien aux travailleurs et travailleuses qui migreront d’un secteur à l’autre dans le contexte d’une transition écologique et économique est un élément crucial pour une transition rapide et profonde.

Comme le dit Jacques Attali dans un billet récent, Que naîtra-t-il ? : « Chaque épidémie majeure, depuis mille ans, a conduit à des changements essentiels dans l’organisation politique des nations ». Ou encore :

Produire autrement, avec une division géographique du travail beaucoup moins dispersée et fragile. Et, en conséquence, promouvoir un tout nouveau mode de croissance, et de nouveaux secteurs économiques jusqu’ici, pour certains, négligés. Surtout ceux de la santé et de l’éducation, dans toutes leurs dimensions.

La pandémie permettra peut-être de comprendre que seul vaut le temps. – Jacques Attali

P.S. Je ne suis pas sûr que mon utilisation du fameux “Carpe diem” soit judicieuse ? Selon Wikipedia, “savourer le présent qui nous est donné (sans toutefois récuser toute discipline de vie) dans l’idée que le futur est incertain et que tout est appelé à disparaître“. Mais, bon. L’idée étant que les “vautours” ne se priveront pas de saisir toutes les bonnes affaires qui se présenteront… à “nous” de profiter de l’occasion pour favoriser les changements qui s’imposent pour ne plus revenir en arrière.

Difficile de parler d’autre chose…

Par définition une crise de santé publique, comme une période de guerre, chamboule toutes les habitudes, fait taire les vieilles chicanes et conflits politiques pour mobiliser et unir les efforts autour d’une direction concertée, centralisée. L’ennemi est clair, la stratégie fait consensus… ou presque. Nous avons la chance, au Québec, d’avoir un niveau élevé de confiance dans les institutions et les leaders en place. Nombre de fois j’ai entendu (ou lu) des non-caquistes souligner le « bon travail » accompli par le premier ministre Legault. Le dernier sondage Léger-Le Devoir donne 85% d’approbation pour le premier ministre québécois. Il y a clairement un abaissement du niveau critique devant un danger reconnu comme réel et autour de mesures reconnues comme nécessaires ou utiles. Il faut faire front commun, et si le niveau de critique s’abaisse à l’endroit de la direction collective, il s’élève et peut devenir agressif à l’égard des resquilleurs et des comportements égoïstes ou écervelés qui mettent en danger la collectivité.

« Il n’y a rien de pire que de gâcher une bonne crise. »

Qui a dit ça ? Peu importe, ce qu’il voulait dire c’est que les périodes de crise sont des moments propices aux changements, aux ruptures, aux innovations. Il faut saisir l’occasion de changer des processus ou des habitudes, des manières de faire (ou de compter?) que nous savions devoir changer. Le télé-travail, qu’on expérimente actuellement de manière plus poussée que jamais, peut être vu à plus long terme comme une contribution à l’atteinte des objectifs de carboneutralité. La relation par courriel entre médecin et patient, essentielle à une gestion du risque et des déplacements pourrait devenir la signature, le privilège de la relation avec son médecin de famille. La reconnaissance du travail accompli par les éducateurs, qu’on se trouve à remplacer temporairement, avec les moyens du bord… et dont on mesure tout à coup l’immense talent et l’incommensurable dévouement. 

Mais, diront certains, tout le monde est chamboulé, boulversé, déstabilisé… c’est peut-être pas le temps d’établir de nouveaux standards ! Oh que si !! Comme le rappelait ce matin Francine Pelletier dans Le Devoir, « On l’a vu après chaque grand conflit où des mesures d’exception sont ensuite devenues la règle. Pensons aux femmes dans les usines en 1939. »

Cependant, pour établir de nouvelles règles, il faut commencer par s’abstenir de tout investir nos ressources, notre marge de manoeuvre dans le sauvetage des anciennes règles. Il faut profiter du recul obligatoire qui nous est offert pour se demander, enfin : “Est-ce bien essentiel que je puisse faire le tour de la boule une fois par an pour aller me faire dorer la couenne quelques jours ?” Avant d’investir des milliards, comme s’apprête à le faire notre voisin du sud, le clown en chef, pour sauver les pauvres compagnies aériennes.

N’est-il pas temps de se demander pourquoi les pandémies se succèdent à un rythme de plus en plus soutenu ?

Contre les pandémies, l’écologie. Sonia Shah, Le monde diplomatique. Voir aussi : Coronakrach.

Les bourses ont déjà perdu 30%, et les faillites en cascade dues aux décisions récentes de fermetures et de réduction d’activité n’ont pas encore été prises en compte… Le fonctionnement “à flux tendu” de nos économies, sans stockage ni provisions, s’avère bien fragile lorsque les chaines internationales d’approvisionnement hoquettent.

For decades, individual firms’ relentless efforts to eliminate redundancy generated unprecedented wealth.

Will the Coronavirus End Globalization as We Know It?, Foreign Affairs

Parlant de flux tendu, si les gouvernements décident d’assouplir les dates de remise des impôts et prélèvements fiscaux, qu’en est-il des compagnies de crédit ? Les dûs sur les cartes de crédit seront-ils facturés à des taux de 20% comme d’hab ? Une cascade de faillites est aussi à prévoir de ce côté.

Pour terminer sur une note plus gaie, la réduction des pressions sur l’environnement est déjà visible : les canaux de Venise montrent une eau claire ; les dauphins reviennent au port, en Sardaigne;

La pollution dans ses différentes formes atteindra sans doute des minima dont nous devrions prendre note précieusement, consciemment. Ce sont des seuils de stress et de pression sur l’environnement que nous voudrons ramener à l’avenir, mais de manière ordonnée et planifiée. Comme l’expliquait bien Philippe Bihouix, le “décalage des points de référence” empêche les générations de prendre vraiment conscience de la détérioration drastique de notre monde.

« les scientifiques prennent comme point de référence l’état des stocks et la composition en espèces qu’ils connaissent au début de leur carrière ; quand une nouvelle génération démarre, les stocks ont décliné et le point de référence s’est donc décalé (107). Ce concept peut être appliqué à l’environnement (on parle alors d’amnésie environnementale : les enfants ne s’affolent pas du manque de papillons, ni les Grecs de l’absence de lions…). Mais surtout, généralisé à tous les domaines »

Jusqu’où le monde peut-il s’éroder ?, in Collapsus : Changer ou disparaître ? Le vrai bilan sur notre planète.

Comment profitez-vous de cette brisure dans les habitudes pour faire avancer certaines transformations souhaitables de nos habitudes et manières ? Une formation pour une utilisation plus poussée (et positive) des médias sociaux ? Le développement de services de livraison à domicile pour les ainés et personnes fragiles ?

développement local et rural

La passion du rural, tel est le titre des deux volumes. Un texte fourni de 500 pages, le premier tome de cette somme de Bernard Vachon qui a été promoteur et formateur de développement local en milieu rural. Sur cette page on retrouve le premier volume et les 7 premiers chapitres du second volume. Le huitième doit être déposé le 6 août prochain.

Le moment semble bien choisi de faire un retour sur ces dernières décennies de développement local intégré même si ça ne s’appelait pas comme ça encore. Moment choisi en ce qu’on semble prêt à jeter les efforts et programmes de santé publique qui ont repris, en partie, les leçons et visées de ces programmes pionniers qui se sont appelés développement local, développement social, développement territorial intégré, développement social urbain, développement des quartiers… (voir Les soins avant la prévention, La santé publique écope de compressions budgétaires)

Quoi de plus facile en effet que de se départir de programmes qui ne portent fruits qu’à long terme, et à travers des actions partagées, des efforts coordonnés et conjoints… desquels il est difficile de tirer des statistiques probantes et propres à l’action de telle intervention dans telle mesure partie de tel programme. Engager quelques infirmières de plus en lieu et place d’organisateurs et d’agents de développement qui agissaient à la frontière, en relation avec des forces autonomes et indépendantes de l’institution… Certains penseront, même s’ils ne le diront pas souvent, que la partition du communautaire et de l’institutionnel est une bonne chose, clarifiant les enjeux, distinguant enfin le communautaire du réseau public.

Et pourtant, il faudra toujours des passeurs entre les systèmes et réseaux (voir, même si c’est un document de 1991, Entre l’institution et la communauté, des transactions aux frontières – pdf) . Et s’il n’y en a pas ou plus dans le réseau public, c’est qu’ils seront dans le réseau communautaire. Moins d’influence directe à l’intérieur du réseau public, cela promet des négociations plus dures et des contrats plus instrumentaux. Moins de respect pour l’approche et la mission “globale” des organisations communautaires et plus de comptabilité de clientèles et d’actes.

 

santé mentale des jeunes

Kirby, l’ex-sénateur champion de la santé mentale (rapport Kirby De l’ombre à la lumière, 2006) persiste et signe. Il propose aux provinces et au fédéral d’investir l’équivalent de la protection offerte aux employés du secteur public (et privé syndiqué) : huit sessions pour faire face à des problèmes psychologiques, comportementaux. Une intervention ciblée sur les jeunes (moins de 25 ans ?) qui permettrait d’éviter que les problèmes s’approfondissent, deviennent chroniques…

Est-ce beaucoup attendre d’interventions courtes ? Oui, sûrement. Mais investir 500 millions $ pour alléger un fardeau qui se chiffre à 50 milliards $ par an, ce n’est pas exagéré. Ce serait même minimal et signe de bonne gestion. Par ailleurs, sur cette même page du Globe and Mail, où Picard nous présente cette initiative de Michael Kirby,  un article signé Adriana Barton résume les résultats du U.K Millenium Cohort Study à propos des comportements des enfants de 3, 5 et 7 ans à l’heure du coucher.  Il semble que les capacités d’atteindre une routine et une heure régulière de coucher soient liées à plus qu’à la capacité des parents à discipliner leurs enfants. Les capacités d’auto-contrôle des enfants sont en jeu. Difficultés qui se manifestent aussi durant le jour, ce qui pourrait expliquer les comportements agressifs observés chez ces enfants. Des difficultés qui sont cependant maitrisables grâce à l’acquisition de compétences (skills) autour du rituel du coucher.

On imagine assez facilement que des psycho-thérapeutes répondent à ces demandes de parents en détresse, ou ayant simplement besoin d’un coup de main de quelques semaines… Est-ce que la “boite noire” de la consultation clinique individuelle (ou familiale) est la seule réponse possible devant ces problèmes fréquents ? Ou si l’éducation, les interventions collectives (garderies, CPE, CLSC, école…) ne devraient pas compter aussi dans la stratégie d’action pour améliorer la santé mentale des jeunes ? Cinq cents millions pour le Canada (propose Kirby) cela donnerait 125 millions au Québec… assez pour couvrir les consultations psycho-thérapeutiques des jeunes et soutenir quelques programmes publics de promotion, éducation et prévention.

perturbateurs endocriniens

Une réflexion stimulée récemment par la parution de ce rapport sur les perturbateurs endocriniens. Les risques à long terme liés à l’utilisation à grande échelle de produits chimiques à effets endocriniens sont encore peu étudiés et compris.

disruptorLe Global assessment of the state-of-the-science of endocrine disruptors. Pour voir la méthodologie utilisée.

Évidemment lorsqu’on permet au tout venant d’inventer des formules et des produits chimiques interactifs, ayant un effet sur les systèmes endocriniens et reproductifs des êtres vivants (humains, animaux, végétaux ?), sans même être obligé d’en décrire les composantes… on peut s’attendre à quelques ratés.

Il faudrait standardiser, sécuriser les contenants, enveloppes et autres supports physicochimiques de distribution de masse. Ce serait réduire le risque, mais probablement augmenter le coût… À moins que la standardisation n’implique une réduction drastique du coût de remplacement de la méthode “non standard”. Par ailleurs, standardiser aujourd’hui en établissant des normes minima revient à réduire le champ de l’innovation au nom de la réduction des risques. Comme on a interdit les produits à base de plomb… même si ce matériau avait d’excellentes qualités plastiques et chimiques.

Un principe de précaution nous ferait réduire la vitesse* à laquelle de nouveaux produits chimiques sont proposés et distribués globalement. Tout en consacrant un effort important à soutenir la circulation des produits en fournissant une liste de supports compétents chimiquement acceptables. Établir des recettes, des procédés industriels jugés acceptables implique qu’on puisse en vérifier l’application sur le terrain. Un ou des corps de contrôle aptes à punir les contrevenants et les pressions mafieuses. Des corps de certification reconnaissant à des organisations industrielles la compétence de produire certaines matières synthétiques en certaines quantités.

* Réduire la vitesse, c’est presqu’aussi sacrilège que de parler de réduction de la croissance !

Mais on parle de centaines de milliers de produits chimiques actuellement sur le marché. Dont on n’a pu évaluer la toxicité que de la pointe de l’iceberg. Faudra-t-il “oublier” la partie immergée de l’iceberg ? Ou ne faut-il pas plutôt la réduire… à la moitié, au tiers, au cinquième de ce qu’elle est actuellement ? Ce qui serait normal et attendu d’un processus de standardisation, qui choisit le composant chimique le plus sûr et accessible pour atteindre un ensemble de fins.

Mais ce n’est pas ce que propose le rapport sur l’état de la science des perturbateurs endocriniens : plus d’études, des données plus fiables… le refrain habituel, quoi. Pourtant, même une faible évidence (weak evidence) est une évidence, non ? Et si l’effet négatif sur la santé des humains n’est pas aussi évident que sur la faune et les écosystèmes naturels (wildlife), c’est sans doute que la « vie sauvage » est plus fragile, plus diversifiée que celle dans les cités humaines… où l’intensité des interactions biochimiques liée aux plastiques et autres produits synthétiques est en partie masquée par un système immunitaire déjà assailli par la seule densité populationnelle.

« the incidence of cryptorchidism and hypospadias may show similar geographic variations to the incidence of testicular cancer.

Worldwide, despite large expenditures of money, time, and effort, comparable data sets for assessing exposures to EDCs for humans or wildlife are not available.

Although it is clear that certain environmental chemicals can interfere with normal hormonal processes, there is weak evidence that human health has been adversely affected by exposure to endocrine active chemicals.

[L]aboratory animal studies have indicated that early life stages may be especially sensitive to the effects of EDCs (…) the evidence that wildlife have been affected adversely by exposures to EDCs is extensive. » Extraits du rapport Global assessment…

 

territoires et développement social

Il est intéressant de constater que les parutions récentes sont souvent disponibles en format numérique (PDF ou EPUB) pour environ la moitié du prix du format papier. Enfin !

Ces trois titres rendent compte d’initiatives locales visant le développement territorial, la santé ou encore la lutte à la pauvreté.

innovationsocialeterritoire

Innovation sociale et territoire tente une approche panoptique du territoire qui relierait les différentes disciplines (géographie, urbanisme, économie, sociologie) qui l’étudient. Des articles sur des initiatives de certains Offices municipaux d’habitation, sur la spatialité et le maintien à domicile, sur l’économie sociale en contexte de mondialisation, sur le développement régional et les relations industrielles… et d’autres plus généraux, sur l’innovation sociale ou la démocratie participative.

initiativeslocalespauvrete

Initiatives locales et luttes contre la pauvreté et l’exclusion propose une analyse de 10 initiatives, dans trois régions du Québec (Montréal, Saguenay Lac-Saint-Jean et Bas-Saint-Laurent), identifiant les types de leadership, les acteurs mobilisés et stratégies déployées. Un beau tour d’horizon d’une diversité de projets innovants.

 

construire-lespace-sociosanitaire1

Construire l’espace sociosanitaire résume un ensemble d’expériences et de recherches en matière de “production locale de la santé”. Il s’agit de pratiques circonscrites au domaine de la santé publique, c’est-à-dire que les pratiques du réseau de la santé qui ont lieu dans les cliniques médicales, les hôpitaux, les laboratoires et pharmacies ne font pas ou peu partie de l’espace sociosanitaire décrit. Malgré ces limites, ou peut-être grâce à elles, le recueil comporte plusieurs textes intéressants, notamment une belle introduction à la théorie de l’acteur-réseau, une discussion sur les multiples sens du concept de communauté, une brillante analyse situant une action locale dans le cadre de planifications centralisées, ou encore une mise en perspective de différentes théories de l’acteur (stratégique, théâtral, réseau, communicationnel, historique, réflexif) appliquée à l’expérience de planification-développement dans le quartier Villeray de Montréal. Des textes qui rendent compte des travaux de recherche de la Chaire Approches communautaires et inégalités de santé.

un blog de santé publique

En faisant rapidement le tour des quelques 250 flux RSS auxquels je suis abonné, pour en produire une liste un peu moins personnelle, un peu plus serrée autour du mandat de l’observatoire populationnel que je m’apprête à passer… j’ai noté le travail sérieux réalisé par Antoine Flahault, directeur des Hautes études en santé publiques. Dans un de ses derniers billets, il souligne à quel point les systèmes de prescription assistés par ordinateur sont encore très “bruts”, très ennuyeux à utiliser. Pourtant ce n’est pas, me semble-t-il, parce qu’ils ont été mal payés !

Dans cet article du 30 mars dernier intitulé Culture et santé publique, l’auteur pointe vers ce document des Pays-Bas où les habitants sont incités à faire du vélo et protégés du trafic automobile par un maillage dense de voies réservées et sûres (pdf). Je ne peux m’empêcher de repenser à ce rêve que je caresse depuis 2000, d’une piste vélo qui suivrait les voies ferrées, à l’abri du trafic automobile, permettant de joindre une dizaine de quartiers de Montréal.